Palestine : des juifs témoignent et soutiennent les palestiniens et s'opposent au sionisme

Publié le par benedicte


Palestine : des juifs témoignent et soutiennent les palestiniens et s'opposent au sionisme

undefined Non être juif ne signifie pas être sioniste et être anti-sioniste n'est pas être antisémite, c'est juste être pour la justice, les droits de l'homme et contre la barbarie.

Donc uniquement les témoignages de personnes juives puisque toute personne actuellement critiquant la politique d'Israël se frait traiter d'antisémitisme, à rapprocher de toute personne attaquant Sarkozy se faisant traiter de totalitariste, ce qui permettra peut-être à certain/es d'ouvrir les yeux sur la propagande sioniste. De nos jours les propagandes sont d'une grande uniformité quand aux techniques qu'elles utilisent.

Je ne mets que des extraits parce que les articles sont long et que je ne peux les intégrer en totalité, mais vous conseille de prendre le temps d'aller les lire sur leur site d'origine. Ce sont des articles intelligents et plein d'humanité, contrairement à la propagande sioniste qui en fait est utilisée par ceux qui cherchent à construire ce "choc des civilisations" de toute pièce, dans le but de remplacer le "Diable" soviétique par un autre, pour que les populations occidentales restent aveugles sur le totalitarisme qui se subsitue en rampant à la démocratie dans leurs pays ... un nouvel axe du bien contre le mal, judéo-chrétien contre arabo-musulman pour remplacer l'ancien occident/capiltalisme contre soviéto-communisme. Ne nous laissons pas diviser pour qu'ils puissent régner. Tenons-nous en aux faits et ce sont eux et eux seuls qui disent où est la justice et l'injustice, l'humanité et la barbarie.

La conscience n'est pas affaire de peuple, de culture ou de religion, elle appartient à tous ceux et celles qui sont ouvert à l'autre et à a vie, ont la justice et le respect de l'autre dans leur coeur.


Antisionisme, antisémitisme et judéophobie  
Texte de Rudolf Bkouche, présenté au Congrès de l’Union Juive Française pour la Paix de 2006

Introduction
Diverses organisations juives pratiquent depuis longtemps un amalgame antisionisme-antisémitisme, amalgame conforté par des discours et agissements antijuifs qui se présentent comme soutien à la lutte des Palestiniens. D’un côté une volonté de présenter la lutte du peuple palestinien comme une agression antijuive et toute critique du sionisme et de la politique israélienne comme une forme d’antisémitisme, de l’autre côté un soutien ambigu aux Palestiniens ; tout cela tend à presenter le conflit Israël-Palestine tantôt comme un conflit religieux, tantôt comme un conflit ethnique, occultant ainsi l’enjeu réel, celui de la lutte d’un peuple contre l’agression qu’il a subie depuis que le mouvement sioniste a décidé de construire l’Etat juif en Palestine aux dépens des habitants de ce pays. Cela nous demande d’être vigilants sur deux fronts, celui du développement des discours et des agissements antijuifs, celui de l’amalgame antisionisme-antisémitisme que voudraient imposer le mouvement sioniste et ceux qui le soutiennent.


La lettre "Je suis une juive arabe" de Suzanne Bitton sur le site Culture et foi en 2002
undefinedUn texte de la cinéaste Simone Bitton tiré de l'ouvrage collectif conçu par Sapho Un très proche Orient - Paroles de paix et paru en janvier 2002. S. Bitton a réalisé plusieurs excellents documentaires sur la Palestine ("Palestine, histoire d'une terre", "Mahmoud Darwish, et la terre comme la langue", "Citizen Bishara"...) et sur le Maroc ("Ben Barka : l'équation marocaine"). Elle est la porte-parole du Comité français de soutien à Azmi Bishara et collabore régulièrement à la Revue d'études palestinienne

