La Cimade et 2 livrets à télécharger contre les préjugés et propositions pour une autre politique d'immigration

Publié le par benedicte


La Cimade et 2 livrets à télécharger contre les préjugés et propositions pour une autre politique d'immigration


Petit guide pour lutter contre les préjugés sur les migrants

«Ils vont nous envahir, ils prennent notre travail, ils ont tous les droits».

Nous entendons souvent ces idées préconçues sur les migrants, auxquelles il nous est pourtant difficile de répondre. Ce guide, par une argumentation brève et des chiffres précis , tente d’apporter quelques éléments de réponse pour faire face à de tels préjugés.

Cette publication, sera prochainement accompagnée d'un outil destiné à sensibiliser un public jeune.

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75 propositions pour une politique d'immigration lucide et réflechie

Dans ce document, la Cimade présente 75 propositions pour une autre politique d'immigration.

Certaines d'entre elles répondent à l'urgence de restaurer les principes d'égalité et de solidarité quand d'autres tracent des perspectives à plus long terme. Mais toutes dessinent une alternative possible dont nous tâcherons de convaincre les citoyens et les futurs élus dans les mois et années à venir.

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Pour arrêter ça par exemple :

Cela s’appelle une rafle !
Le 25 octobre 2007, entre la rue de la République et le cours Gambetta à Montpellier, des policiers arrêtent les bus systématiquement, contrôlent certains passagers au faciès, font descendre, femmes, hommes, poussette, et embarquent ceux jugés étrangers sans discussion et sans ménagement. Une femme qui pourtant avait des papiers et qui allait chercher ses enfants à l'école sera retenue plus de trois heures...
La CIMADE a pu prendre des photos. Elle a appelé le cabinet du Préfet pour lui dire son émotion devant cette femme en pleurs qui a assisté à l'embarquement de son amie pourtant en règle.
Cela porte un nom : une rafle. Tout simplement. Le terme est approprié. Et nous ne pouvons même plus mettre de guillemets.
Et nous ne confondons rien...nous ne faisons pas ici de parallèle entre 1942 et 2007.
Les situations ne sont pas comparables. Les raflés ne sont pas envoyés vers l'indicible. Ils disposent encore un peu, de recours d'un Etat de droit. Le pouvoir qui a donné ces consignes a été légitimement élu. Etc.
De même que nous n'amalgamons pas, comme un premier réflexe, ce qui revient de la chasse systématique des étrangers qui a tendance à ce développer : objectifs chiffrés d'expulsions donnés par le pouvoir à sa police, des policiers forçant une porte au petit matin, ou encore des convocations-pièges à la préfecture...



Cimade

Parce qu'il n'y pas d'étrangers sur cette terre

70 ans d’engagement aux côtés des étrangers

La Cimade a été fondée en 1939 au sein des mouvements de jeunesse protestants. De sa mission initiale auprès des "évacués" de l'Alsace-Lorraine fuyant l'avancée nazie, elle a conservé son nom (dont la signification d’origine est "Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués"), mais aussi un lien avec le monde protestant et surtout une fidélité aux valeurs et aux engagements de ses fondateurs.
Depuis plus de soixante ans, la Cimade a adapté son action aux enjeux de l'époque. Elle s'est engagée auprès des juifs menacés, a œuvré ensuite pour la réconciliation franco-allemande, s'est impliquée auprès des peuples du Sud en lutte pour l'indépendance et la décolonisation.

A partir de la fin des années 70, la Cimade s’implique de plus en plus en réaction aux projets de loi réduisant les droits des immigrés. La grève de la faim en 1981 et la marche pour l’égalité et contre le racisme renforcent le positionnement politique de l’association. Fidèle à ses principes, La Cimade entre dans les centres de rétention en 1984, pour y venir en aide aux étrangers reconduits. Tout au long de son histoire, la Cimade est restée un mouvement engagé sans se satisfaire d’une simple posture caritative.

Cette histoire dont le sens et l'exemple fondent nos engagements actuels, un groupe de bénévoles a choisi de la préserver, et de la mettre à disposition de ceux -membres de la Cimade, organismes partenaires, historiens- qui souhaitent y accéder dans le cadre de recherches précises ou par simple curiosité.


