Théâtre : BEYROUTH ADRENALINE
de Hala Ghosn et Jalie Barcilon
Cie du Désordre / Cie La Poursuite
durée 1H30
le 10 juin 2008 Scène Nationale/Rouen
du 5 au 25 juillet à 12h15 au festival d'Avignon
Théâtre de La Manufacture
2 rue des écoles - tel : 04 90 85 12 71
J'ai vu la pièce récemment à Bédarieux (merci à Véro). Si elle passe près de chez vous, n'hésitez pas à aller la voir. J'ai mis les deux dates trouvées sur le net, mais il y en a peut-être d'autre.
j'ai ri, souri, ai été émue, touchée ... et ne me suis pas forcée pour applaudir les acteurs à la fin. Je ne saurais pas raconter, alors je vous livre ci-dessous la présentation de la pièce sur Elwatan :
« Beyrouth, années 80, une ville détruite. Plantés devant l'écran de télévision, dans leur appartement parisien, Zyad et Mona suivent les évènements qui ravagent leur pays d'origine, le Liban. À Beyrouth, Marwan, leur frère, regarde passer le temps, attendant un visa qui n'arrive pas. Autour de lui, les civils, au rythme des bombardements, continuent d'aller travailler, de faire du sport, de danser et de rire. De ce quotidien, naissent des situations d'humour à la frontière de l'absurde. Au risque de vous surprendre, « Beyrouth Adrénaline » est une comédie. »
La guerre racontée par ceux qui l’ont vécue, directement ou par procuration. Un sujet brûlant traité avec beaucoup d’humanité par une jeune metteure en scène franco libanaise. Regards croisés sur Beyrouth et sa guerre qui semble ne jamais devoir finir. Regards de ceux qui la subissent et de ceux qui, exilés, ne la voient qu'à travers ce qu'en racontent les médias.
Dans Beyrouth adrénaline, elle réussit à semer le trouble et émouvoir. Sous les bombes, sous la visée de snippers, des hommes et des femmes vivent, aiment ou veulent aimer, se désolent. L’histoire se passe en 1986, quelques années avant la paix de Taef. La jeune femme de théâtre a créé sa pièce 20 ans plus tard en mars 2006, quelques mois après l’assassinat de Rafik Hariri, en 2005 et une poignée de semaines avant l’invasion barbare israélienne. « ça m’a effrayé, j’avais l’impression d’avoir écrit une pièce prémonitoire ».