4 février 2008 : le mépris ouvert des parlementaires pour les citoyens

Publié le par benedicte


4 février 2008 : le mépris ouvert des parlementaires pour les citoyens

Ratification_constitution.jpgLes parlementaires de nos 2 assemblées ont démontré qu’ils n’étaient pas les représentants du peuple qu'ils devraient être dans une démocratie, en votant la modification de la constitution en vue de la ratification du Traité de Lisbonne dit « simplifié ».

Ils ont montré leur vrai visage d'autocrates suffisants et méprisants, au service de leurs intérêts personnels et, par avidité ou servilité, de ceux des intérêts des détenteurs du pouvoir financier ... non pas des représentants du peuple, mais travaillant contre lui, travaillant contre la Démocratie !

Ce n'est pas un scoop ... mais je suis quand même en colère ! A quel moment mes concitoyens seront ils prêts à regarder la réalité en face et à se réveiller ? Il n'est jamais trop tard pour s'opposer à la politique du toujours pire ... mais il va falloir réapprendre la solidarité !

Il vont ensuite ratifier ce Traité contre le peuple, non seulement le peuple français qui a déclaré son opposition, non à l’Europe, mais à cette Europe du totalitarisme ultra-libéral, inhumaine, anti-sociale.

  • Merci aux députés de quelques bords qu’ils soient qui ont voté NON, quelques soient leurs raisons de refuser ce Traité qui ne sont pas forcément les miennes.
  • Ceux qui ont voté OUI, ont bafoué la démocratie et ont clairement dit aux français qu’ils se moquaient comme d’une guigne de leur avis et s’asseyaient dessus … avec le même mépris et arrogance dont ils avaient fait preuve pendant la campagne du référendum en 2005 !
  • Les socialistes qui se sont abstenus, cherchant à jouer sur les 2 tableaux en raison des proches échéances électorales, se foutent également ouvertement de nous,
  • Quand à F.Bayrou après tout ses discours sur la démocratie, sur le tiers-état … inutile de préciser ce que j’en pense, il a totalement perdu ma confiance et définitivement !

Peut-être que ce qui se passe depuis les présidentielles, aura peut-être un côté positif : celui d’ouvrir les yeux des citoyens sur ce que valent réellement ceux et celles qui se prétendent « l’élite » de notre pays et ne voit dans leurs concitoyens qu’un troupeau à tondre … qui ne sont en fait qu'une caste de parasites payés par le peuple et vivant sur son dos.
Ils ne méritent aucun respect, aucune déférence, ils n'ont aucune valeur supérieure. Ils sont responsables de la situation actuelle par incompétence et/ou malhonnêteté, mais nous en portons également une part de responsabilité, puisque nous les avons laissé faire ... ne laissons plus faire !

"La démocratie n'est pas dans l'origine populaire du pouvoir, elle est dans son contrôle. 
 La démocratie, c'est l'exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants.
 Non pas une fois tous les cinq ans, ni tous les ans, mais tous les jours."  
Alain

 

Sur Le Blog de La Louve le compte-rendu de la manifestation  à Versailles

VIOL COLLECTIF DE LA REPUBLIQUE: un bilan du 4 février 2008
undefinedBonjour à toutes et à tous,
Pour certains d'entre nous, c'est l'heure du bilan.
Bilan de la journée d'hier, 4 février 2008, malheureusement inscrite désormais aux dates sombres de la France et de l'Europe. De son organisation depuis deux mois et de son déroulement, il reste à beaucoup d'entre nous, qui ont vécu les choses de l'intérieur depuis le début, de l'espoir et de la volonté, mais aussi de la colère et de l'amertume.

Beaucoup d'inquiétude aussi. Pourquoi?
Nous étions 1500 environ. La République a commencé par accueillir ses enfants, opposants mais absolument pacifiques, à coup de gaz lacrymogènes.
Comme on le constate sur les photos, il y avait deux fois plus de CRS que de manifestants. La patrie des Droits de l'Homme et du citoyen nous a donc gazés avant de jeter définitivement notre souveraineté aux orties.

