OGM : bug en Afrique du Sud, super mauvaises herbes, etc...

Publié le par benedicte

Des articles de nouveau sur les OGM sur les dégâts déjà en-cours dans des pays qui les ont mis en pratique depuis plusieurs années, préfigurant ceux à grande échelle à venir si nous continuons à persister dans l'erreur et l'ignorance.
Je ne fais pas de commentaires, je suis fatiguée ...
Je l'ai déjà cette approche mécaniste du vivant, n'est pas seulement fausse, mais nous conduit à la mort. Et pour ceux/celles qui associeraient cette approche avec le matérialisme, je précise qu'elle est indissociablement liée
aux représentation du monde des religions dites du livre, et chrétienne en particulier. La société actuelle n'est pas sortie de rien, elle a une histoire, et elle n'existe pas en soi, n'est pas une entité séparée de nous, elle n'est que ce nous l'avons faite au cours du temps.

Je mets ci-dessous les liens de différents articles, qui précisent les problèmes en-cours et peuvent permettre de voir où ça nous mène. Je relaie toutefois les 3 premiers intégralement ensuite pour être sûre d'en conserver le texte.




Pouvoir et Psychopathie

06.04.2009

Les OGM sud-africains victimes d'un bug, la récolte est condamnée

 

Syntax error. Trois variétés de maïs OGM Monsanto sont victimes d'un bug(*) en Afrique du Sud. La récolte des 82 000 hectares concernés est condamnée. Une simple erreur de manipulation en laboratoire pour le semencier, un échec de la biotechnologie pour les écolos. Pas vraiment de quoi rassurer les populations, à l'aube d'une crise alimentaire sévère...

 

Les agriculteurs sud-africains n'en reviennent toujours pas. 82 000 hectares de maïs génétiquement modifiés achetés à Monsanto ne produisent rien. D'aspect extérieur, les plantes paraissent en bonne santé : aucune trace de maladie ou de malformation. Mais les grains ne sortent pas. Ce phénomène concerne trois variétés de maïs, dans trois provinces sud-africaines.


Une erreur en laboratoire peut aujourd'hui provoquer une famine

Monsanto a avoué un problème lors du "processus de fertilisation en laboratoire", qui concernerait un tiers des agriculteurs ayant acheté les semences. La firme a aussi annoncé qu'elle indemnisera les paysans pour les pertes subies, sans en avoir encore évalué le coût. Un directeur de Monsanto en charge de l'Afrique, Kobus Lindeque, a déclaré que sa compagnie allait "revoir les méthodes de production de graines pour les trois variétés impliquées, et que des ajustements seraient effectués". Sous vos applaudissements...


Jusqu'à 80% des productions anéanties

Sur 1000 agriculteurs qui ont utilisé les semences modifiées, 280 déclarent avoir subi des dommages, jusqu'à 80% de la récolte pour certains. Mais Marian Mayet, directrice du Centre Africain sur la Biosécurité (Johannesburg), conteste les chiffres, elle demande l'ouverture d'une enquête indépendante et un moratoire immédiat sur toutes les cultures OGM. "Monsanto dit qu'ils ont fait une erreur de laboratoire, mais nous disons que c'est la technologie elle-même qui est un échec. Il est impossible de faire une 'erreur' avec trois variétés différentes de maïs" a-t-elle déclaré.

L'Afrique du Sud est un précurseur en matière d'OGM, ayant autorisé la culture et la consommation du maïs transgénique Monsanto au même moment que les Etats-Unis. Le gouvernement n'impose aucune législation particulière, ni au niveau de la production, ni au niveau de l'étiquetage. Le maïs est, en Afrique du Sud, un des produits les plus consommés. La faiblesse de la récolte de cette année menace l'équilibre alimentaire de la région.


Les trois variétés de maïs OGM sont censées, selon les brochures de Monsanto, lutter contre les mauvaises herbes et augmenter les rendements. Raté.

(*) Bug, traduction française : punaise, insecte, parasite, microbe. Un comble pour des OGM voués à lutter contre ce genres de bestioles !


