Hérault : la gestion de notre argent par nos élus ...
Hérault : la gestion de notre argent par nos élus ...
Si on peut appeler ça une gestion !
Après le précédent article, relatif aux subventions de la mairie et la région à la franc-maçonnerie, quelques exemples parus dans la presse de la manière dont notre argent est dépensé par nos élus.
Dans le département, nous allons avoir un bâtiment pour les archives pharaoniques dont le coût de construction prévisionnel a presque doublé entre 2004 et aujourd'hui, dont nous neconnaîtrons pas les tenants et aboutissants. Nous n'avons non plus aucun moyen de juger si ce projet correspond réellement aux besoins ou n'est encore qu'une de ses dépenses de prestige tape à l'oeil dont nos élus rivalisent et sont coutumiers ... quand à savoir où ira réellement l'argent de cet exhorbitant dépassement ... ça ? Et personne ne veut assurer le bâtiment, sans que l'article ne précise pourquoi ... curieux !
J'avais signalé que dans le Montpellier Plus du jeudi 27 mars, le conseil général de l'Hérault s'était payé 4 pages de publicité intitulé "supplément publicitaire gratuit", mais par l'indignation d'un lecteur de l'Agglorieuse, j'avais appris ultérieurement que ces pages publicités avaient également été publiées dans le Midi-Libre !
Ensuite les petits arrangements entre amis où comment se servir au passage dans les caisses ... et ce n'est qu'une partie de qui qui paraît dans les journaux, qui n'est qu'une fraction de ce qui est fait ...
Le directeur général du CHU fait les réparations (luxueuses d'après La Mouette) de sa villa aux frais de l'hôpital ! ... mais si !
Et c'est à tous les niveaux que l'argent est pillé ou jeté par les fenêtres, nul doute qu'ils doivent être bien moins généreux avec le leur, mais n'est pas le leur justement c'est le nôtre !
Et ils se moquent vraiment de nous, et là je cite immédiatement le coup de gueule de la Mouette :
René le cuistre - l’Agglorieuse du 26 mars 2008 : "Interrogé par notre quotidien favori, René Koering le tricéphale (Orchestre- Opéra-Festival) s’est révélé d’une vanité et d’une autosatisfaction sans bornes. Ce compositeur dodécaphoniste se vante de figurer dans le « Larousse » et « Le Petit Robert ». Attention les chevilles… Et malgré les dizaines de milliers d’euros de son scandaleux salaire mensuel, notre pauvre chéri ne « possède (on cite, car c’est sublime) à titre privé aucun studio, appartement ou maison, ni action, ni Rolex ou diamants ». Mais qu’est-ce qu’il fait de son salaire d’émir le René ? Il achète peut-être clandestinement des chameaux de course ou des faucons. En tout cas, il imite parfaitement Frêche qui déclare toujours rouler dans de vieilles guimbardes même pas cotées à l’argus. L’un et l’autre abusent honteusement de la manne publique. Et avec leur culot, se la jouent presque abonnés des Restos du coeur. Quelle lamentable dérision !"
Et concernant l'Etat "La Cour des comptes française a décidé, pour la deuxième année, de certifier les comptes de l'Etat au titre de l'exercice 2007, avec "12 réserves" dont 9 "substantielles", saluant les progrès accomplis par l'administration, tout en l'incitant à poursuivre ses efforts. (...) " (source AFP article à lire sur Boursorama )
Nous avons une classe politicienne profondément corrompue, vaniteuse qui considère qu'ils peuvent disposer selon leur bon vouloir de l'argent de la collectivité, y compris s'y servir avec leurs amis ... ne vous étonnez pas ensuite que rien ne fonctionne et que l'intérêt général (le nôtre donc) ne soit jamais pris en compte ! sur Montpellier, le département et la région nous savons très bien que c'est une véritable mafia qui s'entredéchire pour le pouvoir.