Tout d'abord et avant tout, bravo et merci à celles et ceux qui sont venus hier. Il faisait froid, il y a eu de la pluie, puis du soleil, il y eu les provocations distantes des souverainistes et autres crypto fascistes, la figure immense et massive du château kafkaien qui se dressait comme un obstacle entre nos élus et nous, mais nous étions là.
Dommage pour les autres, toutes celles et tous ceux qui sont parfois avides de grands discours et de belles déclarations de principes, mais qui n'étaient pas là. Toutes celles et tous ceux qui ont pris l'habitude de confier à une minorité engagée, qui paie seule les pots cassés pour son engagement, de défendre ce qui sont aussi leurs droits, par procuration, pour ensuite, parfois, dénigrer. Qu'on soit « de droite » ou « de gauche », j'avoue ne pas comprendre que l'on soit resté chez soi ou au travail un jour comme celui d'hier, où nous avons fait un bond en arrière de deux siècles.

Ce coup d'Etat légal mais illégitime, préfigure la suite.
Nous allons le payer cher, très cher et vite , très vite.
... Lire la suite >>  


Sur Plume au vent Satires à Gogo
L’abstention, oh oui, oui ça fait mal !
Ca fait très mal même... Et pourtant, je la pratique depuis des années.
Alors suis-je bien placée pour critiquer, voire incendier les socialistes qui se sont abstenus de voter contre la révision constitutionnelle à Versailles le 4 Février 2008 ? Pourquoi serais-je en colère de leur manque de courage quand il s’agit d’approuver ou non un déni de démocratie qui marque sans doute la fin de la dictature par le peuple ? Le Peuple est tombé, Messieurs, Mesdames, quasiment sans se défendre.... Lire la suite >>   
 


Réunis en Congrès, les 907 députés et sénateurs doivent voter, ce lundi après-midi à Versailles, la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne. Promoteur du "Plan C" (écrire nous-mêmes une Constitution d'origine Citoyenne), Etienne Chouard, qui avait été l'un des animateurs du non pendant la campagne référendaire de 2005 sur la "Constitution européenne", nous livre ici sa colère. ... Lire la suite >>   

Un commentaire suite à l'article qui exprime un éta d'esprit très proche du mien
Par MéKésKiPuDoncTan  04/02/2008
Je suis pro européen, pro états-unis d'Europe depuis au moins les campagnes de Marco Panella, et donc pour une constitution européenne. Mais ces idéaux sont aujourd'hui détournés en cherchant à inscrire dans le marbre des politiques qui n'ont pour but que de servir quelques uns qui cherchent à nous convaincre que leur intérêt se confond avec l'intérêt général. Des partis soit-disant démocrates produisent des argumentaires controuvés pour justifier la remise en cause de la légitimité du vote populaire qui est seul légitime en dernier ressort à définir ce qu'est l'intérêt général. Le PS remporte la palme de l'hypocrisie. Ces partis ont-ils toujours les représentants du peuple ? Respectent-ils le mandat qui ne leur est que confié ?
Le rêve états-unien de Sarkozy se concrétise peu à peu. Derrière le rideau de fumée people, et une agitation de Gnafron, il cherche depuis le départ à déplacer l'ensemble du spectre (aux deux sens du terme) politique à droite. Comme aux USA il ne doit rester que l'alternative entre deux droites (caractérisées par le népotisme et la ploutocratie, et une abstention qui transforme le suffrage en suffrage censitaire de fait). Il est en passe de réussir, au moins en partie, l'autre dimension de cet agenda caché est de diviser le peuple (pour mieux régner) par l'intermédiaire de la communautarisation, d'où la remise en cause de la laïcité. La constitution européenne vise a placer hors d'atteinte populaire la définition et la remise en cause des politiques économiques et sociales et donc d'installer durablement la droitisation anti-démocratique consubstantielle au libéralisme selon Sarkozy (ce qui est relativement drôle si on le compare aux interrogations grandissantes des économistes US qui se demandent si Marx n'avait pas finalement raison, cf. Les Echos du 4 fév. 2008, p. 17). Le résultat escompté est celui d'une remontée importante de l'abstention (propagande contre la gauche démocratique ou la droite souverainiste ; « mon vote ne sert à rien », « le peuple ne comprend rien », la méritocratie détournée devient une « savonnette à vilain » au service d'une oligarchie, etc.) ; la non comptabilisation des abstention permettant de conserver l'illusion de « majorités » confortables. Depuis la soi-disant chute du mur de Berlin, c'est retour à toute vitesse au XIXe siècle. Attendez vous aux mêmes résultats. Pourtant, après Versailles, il faudra faire la différence entre les vrais démocrates et les pseudo démocrates qu'on pourrait appeler les "Versaillais". Pour ma part, je voterai toujours, mais ne voterai désormais que pour des partis qui se sont révélés authentiquement démocrates. Les temps vont être durs.
 
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Publié dans Politique France

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