La Cimade sur le Languedoc – Roussillon : permanences, centres de rétention, actualités, agenda, documents
Rapport 2006 sur les centres de rétention de la région, Rivesaltes et Sète, document de 14 pages à télécharger

 

Les missions de la Cimade

  • Défense des droits : La mission essentielle de la Cimade consiste à accueillir, orienter et défendre les personnes étrangères et demandeuses d’asile précarisées ou dont les droits sont menacés. Les effets conjoints d'une législation de plus en plus restrictive et d'une audience croissante des thèses xénophobes aboutissent à multiplier des situations d'exclusion où les droits et la dignité des personnes sont gravement menacés. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui s’adressent aux équipes de la Cimade, dans plus de 60 permanences. Forte de cette présence aux côtés des migrants et fidèle à ses engagements, la Cimade témoigne des injustices qu'elle constate et propose des alternatives pour une politique plus respectueuse des droits humains.

  • Enfermement, Éloignement : Perpétuant sa mission originelle, dans les camps d’internement, auprès des personnes déplacées par la guerre et le nazisme, la Cimade a choisi d'être présente aux côtés des étrangers enfermés. Depuis 1984, la Cimade est la seule association habilitée à entrer dans les centres de rétention. Dans un contexte de plus en plus difficile, nous tentons d’apporter aux personnes que nous rencontrons des conseils juridiques utiles, mais avant tout une écoute et un soutien. La Cimade est également présente, par l’intermédiaire d’un réseau de bénévoles, dans de nombreux établissements pénitentiaires. Notre présence quotidienne dans ces lieux d’enfermement nous conduit à témoigner de la réalité que nous y observons.

  • Formation, Insertion : La Cimade travaille en faveur de l’égalité des droits économiques, sociaux et culturels des étrangers. Elle coordonne et met en œuvre des actions d’accompagnement des personnes concourant au vivre ensemble. Ces activités, menées dans plusieurs régions, comprennent des actions socialisantes et notamment l’apprentissage du français. Elles sont également au cœur du travail quotidien exercé dans le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile de Béziers et au Centre Provisoire d’Hébergement pour réfugiés de Massy.

  • Solidarités Internationales : La Cimade bénéficie d’une expérience de plus d’une cinquantaine d’années en matière de solidarités internationales, façonnées par l’histoire contemporaine et par une multitude de partenaires qui ont su nous faire partager leurs convictions et leur combativité. Aujourd’hui les missions à l’international se concentrent essentiellement sur des problématiques liées aux migrations internationales, dans le prolongement des actions menées par la Cimade en France. La Cimade conserve également, en lien avec son histoire et son identité, des actions de réconciliation entre les peuples et les communautés.

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Publié dans Justice-droit

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C
je finis par me demander si tout ceci n'est pas voulu : provoquer l'indignation sur ces rafles et ainsi avoir l'excuse pour régulariser massivement (l'immigration choisie à 50% qui est de 7% actuellement, voir le mouvement des salariés sans papiers étrange tout ceci) ce qui permettra au MEDEF de casser le SMIC. C'est à suivre tout ça; Bises
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B
<br /> oui à suivre ... comme tout le reste hélas ! bises<br /> <br /> <br />
C
Je signale que samedi soir dans "on est pas couché", Hortefeux a changé la signification du mot Rafle ! Nolleau lui ayant rappelé que ses procédés, d'ailleurs détestés par les policiers obligés de les exécuter, étaient courant, Hortefeux lui a rétorqué qu'il devait cesser d'utiliser des mots d'un autre temps. Nous ne devons donc plus dire rafle, mais hortefouille !
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B
<br /> excellente idée ! Sérieusement, il faut continuer à utiliser les mots appropriés pour les actes posés, il s'agit bien de rafle, et refuser que l'on utilise des mots "aspartam" pour qu'on ne puisse<br /> pas faire le lien avec la réalité crue qu'ils recouvrent. Insistons pour employer rafle, quand il s'agit d'une rafle, justement parce que nous ne voulons pas que cet autre temps revienne ! Bises<br /> <br /> <br />