Et ils se moquent vraiment de nous, et là je cite le coup de gueule de la Mouette dans L'Agglorieuse du 26 mars : "Interrogé par notre quotidien favori, René Koering le tricéphale (Orchestre- Opéra-Festival) s’est révélé d’une vanité et d’une autosatisfaction sans bornes. Ce compositeur dodécaphoniste se vante de figurer dans le « Larousse » et « Le Petit Robert ». Attention les chevilles… Et malgré les dizaines de milliers d’euros de son scandaleux salaire mensuel, notre pauvre chéri ne « possède (on cite, car c’est sublime) à titre privé aucun studio, appartement ou maison, ni action, ni Rolex ou diamants ». Mais qu’est-ce qu’il fait de son salaire d’émir le René ? Il achète peut-être clandestinement des chameaux de course ou des faucons. En tout cas, il imite parfaitement Frêche qui déclare toujours rouler dans de vieilles guimbardes même pas cotées à l’argus. L’un et l’autre abusent honteusement de la manne publique. Et avec leur culot, se la jouent presque abonnés des Restos du coeur. Quelle lamentable dérision !"
Si vous les réélisez, ne vous étonnez pas non plus que ça ne s'arrange pas ... Il faudrait faire preuve d'un peu de cohérence et savoir ce que l'on veut, ou au moins ce dont on ne veut plus !
Quelques articles illustrant tout ceci, ci-dessous
du 21 mai 2008
CONSEIL GÉNÉRAL
Les archives départementales coûteront 125 000 000 d’€
Ne dites pas au patron du Département André Vezinhet que le bâtiment, PierresVives, qui doit accueillir les archives départementales derrière Malbosc est hors de prix. Il entrerait alors dans une colère dont il a le secret et vous comparerait à un officier SS. C’est ce qui s’est passé hier dans l’hémicycle départemental où les conseillers généraux avaient à se prononcer sur la douloureuse de 125 000 000 d’euros qui seront nécessaires à l’édification du bâtiment signé Zaha Hadid (contre les 73 millions initiaux de 2004).
« Une fois déduites les aides apportées, cela représente sur vingt ans une charge annuelle de 3,9 millions par an soit 1,4 % du budget investissement 2008 du Département, a-t-il expliqué. Pourquoi faut-il que l’on fasse laid au titre de la culture ? Pourquoi cette critique méchante ? Nous avons à faire face à des contraintes. D’abord l’augmentation du prix de l’acier et du béton et ensuite le poids qui doit être supporté par cet édifice avec 1,4 tonne au mètre carré, soit 6 fois plus qu’un bureau classique. Tout cela pour arriver à archiver 700 mètres linéaires de documents nouveaux par an ». Le conseiller général PS chargé des archives, Philippe Saurel est allé plus loin : « Ce bâtiment a valeur d’oeuvre d’art dans la ville. C’est Mitterrandien ».
Pour l’opposition qui votera contre ce dépassement, Georges Vincent, son chef de file, a souligné « les dérapages successifs du projet. C’est la règle avec Zaha Hadid ». Premier coup de pioche en septembre et livraison en 2011.
Jean-Jacques Sarciat
Cherche assureur désespérément
Avec l’explosion du coût du bâtiment PierresVives, le Département doit faire face à un autre problème. Le dernier appel d’offres pour le marché de l’assurance du bâtiment n’a pas trouvé preneur. Aucune compagnie d’assurance ne veut se charger de ce volet. « Le Département va devoir assurer lui-même Pierres-Vives. A cela il faudra ajouter le coût du fonctionnement, l’achat du mobilier…», explique un des connaisseurs de ce dossier à tiroirs. J.-J. S.
2 avril 2008
Gaspillage 34
Affiches au bord des routes, supplément gratuit de quatre pages en couleur dans « Midi Libre », Dédé Lapin marque son territoire mis en danger par le projet de grande Agglo de Jojo son rival. Cette utilisation de l’argent public est mal vécue par des Héraultais, en particulier quand ils sont contribuables.
