St Jean de Védas (suite) : J. Atlan fait appel et ...

Publié le par benedicte

St Jean de Védas (suite) : J. Atlan fait appel de la décision du tribunal


Voir ci-dessous la suite du feuilleton des élections municipales védasiennes relatée par le Midi-Libre ...

Jacques Atlan s'accroche au pouvoir et semble prêt à tout pour y rester, triste comédie politicienne d'où l'intérêt des citoyens est absent ... sans commentaire !


Édition du samedi 21 juin 2008


Saint-Jean-de-VédasAtlan tend la main à ses opposants

La réintégration de 89 bulletins nuls donne la victoire à la liste Guiraud (UMP). Atlan a décidé de faire appel devant le Conseil d'État.
On n'est jamais à une surprise près à Saint-Jean-de-Védas. A peine vient-il d'apprendre que le tribunal administratif donne la victoire à ses opposants que Jacques Atlan (PS) se livre à une pirouette dont il a seul le secret. « Je tends la main à l'opposition » , a révélé en substance le premier magistrat, hier, au cours d'une conférence de presse organisée depuis son bureau, en présence d'une grande partie de sa majorité. Histoire aussi de mettre en scène la belle cohésion de la municipalité face au coup de tonnerre de la juridiction administrative.

D’abord, le maire a livré une analyse de la sanction qui pèse sur son quatrième mandat. En deux temps. Un bon : « Le jugement a enlevé quatre paragraphes injurieux et diffamatoires. » Puis un moins bon : « C'est une décision d'une rareté et d'une sévérité exemplaires. » Jacques Atlan aurait largement préféré que le tribunal décide d'envoyer les protagonistes vers « un troisième tour. Dans ce cas, je n'aurais pas relevé appel de la décision. » Mais il trouve le jugement « critiquable sur un point fondamental : c'est Isabelle Guiraud et sa liste qui ont claironné toute la journée que ces bulletins étaient nuls ».
Par ailleurs, Jacques Atlan tique sur l'absence de doute quant à l'utilisation de ces fameux bulletins. Bref, direction le Conseil d'État. Lequel, selon les estimations du maire de Saint- Jean-de-Védas, « devrait statuer d'ici dix à douze mois ». Que faire en attendant ? Le maire a trouvé une parade "atlanesque" pour éviter de perdre du temps : « Travailler avec l'opposition. » Comment ? « En créant une commission paritaire ad hoc sur les dossiers majeurs pour la commune : l'aménagement de Roque-Fraisse, le plan de circulation, la politique de tarification des services communaux. »
Et même en offrant une délégation spéciale à Michel Lenthéric sur l'aire d'accueil des gens du voyage. Pour cette commission paritaire (quatre membres de la majorité et quatre de l'opposition), Atlan garantit « des moyens municipaux » et, surtout, « de ne pas y participer afin de ne pas polluer le débat. Si elle parvient à prendre des décisions, nous les suivrons. » Une générosité inhabituelle, drapée d'une sérénité et d'un calme qui tranchent avec le comportement usuel du maire de Saint- Jean-de-Védas : « J'ai entendu les critiques et les inquiétudes dans la population. Je suis le premier à reconnaître que la victoire a été ambiguë. Cette commission permettra de ne plus perdre de temps pour la commune et, surtout, pour les dépenses de la Ville. »
Face à l'impossibilité de trouver un accord (lire ci-dessous la réaction d'Isabelle Guiraud), l'exception védasienne va perdurer. Prochain épisode : le 27 juin, date buttoir pour accepter la proposition du maire. Date également du conseil municipal.
Yannick POVILLON


Guiraud : « Une offre choquante et malvenue »

Informée hier après-midi, la tête de liste Isabelle Guiraud s'indignait de la proposition du maire de Saint-Jean-de- Védas (lire ci-dessus) : « Cette offre est choquante et malvenue ! C'est quand même extraordinaire, il avait sept ans pour la faire. Il attend de se trouver face à une décision en sa défaveur pour agir, c'est inadmissible. » Au point qu'elle en riait presque à l'annonce de cette commission paritaire composée de quatre élus de la majorité et de quatre de l'opposition. Une offre fermement déclinée par la tête de liste des dernières élections municipales, qui avait frôlé la victoire à l'issue d'une fusion de trois listes : la sienne, alors estampillée UMP, celle de Michel Lenthéric pour les Verts et celle du Nouveau Centre de Jean-Baptiste Mirallès.

Isabelle Guiraud doit désormais les consulter pour décider de la suite donnée à l’offre d'Atlan mais elle fait d'ores et déjà une contre-proposition : « Puisque le tribunal administratif a admis que nous étions légitimes, Atlan nous laisse la majorité et nous nous engageons, nous aussi, à mettre en place une commission paritaire avec des membres de l'opposition. » D'un autre côté, Isabelle Guiraud estime que le délai imparti au Conseil d'État n'est pas de dix à douze mois, comme l'affirme Jacques Atlan : « Il faut qu'il révise ses textes, dit-elle . Dans le cas d'une annulation d'élection, l'organe a trois mois pour se prononcer. Dans notre cas, c'est six mois maximum. » Du coup, c'est le statu quo dans le fonctionnement du conseil municipal : « Nous allons continuer nos rencontres off. De façon à être opérationnels quand nous serons aux affaires », assure la chef de file. Participera-t-elle au conseil du 27 juin ? « A priori oui » mais pas pour donner une réponse à Atlan. Il s'agira avant tout de mettre sur le tapis la question des grands électeurs qui devront, le 21 septembre prochain, voter aux sénatoriales.

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Publié dans Hérault

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