Sources : digitaljournal.com via LibertesInternets, Monsanto.co.za, Monsantoblog.com

Traduction : Les mots ont un sens




Panier de Crabes

Mercredi 22 avril 2009

Les "super mauvaises herbes" menacent la patrie de Monsanto


De mauvaises herbes ultra-résistantes envahissent les champs OGM du sud des États-Unis. Face à cette nouvelle menace, des agriculteurs utilisent plus d’herbicides, renoncent aux cultures OGM ou abandonnent simplement leurs cultures.

Aux Etats-Unis, les faucheurs partent à la rescousse des champs de cultures transgéniques assaillis par des mauvaises herbes d’une nouvelle génération. Des amarantes surpuissantes sèment la pagaille sur des kilomètres de champs de coton et de soja OGM. Universitaires et agriculteurs tirent la sonnette d’alarme.

En automne 2004, un agriculteur de Macon, dans l’État de Géorgie, remarque que sa dernière application de l’herbicide Roundup - produit par la firme Monsanto - ne tue pas certaines pousses d’amarantes. L’ingrédient actif de ce puissant herbicide est pourtant le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, ce sont plus de cinq Etats du sud des Etats-Unis, la Géorgie, la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri, qui subissent la fronde des "super mauvaises herbes", ou "superweeds", affirment les médias locaux.


Comment cela a-t-il pu se produire ? Selon les universitaires, les agriculteurs d’outre-Atlantique ont abusé de la formule magique Roundup Ready, une combinaison aussi révolutionnaire que controversée qui lie l’herbicide Roundup et des semences. Semences dans lesquelles on a introduit un gène qui leur permettent de résister à cet herbicide.
Monsanto, la multinationale de biotechnologie, est le producteur de Roundup et de graines OGM. Rien qu’aux Etats-Unis, 9 cultivateurs de soja sur 10 utilisent des semences Roundup, selon les chiffres de l’entreprise.


En Géorgie, 50 000 hectares gravement infestés d’amarantes

Spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, Stanley Culpepper assure dans un entretien avec FRANCE 24 que 50 000 hectares en Géorgie sont gravement infestés d’amarantes et 29 comtés de Géorgie sont aussi contaminés.

"Les agriculteurs réalisent que la menace est très sérieuse. Pendant deux ans, on a cherché en vain à le leur faire comprendre. Mais une fois qu’ils ont pris conscience de la gravité de la situation, ils ont adopté une approche très agressive vis-à-vis de la plante", a confirmé Stanley Culpepper.

"L’année dernière, nous avons dû désherber à la main la moitié de nos champs sévèrement infestés",  dit Stanley Culpepper, ajoutant que la lutte contre les amarantes "coûte très cher".

En 2007, 5 000 hectares de champs ravagés par les amarantes ont même été abandonnés par leurs propriétaires près de l’épicentre du phénomène des "superweeds" dans le comté de Macon, affirme le spécialiste agricole Alan York.

Parmi les "superweeds" américaines, il est difficile d’imaginer une mauvaise herbe plus incontrôlable que l’amarante. "C’est bien la mauvaise herbe qu’on ne veut pas voir dans son champs, elle domine tout", explique Stanley Culpepper. L’amarante peut produire 10 000 graines en une fois, résiste à la sécheresse et peut attendre trois mètres de haut. C’est une mauvaise herbe qui étouffe très facilement les arbustes de coton.

Aujourd’hui, les agriculteurs américains peinent à trouver un herbicide qu’ils puissent épandre sur les amarantes dans les plantations de coton.


Des solutions qui suscitent la polémique

Dans une interview accordée à FRANCE24, le responsable du développement technique de Monsanto, Rick Cole, estime que les "superweeds" peuvent être maîtrisées. "Le problème des mauvaises herbes qui résistent au Roundup est une réalité que Monsanto ne nie pas. Mais le phénomène peut être maîtrisé", affirme-t-il.

Rick Cole encourage les agriculteurs à utiliser différents herbicides, même ceux de concurrents, et d’alterner les cultures Roundup.

