St Jean de Vedas : le tribunal administratif inverse le résultat
St Jean de Vedas : le tribunal administratif inverse le résultat
C'est la fête du côté d'Isabelle Guiraud, toutefois on ignore encore si Jacques Atlan va faire ou non appel
| Empreintes de Jean-Marc Sroussi 20.06.2008 Après le verdict rendu par le tribunal administratif qui annule l'élection de Jacques Atlan au poste de maire de St jean de Védas, Isabelle Guiraud et toute son équipe triomphent. Il faudra cependant attendre quelques mois pour que la décision soit confirmée suite à l'appel envisagé par son adversaire. | tous les espoirs sont permis pour Isabelle Guiraud envoyé par Paxou |
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Édition du vendredi 20 juin 2008
Saint-Jean-de-Védas Scrutin municipal inversé
Les juges ont suivi l'avis du commissaire du gouvernement de réintégrer 89 bulletins nuls. Une décision qui met Atlan sur la sellette
Hier, en confirmant les recommandations du commissaire du gouvernement, les juges du tribunal administratif ont fait vaciller un peu plus le fauteuil du maire de Saint-Jean- de-Védas, Jacques Atlan.
En effet, la décision de prendre finalement en compte les 89 bulletins de vote qui avaient été considérés comme nuls lors du second tour des élections municipales est synonyme d'inversion des résultats. Et la défaite d'Isabelle Guiraud, tête de la liste "Union pour Saint-Jean", pour 33 voix seulement, se transformerait en victoire pour 56 voix. L'actuel maire, Jacques Atlan, se verrait ainsi renvoyé dans l'opposition.
La raison de cette décision tient au fait que, sur conseil de la préfecture, Isabelle Guiraud avait fait réimprimer les bulletins envoyés avec les professions de foi. Sur sa liste, le nom de jeune fille d'une candidate avait remplacé son nom d'épouse et la liste qui a été déposée en préfecture était donc légèrement différente que celle qui a été imprimée. Pour se prémunir, Isabelle Guiraud a fait réimprimer ses bulletins en bleu. Au soir des élections, à la suite à cet embrouillamini, 89 bulletins avaient donc été considérés comme nul.
Mais, hier, les juges ont décidé d'inverser le résultat du second tour de scrutin des élections municipales védasiennes.
Pour Isabelle Guiraud, « cette décision est une grande satisfaction. Je ne suis pas étonnée. Je ne vois pas comment les juges n'auraient pas suivi les recommandations du commissaire du gouvernement. » Pour autant, elle sait que cette décision n'est pas exécutoire. Un appel de Jacques Atlan pourrait encore maintenir le suspense entre quatre et six mois. Michel Lenthéric, colistier d'Isabelle Guiraud, estime : « Une bonne décision que celle du tribunal qui montre ainsi son respect de la démocratie, dont devrait s'inspirer M. Atlan. » Même son de cloche de la part d'Éric Petit : « En faisant appel, M. Atlan croit gagner du temps mais il en fait perdre aux Védasiens. » Jacques Atlan donne une conférence de presse, aujourd'hui, pour annoncer sa décision. Suspense donc.
François CHARCELLAY
Jacques Atlan peut faire appel du jugement
Joint, hier après-midi, au téléphone, Jacques Atlan, maire de Saint-Jean-de-Védas et conseiller général, expliquait être submergé « de demandes d'interview ». Selon lui, le jugement rendu par les juges du tribunal administratif « est assez rare et exceptionnel » et « implique une analyse juridique et politique ».
Comme Jacques Atlan, en plus d'être le maire PS de Saint-Jean-de-Védas, est également avocat, il a choisi de s'exprimer aujourd'hui, à 11 h 30, lors d'une conférence de presse, à la mairie de Saint-Jean-de-Védas.
Jacques Atlan qui, hier, s'est voulu énigmatique en déclarant : « Cette situation est curieuse et compliquée. Je préfère m'expliquer en une seule fois. J'évoquerai également la situation politique, l'avenir immédiat et l'avenir plus lointain.» Cela lui accorde une nuit supplémentaire de réflexion. Mais il n'est pas besoin d'être grand clerc pour imaginer qu'il a dû travailler "son" dossier avec soin bien avant hier.
Car celui qui est élu depuis 1989 semble vouloir faire de la résistance. D'autant que s'il n'a pas encore précisé s'il faisait appel, il en a la possibilité. Appel devant le Conseil d'État dans un délai d'un mois. L'institution peut prendre sa décision entre trois et six mois.
Isabelle Guiraud pourrait donc s'asseoir, si le Conseil d'État confirme la décision du tribunal administratif, dans le fauteuil du maire védasien au plus tôt au mois d'octobre, au plus tard en janvier 2009. Un laps de temps, durant lequel Jacques Atlan, l'actuel maire, peut faire voter des délibérations engageant la commune. Mais ses actuels opposants, qui pourraient bien être la majorité de demain, entendent « engager des recours sur toutes les décisions qui auront été votées par la majorité Atlan. » Fin du suspense demain matin, ou plus tard si Jacques Atlan fait appel.
F. Ch.