RSF : liberté de la presse ou propagande US ?

Publié le par benedicte

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RSF : liberté de la presse ou propagande US ?


Plusieurs blogs amis ont relayé l'appel de RSF (Reporters Sans Frontières) pour une journée internationale de la liberté sur internet ... toutefois cette organisation n'est pas exactement ce qu'elle prétend être.
L'UNESCO a retiré son patronage pour l'opération concernée. Les financements de RSF sont troubles, ses prises de positions et ses oublis partisans (voir articles ci-dessous)
.
Quand à sa défense de la liberté de l'information très relative, son président
Robert Ménard écrit : "[...] nous risquons de mécontenter certains journalistes, des nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique."
"nous avons décidé de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse en Bosnie ou au Gabon et les ambiguités des médias algériens ou tunisiens...mais de ne pas nous occuper des dérives françaises."
extrait du livre "Ces journalistes que l'on veut taire" chez Albin Michel. Rapporté par l'hebdomadaire français Marianne du 5 au 11 Mars 2001, page 9 (source Wikipedia)

Il semble que RSF soit surtout devenu un relai de propagande et de désinformation utilisé par les Etats-Unis à destination des populations européennes.
Il semble également que seulement 7% des fonds reçus servent à la défense des journalistes, le reste ? Alors avant de les subventionner ou de prendre pour argent comptant leurs informations, renseignez vous ... et oui je sais, on ne sait plus à qui se fier !


 

Logo_voltaireNet.jpgRSF pris en flagrant délit de manipulation par l’UNESCO  
14 mars 2008

L’UNESCO a retiré son patronage à la Journée pour la liberté sur internet, organisée par Reporters sans frontières (RSF). Cette décision a été motivée par la nième manipulation à laquelle s’est livrée la célèbre organisation prétendument non-gouvernementale en utilisant le logo et l’autorité de l’UNESCO pour donner du crédit à des informations mensongères et déséquilibrées visant à stigmatiser des États opposés aux États-Unis.

Communiqué de l’UNESCO :
« L’UNESCO réaffirme son soutien à la liberté d’expression sur internet mais elle se voit contrainte de retirer son patronage après la publication par RSF d’informations qui vont à l’encontre des arrangements passés entre les deux organisations à propos de cet événement.
Suite à une demande de RSF, présentée par le biais de la Commission nationale française pour l’UNESCO, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, dans une lettre du 22 février 2008, a accordé le patronage de l’UNESCO à cette journée internationale. La lettre indique clairement que l’Organisation ne peut « s’associer à la réalisation des activités envisagées à cette occasion » par RSF.
Dans sa communication relative à la journée, RSF a publié des éléments concernant un certain nombre d’États membres de l’UNESCO, éléments dont l’Organisation n’a pas eu connaissance et qu’elle ne peut reprendre à son compte. Le logo de l’UNESCO a été utilisé d’une façon qui laissait penser que l’Organisation soutenait l’information présentée.
L’UNESCO a clairement pour mandat de défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Pour ce faire, elle utilise les canaux et les lieux de discussion qui sont ceux d’une organisation intergouvernementale de la famille des Nations Unies, dans le respect de la souveraineté de ses 193 États membres. Ainsi, l’UNESCO a été à l’avant-garde du débat sur la liberté d’expression sur internet lors du Sommet mondial sur la société de l’information, organisé par les Nations Unies, et elle continue de l’être via le Forum sur la gouvernance de l’internet, un dialogue mené actuellement par les Nations Unies sur l’avenir d’internet.
 »


 

logo_oulala.gifRSF et les douze salopards
samedi 15 mars 2008, par Maxime Vivas

Le 12 mars 2008, le directeur de la Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix de l’UNESCO (organisation de l’ONU pour l’éducation, les sciences et la culture), a notifié en termes diplomatiques que l’UNESCO retirait son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet, organisée par Reporters sans frontières.
Il s’agit là d’un refus cinglant de s’associer aux activités envisagées par RSF, dont l’UNESCO « n’a pas eu connaissance et qu’elle ne peut reprendre à son compte », assorti d’une dénonciation de l’utilisation abusive « du logo de l’UNESCO ».
RSF en tribunal de l’inquisition.
Selon l’agence Prensa Latina citant des sources diplomatiques de l’ONU, la conduite de RSF n’est pas conforme au positionnement de l’UNESCO ; elle démontre son intérêt pour le sensationnalisme et son objectif de s’ériger en tribunal de l’inquisition contre des nations en voie de développement.
Toujours selon l’agence, des diplomates de l’ONU, qui ont demandé à conserver l’anonymat, tiennent pour définitive la rupture des relations avec RSF. l’UNESCO exclurait « tout type de collaboration dans le futur ».
Bizarrement, ont confié les diplomates, la liste noire de RSF ne compte aucun pays occidental, mais seulement des pays du Tiers monde.
Incroyable partialité.
S’il fallait donner un seul exemple de l’incroyable partialité de RSF, prenons celui-ci : ( ... )  