EXTRAITS :
Je suis une juive arabe.C'est une espèce en voie de disparition, certes, mais il n'empêche que j'aurai vécu ma vie entière dans ce ravissement que seuls les sots se plaisent à considérer comme un déchirement : être à la fois juive et arabe.. (...)
En tout cas, c'est ainsi : je suis une Juive arabe à une époque où ça ne se fait plus, où il est fortement conseillé de choisir, où beaucoup ont choisi de ne plus être ni l'un ni l'autre, ou alors d'être plutôt juif qu'arabe, parce qu'il vaut mieux être du côté des plus forts, c'est plus prudent et c'est humain, après tout.(...)
Un jour le vent tournera, mais ce qui est dommage, c'est que je ne serai plus là pour voir ça. Ni moi, ni aucun de ceux et celles que j'aime, et dont cette guerre (de cent ans déjà) a foutu la vie en l'air.(...)
On a perdu beaucoup de temps à parler de paix, moi comme les autres, alors que c'est de justice qu'il fallait se soucier. Au tribunal de l'Histoire, Israël a sûrement des circonstances atténuantes. Le problème, c'est qu'il refuse de plaider coupable. Le problème, c'est qu'il perpétue le crime. Le problème, c'est qu'il aggrave son cas de jour en jour.(...)
Car il n'y a rien d'autre à dire de cela vraiment. Il n'y a jamais eu rien d'autre à dire avant de dire cela. S. Bitton, cinéaste, Maroc, Israël, France

« Quelle leçon doit-on tirer de l’Holocauste ? »   11 janvier 2008
Hedy_Eipstein.jpg Hedy Epstein est une survivante de l’Holocauste, née en 1924, dont les parents ont été déportés à Auschwitz, où ils ont péri. En 2003, elle a décidé de faire un voyage en Palestine. Horrifiée par les mauvais traitements que les soldats de l’armée israélienne font subir aux peuple palestinien, elle se consacre, depuis lors, à les dénoncer.
Dans l’entretien accordé à Silvia Cattori, Hedy Epstein a affirmé pour commencer : « Je voudrais dédier cet entretien aux enfants de Gaza, dont les parents ne peuvent ni les protéger, ni les mettre en sécurité, comme mes propres parents avaient eux pu le faire, en m’envoyant en Grande Bretagne en mai 1939 par un convoi d’enfants ». (*).

EXTRAITS :
"Bien que je ne sois pas une juive religieuse (je me considère comme une humaniste laïque), je connais un peu la tradition juive qui enseigne que : « Nous n’avons le droit, ni d’abandonner l’espoir, ni d’abandonner le travail que nous avons entrepris, même si nous ne pouvons pas terminer nous-mêmes la tâche ».
Puisque la situation est si affreuse, particulièrement à Gaza, je sens que je dois continuer à être une voix morale, que je dois continuer à avoir le courage de dénoncer publiquement les crimes contre l’humanité commis par Israël, et aussi de dénoncer les fausses interprétations répandues par les médias. Israël ne pourrait pas perpétrer ses crimes contre l’humanité sans le soutien des Etats-Unis, sans que le monde le lui permette, et sans que les mass médias ne s’emploient – à de rares exceptions – à déshumaniser les Palestiniens, à répandre la peur à leur sujet, ainsi que l’ignorance et la détestation de leur culture."


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Interview de Pierre Stambul, le 1er mars 2008
vice-président de l'UJFP Union Juive Française pour la Paix