« Monsieur Vézinhet, vous vous plaignez régulièrement de ne pas avoir assez d’argent à consacrer à l’action sociale dans le département, nous écrit un mécontent révolté. Je pense que ces dépenses constituent un emploi abusif, désordonné et inutile d’argent public : c’est la définition que donne le “Larousse” du mot gaspillage. Ne venez plus nous parler de pénurie de moyens. »
du 21 mai 2008
Affaires personnelles
Patrick Vignal adjoint au maire de Montpellier et conseiller général, aurait bénéficié d’une subvention de 25900€ , pour son club de judo de Celleneuve (150 adhérents), ce qui représente 172€ par adhérent. A titre de comparaison, un club voisin d’art martial de la Paillade de 450 adhérents à eu 9000€, ce qui représente 20€ par adhérent. Sachant qu’en moyenne l’inscription à un club de judo dans l’Agglo est de 160€ , seuls les mauvais esprits penseront que les élus font passer leurs affaires avant l’intérêt général. G.B. (Neffiès) – L’Agglorieuse – courrier des lecteurs
du 15 avril 2008
L’esprit de famille Près de 50 000 € pour Pétard
Monique Pétard, grâce à une crise de larmes dont les couloirs d’Alco se souviennent, a réussi à sauver il y a deux semaines, sa vice-présidence du conseil général de l’Hérault et les revenus qui vont avec. Bravo, c’est légal ! Ce qui l’est peut-être moins, c’est la manière par laquelle le conseil général finance son mari, Jean- laude Pétard. Afin de rester discret, le Département a versé en 2007 plus de 45 000€ à la CAPEB, un organisme pour les artisans, qui, à son tour, les reverse au mari de la vice-présidente. Quant à la qualité du rapport écrit pour cette somme, les mauvaises langues évoquent Xavière Tiberi.
Dans notre quotidien favori, mardi 25 mars page 3, rubrique « Aujourd’hui », annonce d’une conférence-débat sur « l’éco-habitat en Languedoc-Roussillon ». Thème porteur s’il en est. Parmi les intervenants, un certain Jean-Claude Pétard présenté pompeusement comme un « chargé de mission éco-construction auprès du conseil général » (sic). Bien. À la direction des ressources humaines du conseil général, consultée, on ignore tout de ce monsieur qui ne figure pas dans les saintes tablettes. Inconnu au bataillon. Il semble que le quidam, psychologue, ait d’abord exercé son activité auprès de l’enfance inadaptée en Lozère, assisté de son épouse.
Celle-ci, Monique Pétard, après avoir flirté avec les milieux écologistes, a intégré simultanément une loge maçonnique et le Parti socialiste. Elle est même devenue, par un miracle inespéré, conseillère générale du 10e canton de Montpellier. Au conseil général, elle est responsable d’Agenda 21 et présidente de la commission environnement. Elle croyait être tout naturellement la candidate toute désignée du PS au Sénat lorsqu’André Vézinhet a décidé de migrer vers l’Assemblée nationale, mais Georges Frêche a décidé de présenter la Biterroise Karine Chevalier.
Pourtant, Monique Pétard suscite la consternation permanente parmi les associations de l’environnement par sa suffisance qui n’a d’équivalent que son incompétence crasse. Plusieurs maires de la périphérie de Montpellier, et non des moindres, font une moue qui en dit long dès qu’on évoque son nom.
Pas chargé de mission
Son psychologue de mari, profitant du nouveau et inespéré statut de son épouse, multiplie les prestations en tant qu’intervenant auprès du centre de formation des personnels communaux, par exemple, où il lui est arrivé de traiter le « stress professionnel ». Mais revenons à son intervention dans ce colloque sur l’éco-habitat. Renseignement pris à la source, auprès de l’intéressé lui-même : « Vous êtes chargé de mission auprès du conseil général ? » L’interlocuteur bredouille : « Non, il s’agit en fait d’un partenariat entre la CAPEB (Confédération des artisans et petites entreprises du bâtiment) et le conseil général.» Question indiscrète : «Avez-vous un lien de parenté avec une certaine Monique Pétard, conseillère générale ? » Réponse béate et voix blanche plutôt que rosée : « Oui, c’est mon épouse. » La boucle est bouclée.