Selon un communiqué de presse de Monsanto, leurs vendeurs incitent les agriculteurs à mélanger le Roundup avec d’autres herbicides, comme le 2,4-D, un herbicide interdit au Danemark, en Norvège et en Suède pour protéger la population de risques de cancer, de troubles du système reproductif et d’affaiblissement mental. Le 2,4-D est aussi connu pour être un ingrédient de l’Agent orange, un herbicide utilisé par l’armée américaine pendant la guerre au Vietnam dans les années 1960.

Interrogé à propos de la toxicité et de l’impact environnemental de tels mélanges, Janice Person, directrice de communication chez Monsanto, répond que la multinationale "ne recommande pas de mélanges qui n’ont pas l’aval de l’Agence de la protection de l’environnement".


FRANCE 24: Le biochimiste français Eric Séralini affirme que ses recherches montrent que l'herbicide Roundup est dangereux pour l'homme et son environnement.


Selon la Soil Association, une association anti-OGM basée au Royaume-Uni, Monsanto était conscient de la menace des "superweeds" dès 2001 et avait fait breveter la pratique de mélanger de l’herbicide Roundup et d’autres herbicides qui ciblent des plantes résistantes au Roundup.

"Ce brevet va permettre à l’entreprise de profiter d’un problème que ses produits ont créé à l’origine," affirme un rapport de la Soil Association publié en 2002.


Les OGM lâchés par les agriculteurs

Dans un élan qui ferait plaisir aux militants anti-OGM en Europe, certains agriculteurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir aux semences dites conventionnelles. "C’est bien de revenir aux graines traditionnelles, les gens ont abusé des graines Roundup", affirme Alan Rowland, cultivateur de graines de soja à Dudley, dans l’Etat du Missouri. Auparavant, 80 % de ses ventes provenaient de plants Monsanto de marque Roundup Ready. Aujourd’hui, la demande de graines conventionnelles est très forte, et Alan Rowland ne vend plus que des graines non-OGM.

Selon Stanley Culpepper, les agriculteurs américains sont nombreux à envisager de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture plus conventionnelle. Mais pour les agriculteurs, tout se résume à une question de coûts de production. Le système OGM devient de plus en plus cher, affirme Alan Rowland.
Si les universitaires et les agriculteurs n’osent pas faire des reproches à la multinationale, Alan Rowland affirme que "certains ont commencé à se rebeller contre les coûts élevés."

 

Source France 24 Les "super mauvaises herbes" menacent la patrie de Monsanto

 

 


 

Signalé par le blog La voix de Givre

Sur le site Yonne Lautre associations solidaires de l’Yonne

"Echecs successifs et sans fin des plantes et produits issus d’OGM" par GM Watch, traduction de Jacques Hallard

mardi 20 mai 2008 par Administrateurs du site


L’industrie des plantes et produits issus d’ OGM a montré ses limites depuis au moins 2005, mais elle arrive à se maintenir grâce à une campagne agressive de désinformation. L’organisation GM Watch (www.gmwatch.org) nous rapporte les derniers échecs qui sont liés aux modifications génétiques depuis 2007.

Une version entièrement référencée de ce rapport, intitulé GM Failures Continue, est accessible sur le site suivant : http://www.i-sis.org.uk/gmFailuresContinue.php

Une version électronique de ce rapport, ou tout autre rapport d’ISIS, avec les références complètes, peut vous être envoyée par e-mail moyennant un don de £ 3,50.

S’il vous plaît, demandez par e-mail avec le titre du rapport sur le site : report@i-sis.org.uk


C’est la débâcle du coton génétiquement modifié en Inde


Le coton génétiquement modifié a fait l’objet d’échecs répétés depuis des années en Inde et dans d’autres pays [1] (Broken Promises, SiS 22), provoquant une escalade des cas de suicides chez les agriculteurs [2] (Stem Farmers’ Suicides with Organic Farming, SiS 32).

Malheureusement, le gouvernement indien a autorisé la poursuite des cultures commerciales avec des conséquences dramatiques.


Le coton Bt a échoué dans la zone de Vidarbha en Inde

Une étude sur l’introduction du coton Bt dans le grand bassin de production de cette espèce autour de Vidarbha en Inde, a révélé que le coton Bt a échoué dans cette région.