EXTRAITS :
Quand je leur disais : « si j’étais Palestinien, je pense que j’aurais les mêmes idées car elles sont universelles. Et toi ? » Ils étaient obligés de reconnaître que le sionisme n’est pas universel. (...)
Si le fait de ne pas renvoyer dos-à-dos occupant et occupé, c’est diaboliser Israël, j’assume. Dans ma jeunesse, j’ai diabolisé le colonialisme français, l’impérialisme américain, le stalinisme et l’Apartheid sud-africain. Et j’assume toujours. Si le fait de dire qu’en 40 ans, 650000 Palestiniens ont connu la prison (c’est comme si en France, il y en avait eu 10 millions), c’est diaboliser Israël, OK. Dans toute cette guerre, le sionisme a toujours procédé par fait accompli impuni. Le choix qu’il a laissé aux Palestiniens a toujours été : « acceptez la sécurité de l’occupant, acceptez de vivre dans vos réserves et votre bantoustan et il y aura la paix. ».
Entre Méditerranée et Jourdain, il y a grosso modo 5 Millions de Juifs et 5 Millions de Palestiniens. Les premiers occupent 90% de l’espace, monopolisent la terre et l’eau, ont un niveau de vie 20 fois supérieur aux autres. Si ce n’est pas du colonialisme et de l’Apartheid, c’est quoi ? (...)
La société israélienne est globalement autiste, incapable de réaliser l’impasse totale dans laquelle elle s’enfonce. C’est une société profondément malade, corrompue, raciste, militarisée, gangrenée par l’intégrisme religieux, minée par le pire libéralisme, le business et l’égoïsme (je ne crois pas être injustement sévère, ces qualificatifs correspondent à la réalité). Une caricature totale de ce qu’était le judaïsme avant le grand massacre. Nurit Peled parle de virus. Leibowicz s’autorisait le terme judéo-nazisme. Le projet à l’œuvre en Israël, continuer les expulsions et la guerre, poursuivre la colonisation, tuer, emprisonner, soumettre … est un projet de mort (...)
En ce sens, les anticolonialistes israéliens ou ici en France l’UJFP, nous avons une importance supérieure à nos (trop maigres) effectifs. Nous montrons qu’une autre voie est possible et indispensable, un peu comme les porteurs de valises pendant la guerre d’Algérie ont montré qu’il y avait une alternative au colonialisme. Pour la paix, il faudrait un compromis à la Sud-Africaine. La direction israélienne en est totalement incapable, elle a toujours méprisé le droit. Elle n’a jamais été punie. (....)


Lutte contre l’apartheid Boycottez Israël  
par Mazin Qumsiyeh le 30 janvier 2006 RESEAU VOLTAIRE
La revue annuelle Global Agenda Magazine, éditée à l’occasion du Forum de Davos 2006, a publié un article politique du généticien Mazin Qumsiyeh invitant la communauté internationale à boycotter Israël pour faire cesser le régime d’apartheid envers les Palestiniens. Le scandale soulevé par cette proposition a contraint la direction du Forum économique mondial à retirer immédiatement le magazine de la distribution et à présenter des excuses aux dirigeants israéliens.
Nous reproduisons intégralement cet article.

EXTRAITS :
Affiche_antiAparthied.jpg"Des gardiens parmi les médias américains s’assurent que le sionisme politique n’est pas remis en cause. Le seul débat autorisé dans les pages du New York Times ou dans les principales émissions de télévision se situe entre différentes branches et stratégies du sionisme. D’un autre côté, nous voyons littéralement des millions de gens en Amérique et dans le monde entier, qui utilisent internet, lisent entre les lignes, et remettent en cause le récit sioniste. Nous voyons des milliers de juifs tirer la même conclusion que Gilad Atzmon, le musicien et écrivain, Ilan Pappe, un historien israélien, et Jeff Halper, un anthopologiste israélien : Ce sionisme politique est le problème. Ils articulent un discours optimiste de post-sioniste basé sur la justice universelle et les droits de l’homme. Ils posent la question : Si l’apartheid était le problème en Afrique du Sud, pourquoi est-ce une solution en Israël/Palestine ? (...)
Les efforts impitoyables de nombreuses personnes pour défendre l’apartheid et la séparation peuvent seulement être décrits comme des symptômes de dissonance cognitive au mieux et de racisme au pire. Dans leur monde Orwellien, l’occupation devient « sécurité », une guerre implacable de colonisation et d’occupation devient « démocratie avancée », un « processus de paix », un mur d’apartheid devient une « clôture de sécurité », être anti ou post-sioniste est transformé en anti-juif, et « modération » devient un mot de code pour le saccage du droit international et des droits de l’homme de base. (...)"

Les rabbins haredim (orthodoxes) de Neturei Karta 
"Le sionisme est antagoniste au Judaisme"

Publié dans Politique Monde

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