Réflexions sur le net à propos de la hausse des prix ... constats et propositions
Suite à mon article un peu fourre-tout sur le sujet : des constats, analyses et propositions que je jugent pertinents pour approfondir la réflexion à ce sujet et rencontrés au hasard du net.
En premier parce que c'est un blog que je viens de découvrir et sur lequel je conseille de faire un tour ...
LAIT d’BEU de Kamisole
"OU QUAND LA "PLANETE PAUVRE" SE REBIFFE... "Lait d'beu", en solognot, veut dire "rin que des menteries", ce qui peut s'appliquer à beaucoup de choses dans notre pauvre monde devenu complètement "ouf"..."
27 février 2008 Fillon ou “l’illumination” : à 13 jours des municipales, il découvre les affres de la “vie chère” !
Comme par hasard, Fillon découvre à 13 jours d’élections municipales à haut risque pour l’UMP que les Français souffrent de la hausse vertigineuse des prix d’aliments qui semblent pourtant de première nécessité…
Il faut croire que les services du Premier ministre sont d’une incompétence crasse puisqu’il aura fallu une enquête de “60 de consommateurs” pour lui ouvrir l’esprit qu’il doit avoir passablement obtus.
Jusqu’à 40 % pour les produits laitiers, les pâtes, etc… A entendre Sarko hier, il semblerait que la filière porcine soit également touchée, il voulait faire de l’ironie sur son manque d’intelligence en admettant que même pas très fute-fute, il trouvait bizarre que l’on payât moins les producteurs alors que le prix de la viande de boucherie ne cesse d’augmenter.
Il devrait de temps en temps redescendre sur terre et faire ses courses comme le commun des mortels ! Comme si le phénomène était nouveau…
POLY-TICS
article général bien vu mettant en parallèle hausse des profits, baisse du pouvoir d'achat, hausse des prix ... et absence de réponse du gouvernement ...
28 février 2008 On ne nous paye que de mots et de maux !
Les hausses des bénéfices des sociétés sont significatives en 2007. Les années antérieures, de nombreux records de bénéfices avaient déjà été constatés et cette évolution se poursuit.(....)
D’autres hausses sont constatées, celles vertigineuses des prix, notamment des produits agroalimentaires et de l’énergie.(...)
24 février 2008 Grandes Surfaces, stop à l'arnaque !
On les aime. 67 % des courses sont faites dans les grandes surfaces. C'est rapide, c'est pratique, il y a de grands parkings. On ne regarde même plus les prix, on gobe les promos qui n'en sont pas. On se laisse tenter par des inutilités au détriment de l'indispensable. Hop ! (...)
24 février 2008 Pourquoi le lait continue-t-il d'augmenter ?
On s'est posés la question avec les gamins. Chaque fois qu'on va acheter du lait, du beurre, du fromage, le prix a augmenté. Or, je ne pense pas qu'il y ait une inflation du prix de l'herbe pour nourrir les vaches. Quand aux salaires, vu qu'ils n'ont pas réussi à monter au-dessus du ras des pâquerettes (...)
1er mars 2008 Soyons sérieux, Monsieur Fillon
Nous sommes entre gens polis, n’est-ce pas ? Donc, je ne vous demanderai pas d’arrêter de jouer au faux-cul et de prendre les gens pour des cons. (...)
Chez Louise
27 février Pouvoir d’achat, même en Suisse ça va pas fort !
« En quinze ans, le salaire brut de base de ce travailleur qualifié a augmenté de 4186 Fr. à 5014, ce qui n'empêche pas ce dernier de boucler son budget familial avec un découvert de 1560.45 par mois, une fois toutes ses dépenses déduites. (...)
Le blog d'Aliciabx 27 février Soupçons d'entente dans les produits d'entretien
Unilever, Procter, Colgate...Le Conseil de la concurrence suspecte neuf fabricants de produits de grande consommation de s'être entendus sur les prix. (...)
25 février Hausse des prix de l'alimentation : Fillon promet une "opération coup de poing"
PRIX ALIMENTAIRES
François Fillon promet une "opération coup de poing". Après les révélations de 60 millions de consommateurs sur l'augmentation des prix de l'alimentation, le Premier ministre a notamment annoncé la création d'une "Haute autorité de la concurrence avec des pouvoirs accrus" pour "renforcer la concurrence".