Suman Sahai, directrice de Gene Campaign, qui a mené l’étude, a dit que le gouvernement avait introduit le coton alors que l’on savait qu’il ne marchait pas dans les zones qui profitent d’une bonne pluviométrie (riz pluvial).

Le fort coût des intrants pour cultiver le coton Bt a augmenté l’endettement des agriculteurs et l’étude a indiqué que 70 pour cent des petits exploitants ont perdu leurs terres qui sont retenues au titre de garanties de prêts qu’ils ne pourront jamais rembourser.

L’étude a également montré que les agriculteurs qui ont adopté le coton Bt ont obtenu un revenu financier net plus faible que les producteurs de coton non Bt.

Les marchands de semences avaient promis aux agriculteurs qu’ils pourraient récolter 12-15 quintaux à l’acre alors que les rendements réels n’ont été que de 3-5 quintaux [3]

En février 2007, on a rapporté que dans cinq districts du Vidarbha, où le coton Bt avait été adopté largement, près de 1.500 agriculteurs se sont suicidés au cours d’une période de 20 mois [4].

On relève de nouveaux cas de mortalité chez du bétail qui a pâturé sur du coton Bt en fin de culture.

Après les rapports relativement récents de 2006 qui relataient la mortalité chez du bétail qui avait pâturé sur des cultures de coton Bt après récolte [5] (Mass Deaths in Sheep Grazing on Bt Cotton, SiS 30), d’autres décès et cas de maladies chez des ovins et des caprins ont été observés au cours des premiers mois de 2007.

Les symptômes rencontrés sont les suivants : des ballonnements de l’estomac, des taches noires sur les intestins, une congestion pulmonaire, un écoulement vert et rouge au niveau des narines, une urine rougeâtre, des éternuements et des allergies cutanées.

On a également signalé des allergies cutanées chez les femmes qui avaient été employées pour la récolte du coton [6], un autre problème lié au coton Bt qui avait été largement rapporté dès 2006 [7] (More Illnesses Linked to Bt Crops, SiS 30).

Le ministre accorde une indemnisation aux producteurs de coton Bt

Le ministre de l’agriculture de l’état du Tamil Nadu, Veerapandi S. Arumugam, a fait distribué une compensation à 996 agriculteurs dont les récoltes avaient souffert après l’utilisation de semences de coton Bt génétiquement modifiés distribuées par Monsanto-Mahyco.

L’entreprise a offert une indemnité de 5.000 roupies à l’acre [8]

Le ministère de l’agriculture de l’Andhra Pradesh met en garde contre le coton Bt, génétiquement modifié pour résister à certains insectes.

Le ministre de l’agriculture de l’état de l’Andhra Pradesh a finalement reconnu que le coton Bt n’est pas avantageux pour les agriculteurs qui cultivent en bénéficiant des précipitations.

Le commissaire et directeur du ministère de l’agriculture de cet état a en outre admis que « l’introduction des organismes génétiquement modifiés pour un seul caractère,(OGM), s’était également traduite par l’apparition de problèmes dus à de nouveaux ravageurs » [9]


De nouveaux agents pathogènes qui attaquent le coton Bt

Des phytopathologistes de l’université de l’état du Penjab en Inde ont mis en garde contre l’apparition de problèmes liés au coton Bt, qui se manifestent par des dégâts dus à des agents pathogènes cryptogamiques et bactériens [10]

Des échecs pour solutionner la faim dans le monde

Le grand miracle des modifications génétiques ?

L’émission Costing the Earth diffusée par la chaîne BBC Radio 4, a entrepris de fournir des éléments de réponse sur le fait de savoir si les OGM sont la réponse adéquate pour nourrir les populations qui souffrent de la faim à travers le monde.

Le programme conclut de façon très évocatrice que « malgré le battage effectué, les avocats desafin de fournir les aliments nécessaires pour les ventres affamés ». [11] pro-OGM n’ont pas réussi à identifier une espèce cultivée génétiquement modifiée qui pourrait être mise en culture aujourd’hui

Le directeur scientifique du Royaume-Uni joue double jeu avec la vérité

L’un de ses manquements repose sur les actions du lobby biotechnologique qui a réussi à détourner un cas de réussite propre à l’agriculture durable.