 

Logo_voltaireNet.jpgQuand Reporters Sans Frontières couvre la CIA 
par Thierry Meyssan le 25 avril 2005

Reporters sans frontières jouit, en France, d’une honorable réputation, tandis que des médias latino-américains l’accusent d’être à la solde de la NED/CIA. L’association collecte plus de 2 millions d’euros par an auprès du public français pour venir en aide aux journalistes opprimés dans le monde. En réalité, seulement 7 % du budget général de RSF est affecté à sa mission principale. La véritable activité de l’association, depuis qu’elle a conclu un contrat avec l’officine d’Otto Reich, c’est la lutte contre les régimes progressistes latino-américains (Cuba, Haïti, Venezuela). (…)
Or, l’activité concrète de Reporters sans frontières est très éloignée de ce que les donateurs croient financer. Le fonds d’assistance aux journalistes opprimés, c’est-à-dire le paiement des honoraires des avocats des journalistes emprisonnés, le soutien matériel à leurs familles, le développement des Maisons des journalistes, tout cela qui représente le cœur de l’activité officielle de l’association et la raison de la générosité du public ne reçoit que... 7 % du budget général ! Vous avez bien lu : pour 1 euro donné pour les journalistes opprimés, seuls 7 centimes arrivent à destination.
Où passe donc le reste ? ( … ) 



 

logo_oulala.gifL’argent de RSF intrigue le Médiateur européen 
(L’UNION EUROPÉENNE SUR LA PISTE DES SUBVENTIONS VERSÉES À RSF)  jeudi 23 août 2007, par Maxime Vivas

Rappelons les faits.
En 2003/2004, l’Union européenne (UE) a octroyé 1 293 303 euros à RSF.
Le 1er février 2005, Reporters sans frontières a adressé une lettre publique comminatoire au Président de l’Europe l’adjurant de l’aider à provoquer une « transition démocratique » à Cuba. L’expression « transition démocratique » est utilisée par l’Administration Bush pour signifier : liquidation du gouvernement cubain et gestion de l’île sous protectorat US.
RSF énonçait des prescriptions précises : « Il nous paraît indispensable que l’UE apporte son soutien aux agences de presse indépendantes, ainsi qu’aux organisations de syndicalistes, de bibliothécaires, médecins, économistes, etc. »

On voit là que RSF balaie pratiquement tout le champ politique en préconisant d’intervenir dans les systèmes médiatique, social, culturel, médical, économique, ainsi que dans le sibyllin « etc. ».
« Etc » ? Si l’on en croit Nestor Baguer, journaliste « dissident » cubain longtemps appointé par RSF et recruté à La Havane par Robert Ménard en personne (qui apprendra trop tard que c’était un agent de la sécurité cubaine), RSF s’intéresse aussi à une possible dissidence dans la police et dans l’armée.
Bref, sous couvert de la défense des journalistes dans le monde, RSF mène-t-elle des actions factieuses avec l’argent de l’Europe, cette dernière n’ayant jamais inscrit dans ses objectifs le renversement d’un gouvernement qui ne représente aucune menace pour elle et avec qui elle entretient des relations diplomatiques normales ? ( ... ) 

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ciboulette 16/03/2008 08:57

En relayant le message, je n'ai personnellement focalisé que sur le contenu du message et non pas sur le porteur. Je fais ainsi pour tous. Je peux m'associer à la cause de n'importe qui pourvu qu'elle corresponde à mes valeurs. Pour moi, une grande journée mondiale pour sensibiliser les peuples et les dirigeants sur l'absence de liberté de la presse" est une bonne chose" comme dirait Bayrou !

benedicte 18/03/2008 02:56

Je comprends et ce n'est pas un jugement Cib. Défendre la liberté de la presse est important. Ce qui me gêne c'est que RSF participe de la manipulation de l'information, ce qui va à l'encontre de ce qu'ils prétendent faire et être ... au début ce n'était pas le cas, ils se sont fait noyautés et le président actuel a complètement détourné l'association pour en faire un instrument de propagande au service de la désinformation ... et là ça devient gênant parce qu'il y a des gens qui en toute bonne foi, non seulement leur donne de l'argent pour les soutenir mais prennent pour vraies toutes les informations qu'ils donnent, alors que certaines sont volontairement mensongères. C'est pour cette raison que j'ai fait l'article et non à cause de la journée pour la liberté sur internet. Amicalement