Rappel du Code du Commerce
NON A L’INTOX « site anti-mediacratique »
P B le 27 février 2008
Pouvoir d'achat : l'art L.410-2 du code du commerce semble donner les moyens d'agir concrètement au Gouvernement
[ le gouvernement qui, à grand renfort de moulinets, fait beaucoup de vent communicationnel sur ce thème débilisant à force d'être omniprésent du pouvoir d'achat, semble disposer là d'un moyen concret d'agir sur les prix qui flambent. ]
Code du commerce
LIVRE IV
De la liberté des prix et de la concurrence
TITRE Ier
Dispositions générales
Article L. 410-2
Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l'ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 sont librement déterminés par le jeu de la concurrence.
Toutefois, dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d'approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d'Etat peut réglementer les prix après consultation du Conseil de la concurrence.
Les dispositions des deux premiers alinéas ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d'Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois.
Source
Une approche de la régulation des prix intéressante ... en dehors de la volonté politique de le faire (là gros problème !) je ne sais pas si ce serait difficile à mettre en place, étant un peu allergique à la comptabilité analytique.
e-soutiens par Thucydide
28/02/2008 Regarder ailleurs
Il est parfois utie de musarder dans d'autres types de civilisation.
Par exemple, la médecine chinoise traditionnelle suivait un système ingénieux: le patient payait au mois son médecin tant qu'il était en bonne santé, et cessait de le payer lorsqu'il tombait malade. Le médecin prenait donc souvent des nouvelles de ses patients, et le médecin le plus habile avait la plus nombreuse clientèle: ses clients étaient en bonne santé.
Essayons d'appliquer ce renversement de perspective dans l'affaire du niveau de vie. Jusqu'ici, la solution au problème d'augmentation du coût de la vie a été d'augmenter les salaires. Bon, visiblement ça ne marche pas.
Et ça ne marche pas pour une raison très simple: tous les patrons appliquent un pourcentage multiplicateur à leur coût de revient des marchandises vendues. C'est le "taux de marge" ou dans la revente le "taux de marque". Je simplifie, mais c'est la réalité: une augmentation de 100 sur la fiche de paie seretrouve sur les étiquettes à 100 x y (taux de marque). Donc globalement les augmentations de salaire ne rattraperont jamais les hausses des prix.
L'Etat n'y touche pas, car l'impôt , la T.V.A. est aussi exprimé en pourcentage. Donc, plus les prix augmentent, plus la T.V.A. "rapporte". Euh... à condition que les ventes ne s'effondrent pas totalement. C'est plus compliqué, je sais, mais en gros c'est ça.
La solution: agir sur les prix de vente. La haine de l'impôt est telle qu'il est une arme très efficace dans une politique économique à condition d'avoir la volonté politique. Comment agir sur le prix de vente ? Blocage des prix ? Non, car il entraîne un blocage des salaires.
Moduler la T.V.A. en fonction du taux de marque. Ouh! la! la! mais comment va-t-on faire ? Assez simplement: nous avons, proportionnellement le plus grand nombre de fonctionnaires du Trésor d'Europe. Leur nouvelle mission: établir par catégorie le "taux de marque raisonnable" des produits; le bénéfice sur chaque vente. Et moduler la T.V.A. non plus en fonction d'une catégorie (système actuel) mais en fonction du bénéfice.
Vous êtes au "taux de marque raisonnable" ? 5,5%. Vous dépassez ? 19.6%, etc...... On pourrait appeler ça la "T.V.A. chinoise".
Les Américains avaient (ont toujours ?) un système ingénieux de taxes foncières visant les propriétaires: taxe augmentant progressivement dans le temps, et repartant "à zéro" (au taux de base) en cas de rénovation ou en cas de destruction-reconstruction. On pouvait ainsi espérer avoir des logements à peu près potables. (Enfin, pas toujours...)
Le problème du logement pourrait avoir une amorce de solution avec "la location chinoise": taxe foncière augmentant progessivement (et fortement) en fonction: a) de la non-occupation b) de l'état de vétustédu logement. Il y a quelques centaines de milliers d'appartements vides en France. Cette taxe modulable "inciterait" fortement à mon avis les propriétaires à les louer. Et, comme nous sommes en système marchand, l'arrivée massive de logements à louer aurait comme effet de faire baisser le prix et les conditions de locations. Idem d'ailleurs pour la vente: la spéculation sur la hausse des prix et des loyers doit bien être enrayée, alors pourquoi pas ?
Principe général: Il est du devoir des pouvoirs publics de s'évertuer en vue du résultat suivant: quel que soit le niveau de salaire (à partir du SMIG par exemple), les citoyens auront encore sur leur compte à la fin du mois 5% de leur salaire.
Là encore Ouh! la! la! mais comment on va faire ça ? Pour une fois, l'Adjudant Flick vous répondra "Veux pas l'savoir ! Z'êtes dans l'administration ? Demerden sie sich !"