A la fin de l’année dernière, le directeur scientifique sortant du gouvernement britannique, Sir David King, avait déclaré qu’une percée des OGM en Afrique avait augmenté le rendement des cultures de 40 à 50 pour cent.

Mais le projet qu’il décrit n’a rien à voir avec les cultures de plantes génétiquement modifiées !

Il s’agissait en fait d’un système "push-pull" de gestion efficace des ravageurs et d’un accroissement desdes "plantes compagnes" [cultures associées], qui constituent tous deux des piliers de l’agriculture durable et biologique. rendements qui s’appuie sur le principe

Commentant l’incident, le Dr Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet, a déclaré que Sir David était allé rechercher ses sources d’inspiration dans « les domaines de la paranoïa totalitaire » [12].


Une augmentation des cas de ’mauvaises herbes’ et de ravageurs qui sont devenus résistants


Un ravageur du maïs résulte-t-il de l’expansion des cultures d’OGM aux Etats-Unis ?

Un ravageur du maïs est capable de dévaster les rendements agricoles ; ces pertes peuvent résulter de l’accroissement de la présence de ce ravageur à travers l’Illinois et d’autres Etats, car les plantes Bt réduisent les effets des prédateurs lorsque le parasite ciblé a été mis en échec [13].

Le ver gris occidental du haricot (Western bean cutworm), l’un des principaux ravageurs du maïs dans les états du Nebraska et du Colorado aux Etats-nis, a été détecté pour la première fois dans l’Illinois en 2004 et il s’est étendu depuis dans 49 comtés.

Les superweeds, ces ’mauvaises herbes’ devenues résistantes à un herbicide, se multiplient dans les cultures aux Etats-Unis

Dans l’état de l’Arkansas aux Etats-Unis, les responsables officiels de l’agriculture se tournent vers la société Syngenta pour résoudre les problèmes causés par les OGM : l’émergence de ’mauvaises herbes’ devenues résistantes au Roundup de Monsanto.

Le service de vulgarisation agricole de l’Arkansas, Agricultural Extension Service, fait équipe avec Syngenta pour pousser les agriculteurs à ajouter à leur arsenal d’herbicides, le Reflex, un pesticide de cette société.

Ils avancent la possibilité qu’en traitant les champs de coton par des pulvérisations de Reflex avant les semis, les agriculteurs ont une chance d’éviter une "explosion" possible des ’mauvaises herbes’ au cours de l’été.

Chillingly, un scientifique désigné comme conseiller en la matière, semblait indiquer que ce type d’herbicide à large spectre d’action devrait peut-être appliqué tout au long de l’année afin d’éviter une apparition soudaine de la résistance, y compris lorsque les champs sont au repos entre deux cultures [14] : « Nous avons quasiment besoin d’un programme de longue durée au cours des saisons successives, afin de contrôler les ’superweeds’, ces ’mauvaises herbes’ devenues résistantes à l’herbicide. Toute lacune au cours d’une saison pourrait augmenter la probabilité de l’évolution de la résistance ».


Des contaminations transgéniques et des pertes économiques chiffrées en milliards de dollars


Les réclamations autour du riz génétiquement modifié ont dépassé 1 milliard de dollars aux Etats-Unis

Des centaines d’actions judiciaires ont été engagées et d’autres sont attendues à la suite de la contamination de riz américains par des OGM. 

Dans un recours collectif, l’avocat Don Downing a porté plainte au nom de centaines d’agriculteurs du Missouri et de l’Arkansas qui représentent plus de 248.000 hectares de riz.

Downing [15] a déclaré : « Beaucoup d’agriculteurs ont décidé d’arrêter la mise en culture du riz par rapport à ce qu’ils ont fait dans le passé ...

Le prix du riz n’est pas ce qu’il aurait dû être si cela n’avait pas eu lieu et nous avons perdu une partie de notre marché à l’exportation ».

