Portrait d'une vrai démocrate : Ellen Johnson Sirleaf présidente du Libéria

Publié le par B.G.


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Ellen Johnson Sirleaf présidente du Libéria

 

J'avais vu le reportage sur Arte en octobre, mais ne voyait pas comment en restituer le contenu et l'émotion qu'il a sucité chez  moi.  Mais je viens de découvrir qu'il est accessible sur  le site d'Arte , et je me permets  de  conseiller vivement à toute personne qui se dit démocrate  de regarder ce documentaire concernant la première année de présidence d'Ellen Johnson Sirleaf, à la tête d'un pays ravagé par 14 ans de guerre civile. 
Ce reportage n'est pas une interview, mais un documentaire, où on suit la manière dont cette femme fait face aux problèmes que son pays a à résoudre, avec l'équipe qu'elle a constitué pour gouverner, où des femmes détiennent des postes clefs : la finance, le commerce, la justice ... et la direction de la police.

Une présidente consciente, lucide, responsable et dont un des plus grands mérites, opinion toute personnelle, est d'avoir su constituer une équipe de personne travaillant dans le même esprit qu'elle, avec les mêmes objectifs, des collaborateurs en qui elle peut avoir confiance. Les réunions de travail de ce gouvernement méritent d'être vues, de regarder ce qui est considéré comme prioritaire, alors que les problèmes sont partout et que les moyens et la marge de manoeuvre sont limités ...

Au cours de la première partie, l'empilement des problèmes, la violence omni-présente dans la société, les caisses vides pillées par la corruption,... je me disais que c'était ingérable, un véritable cauchemar. Ellen Johnson Sirleaf m'a stupéfié par sa conscience, sa lucidité, sa compréhension, son sens du devoir et de la responsabilité envers ses concitoyens, etc... Elle ne tient pas de grands discours sur la démocratie, sur l'humanisme, c'est pourtant ce qu'elle met en application dans sa manière de gouverner ... avec une humilité que je n'avais jamais vue chez des personnes occupant ce niveau de responsabilité.

Toute la différence entre le discours sur la démocratie que tout un chacun peut tenir, et une pratique animée par l'esprit de la démocratie. Ce sont les actes posés qui permettent de savoir si le discours est vrai, et c'est dans l'adversité et les difficultés que l'on peut juger de la profondeur des convictions.
Il n'y a aucun doute, même si elle ne le revedique pas, que Madame la présidente est une véritable démocrate !


Voir le documentaire : Madame la présidente
Un documentaire de Daniel Junge et Siatta Scott Johnson (Danemark, 2007, 56mn)

Présidente du Liberia depuis janvier 2006, Ellen Johnson Sirleaf porte la lourde charge de remettre sur pied un pays ravagé par des années d’une guerre civile sanglante menée par son ex-dirigeant Charles Taylor. Première femme élue au suffrage universel à la tête d’un État africain, elle incarne une nouvelle voix et une chance pour la démocratie.
Co-réalisatrice du film, la journaliste libérienne Siatta Scott Johnson témoigne ainsi du grand espoir qu'a éveillé celle que l'on surnomme affectueusement, mais aussi symboliquement, “Old Ma”. Admise dans l’intimité de la présidente, la jeune femme assiste aux différentes épreuves qui émaillent cette première année
d’exercice du pouvoir. Une dette
monumentale, une corruption généralisée à tous les niveaux de l’administration, des anciens combattants désoeuvrés et menaçants : ces dossiers brûlants forment le quotidien de Madame la Présidente.
Pour l'épauler, des femmes brillantes sont nommées à des postes importants, notamment aux portefeuilles des Finances, de la Justice et du Commerce, ou au siège à haut risque de chef de la police. Des manifestations de rues à Monrovia aux plantations d’hévéas gérées par une multinationale peu soucieuse des conditions de vie de ses employés, Ellen Johnson Sirleaf est sur tous les fronts. Le ton posé et la démarche altière, cette femme de 67 ans n’hésite pas à rencontrer directement les mécontents, auxquels elle préfère dire la vérité, quitte à décevoir. Au Liberia, la femme est peut-être l’avenir de l’homme.

(commentaire perso sûrement, mais je remplacerais "homme" par "humanité" et ajouterais "partout ailleurs aussi". D'où l'importance de l'émancipation des femmes partout dans le monde et de leur réinvestissement du champ des affaires publiques et de la politique dont elles ont été exclues ... parce que dans un univers machiste les rares femmes qui s'y font une place sont tout aussi avides de pouvoir que les hommes et donc tout aussi nuisibles)


(source de la présentation et de la photo sur le site d'ARTE page en accès ici >>)
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Publié dans Démocratie

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L
Bonjour,oui je confirme : le documentaire est exceptionnel tout autant que cette femme.Un démocrate remonté à bloc après le congrès.Bien à vous et merci pour ce que vous faîtes.
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