On reste en famille. Et comme on habite le même immeuble, il est bien normal qu’on se renvoie l’ascenseur, c’est bien la moindre des choses. Le président du conseil général perd la maîtrise de ses troupes si l’époux de l’une de ses conseillères se bombarde chargé de mission et que la presse le répercute, laissant entendre que le népotisme règne dans cette institution. Méchante limonade. Il y a de l’eau dans le gaz. Mais bon, les citoyens de l’Hérault ont une tolérance à toute épreuve. Les uns affichent leur vanité grand format le long des routes à coup de centaines de milliers d’euros, d’autres se parent de titres et de médailles qu’ils n’ont pas. La confusion, quoi ! C’est grâce à elle que la République va tout droit dans le mur. Nous, on ne veut que du bien à Dédé. On espère que ceci restera un pétard mouillé, car il se dit que son ennemi intime, Big Georges, déploie des trésors d’ingéniosité pour faire accroire qu’il a perdu la main et bientôt qu’il perdra pied. Si le conseil général devient une troupe où les conjoints se donnent du galon comme dans les armées mexicaines, une lapine n’y reconnaîtra plus ses lapereaux.
Étranges moeurs et pagaïe assurée. Jean Rouquette
Protection des sources : la cour d’appel ne suit pas le CHU
Manville s’acharne méchamment
C’est peut-être un effet rétroactif de son passage chez les CRS, mais la protection des sources des journalistes – qui va bientôt faire l’objet d’une loi – ne semble pas être une notion à laquelle le directeur général du CHU semble être un tant soit peu sensibilisé. Explications.
Alain Manville attaquant « l’Agglo-Rieuse » en diffamation, le journal a produit une offre de preuves substantielles dans laquelle figuraient notamment des factures de réfections luxueuses de sa villa résidentielle aux frais de l’hôpital, donc de la Sécurité sociale, et un enregistrement d’une réunion où Manville « se lâchait ». Mauvais perdant, le DG attaquait derechef la Mouette pour détournement de correspondance et détention d’un enregistrement. Si ce nouveau procès valide nos documents comme authentiques, il met gravement en cause le principe de protection des sources. La commission rogatoire délivrée au SRPJ « ne permettait pas de découvrir l’origine de l’enregistrement ». En octobre dernier,
Manville l’acharné demandait qu’une responsable du service informatique de l’hôpital soit de nouveau interrogée par le juge d’instruction, car « susceptible de révéler le nom des nombreuses personnes qui l’avait approchée » pour « obtenir des renseignements relatifs au coût du logement de fonction du directeur ». Le 3 décembre, le tribunal de Montpellier refuse de céder aux lubies inquisitrices de Manville.
En février 2008, le feuilleton continue et Manville revient à la charge en appel. À ce propos, on aimerait connaître le montant astronomique des frais des avocats montpelliérains et parisiens à la charge du CHU. Pour relancer l’affaire, Manville verse au dossier les noms de trois informaticiens qui « ont reconnu, le 30 janvier 2008, leurs intrusions indues sur le serveur informatique ». En plus, sur la base de méthodes sans doute plus discutables que celles du SRPJ, Manville se vante que la responsable informatique a tenu d’autres propos devant sa hiérarchie que pendant l’instruction judiciaire. La justice allait-elle lâcher les chiens sur les sources de « l’Agglo-Rieuse » ? Que nenni, le 13 mars la cour d’appel de Montpellier a refusé de suivre Manville dans sa hargne inquisitrice.
À suivre…