Le montant total des dommages-intérêts compensatoires peut approcher ou même dépasser 1 milliard de dollars ; et cela s’entend avant la prise en compte des dommages-intérêts punitifs ou statutaires.

La banque Robobank s’attend à une baisse des emblavements de riz aux Etats-Unis à cause des variétés génétiquement modifiées

Selon la Rabobank, la superficie consacrée au riz aux États-Unis en 2007-2008 est susceptible de diminuer en raison des inquiétudes qui pèsent sur la contamination par des OGM, qui a déjà conduit à la perte d’une part importante du marché de l’Union Européenne [16].

Des pertes financières dues à des contaminations par des riz expérimentaux OGM

Collectivement, les agriculteurs et les entreprises semencières ont perdu des centaines de millions de dollars à la suite de la contamination du riz américain, selon un article paru dans le magazine Fortune.

Le riz n’avait jamais été autorisé pour des cultures commerciales, de sorte que les contaminations ont dû provenir d’expérimentations réalisées avec des OGM.

« C’est la chose la plus traumatisante que j’ai vue dans l’industrie du riz en 30 ans », a déclaré Darryl Little, le directeur de l’administration des productions végétales de l’état de l’Arkansas, qui a tenté de réparer les pots cassés ».[17] « Cela a été dévastateur ».

Des plantes OGM, génétiquement modifiées, qui tirent vers le bas les revenus des agriculteurs qui les cultivent

L’énorme expansion des maïs et des sojas génétiquement modifiés aux Etats-Unis, en Argentine et au Brésil, a entraîné à la baisse les prix mondiaux des céréales et elle a un impact sur la viabilité des exploitations agricoles, d’après la déclaration de l’agriculteur britannique Peter Lundgren, faite auprès de GM Watch. Celui-ci indique que les prix mondiaux des céréales sont fixés par la bourse commerciale de Chicago, la Chicago Board of Trade et qu’ils sont donc dépendants du marché des grains des Etats-Unis.

Quand les États-Unis ont adopté les variétés OGM et qu’ils n’ont pas veillé à faire une séparation entre les récoltes d’OGM et celles qui provenaient de variétés non OGM, ils ont perdu leurs deux marchés les plus rentables : le Japon et l’Europe.

C’est alors que les Etats-Unis ont tenté de larguer leurs excédents de céréales (essentiellement OGM) sur le marché mondial ou à travers l’aide alimentaire.

Les deux actions ont fait baisser les prix mondiaux.

Maintenant l’administration Bush est en train de verser des fonds dans le secteur des agrocarburants : les excédents de maïs génétiquement modifié, qui étaient précédemment exportés, sont l’objet d’une demande intérieure par l’industrie du bioéthanol.

La tendance à la baisse s’est soudainement inversée et le prix mondial des céréales a doublé [18]

Le colza canola génétiquement modifié a détruit le marché bio au Canada

À la suite de l’introduction du colza canola génétiquement modifié au Canada, les producteurs de cet oléoprotéagineux en culture biologique disent avoir subi une perte de l’accès aux marchés, une perte de leurs revenus, une perte de leurs choix et une perte de contrôle sur ce qu’ils produisent, sur leur façon de le produire, sur la valorisation de leurs produits et sur leurs acheteurs [19].

Des agriculteurs de colza canola biologique dans la province du Saskatchewan au Canada, soutiennent que la cohabitation ou la coexistence [entre cultures OGM et cultures non OGM] ne fonctionne pas et ils veulent avoir des recours possibles en justice.

Mais en mai 2007, la Cour d’appel du Saskatchewan a rejeté la demande des agriculteurs dans une poursuite en justice qui visait à recouvrer des dommages et intérêts auprès de Monsanto [20].

Les méfaits du colza canola génétiquement modifié touchent également les agriculteurs qui ne font pas de cultures biologiques

Pour toute personne qui pourrait se bercer d’illusions en pensant que les plantes génétiquement modifiées ont au moins fait la bonne fortune des agriculteurs qui ne pratiquent pas l’agriculture biologique, les chiffres des services statistiques du Canada, Statistics Canada, révèlent que, malgré la hausse des prix des céréales et la forte augmentation de la demande pour les agrocarburants, les agriculteurs canadiens ont des revenus qui continuent de baisser.

En d’autres termes, les avantages économiques vont à des structures du type de Monsanto, Cargill et Exxon. Pendant ce temps, le nombre d’exploitations agricoles au Canada continue de diminuer : il a été en baisse de 7 pour cent en cinq ans [21].

Défaillance sur le marché de l’hormone de croissance GM, génétiquement modifiée

Le journal New York Times nous rapporte qu’un nombre croissant de consommateurs américains choisissent du lait qui provient de vaches non traitées avec l’hormone de croissance génétiquement modifiée de Monsanto, si controversée, ou rBGH (également connue sous le nom de STBr et de Posilac), [22].

Le marché a réagi et, maintenant, de nombreux commerces alimentaires de détail, des distributeurs comme Whole Foods Market et Wal-Mart Stores, se sont mis à vendre des laits qui sont étiquetés comme provenant de vaches non traitées avec cette hormone.

Certains vétérans de l’industrie laitière estiment que ce n’est qu’une question de temps et que la quasi-totalité de l’approvisionnement en lait va provenir de vaches qui n’ont pas été traitées avec le Posilac.

L’article a indiqué que "c’est peut-être le dernier souffle du Posilac."

Monsanto a tenté de vaincre le choix du consommateur par l’introduction de projets de loi dans les États américains qui prévoyaient l’interdiction d’un étiquetage des laits qui prétendent être produits "sans hormones de croissance" [23].

Les laiteries de Pennsylvanie ont lutté avec succès pour conserver leurs étiquettes.

Monsanto met en oeuvre maintenant une action groupée à travers une organisation qui regroupe les agriculteurs américains pour la promotion et de conservation des technologies, l’American Farmers for the Advancement and Conservation of Technology ou AFACT, afin de s’opposer à ces démarches.

L’AFACT se décrit comme une organisation d’agriculteurs de base qui se sont regroupés pour défendre le droit de ses membres à utiliser le Posilac.

Mais le New York Times a révélé que L’AFACT a été organisée en partie par Monsanto et par un consultant du Colorado qui a Monsanto parmi ses clients.

En outre, cette organisation a reçu de l’aide d’Osborn & Barr, une société de marketing dont les fondateurs comprennent un ancien cadre exécutif de Monsanto et qui reçoit l’appui financier de Monsanto [24].


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Traduction en français :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant. Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles honoraire Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France Courriel : jacques.hallard921@orange..fr Fichier ; OGM GM Failures Continue ISIS French.3

 

 

Publié dans Planète-environnement

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sixtine 24/04/2009 12:31

Je te comprends ! Comment lutter contre de telles puissances qui écrasent et polluent à loisir tout sur leur passage... Le monde pourri qu'ils nous concoctent dans leurs labos est digne d'un film d'horreurs !

benedicte 06/05/2009 01:31


En fait ce serait simple, arrêter de consommer ou réduire au minimum selon le produit, ce que ces entreprises fabriquent ! Mais ça la majorité des gens se moquent éperduement de ce que vivent les
autres.
Quand ma fille a été ado, je me suis "battue" avec elle pour les marques de sportwear, je lui ai fait une vie d'enfer. Une fois à Décathlon, je lui avais fait regarder la provenance de toutes les
tennis du magasin ... lol
Elle a fini par comprendre, mais quand elle a essayé de sensibiliser ses copains et copines, ça a été le flop, rien à cirer !
Quelque part, là tout le monde gueule maintenant ici pour soi, mais la majorité n'ont jamais été ému que leur consumérisme débile qui les rend même pas heureux se fassent sur le sang, les larmes,
l'esclavage, voire la mort de la plus grande partie de la population du monde !
Je le pleurerais pas ce système qui s'effondre, son arrogance et sa perversité ... mais on va se prendre un sacré retour de bâton dans les décennies à venir ! Et nous serons mal venu de nous
plaindre.
Désolée, je ne suis pas très gaie en ce moment ... Amicalement