Education publique : Grèves dans les universités

Publié le par benedicte


L'éducation publique va de la maternelle aux universités, et dans les université une (des ?) réforme est également en-cours. Actuellement il semble que ce soit les enseignants chercheurs qui soient moteurs de cette grève. Mais la comme ailleurs, il semble que la réforme a les mêmes objectifs de fond, privatisation et vente aux intérêts mercantiles, mise en concurrence et objectifs purement comptables et statistiques ... aux antipodes de la qualité, du rôle de l'enseignement dit "supérieur" et de la recherche publices et des objectifs d'intérêt collectif qu'ils devraient avoir dans une société démocratique, c'est à dire être au service d'un mieux-être et vivre de tous, et non au service de la cupidité d'une poignée, qui orientent ses recherches à l'encontre de l'intérêt collectif, et pas seulement sans en tenir compte.

Je ne me suis jamais penchée sur le fonctionnement des universités, je ne les connais qu'en tant qu'étudiante et à travers les études de ma fille. Je n'ai donc pas d'opinion personnelle sur la réforme des universités. Les articles ci-dessous, sont à titre d'information sur l'étendue du mécontentement dans la société. Je ne peux dire si cette grève initiée par les enseignants-chercheurs, de droite comme de gauche, c'est à signaler, est seulement corporatiste par rapport à leur statut, ou si elle s'inscrit dans un contexte plus général, comme c'est le cas dans l'enseignement primaire. Il y a sûrement une passerelle qui existe probablement déjà avec le secteur de la recherche publique non-universitaire CNRS, INRA, INSERM, etc ... et ce serait bien qu'elle débouche sur un véritable débat au sein de la société sur la recherche publique en général.

 

Ci-dessous des articles sur la grève qui démarre dans les universités, mais aussi un documentaire vidéo sur l'analyse des réformes concernant l'université et la recherche, qui fait comme tout ce qui relève encore du secteur public l'objet d'attaques massives et multiples de la part du gouvernement.

 





Universités: appel à la grève illimitée et manifestations prévues les 5 et 10 février 

Créé le 02.02.09

REFORME - C'est la coordination nationale des universités qui vient de lancer cette initiative...

La coordination nationale des universités vient d'appeler ce lundi à une grève illimitée dans toutes les universités, ainsi qu'à une journée de manifestations en France jeudi 5 février et à une manifestation nationale à Paris le mardi 10, selon deux motions lues lundi soir à la presse à Paris. Objectif: obtenir le retrait de deux projets gouvernementaux contestés.

La grève a commencé ce lundi dans certaines universités où les cours n'ont pas eu lieu. «Au moins 45% des activités d'enseignement» étaient touchées par des débrayages d'enseignants-chercheurs, selon le Snesup-FSU, premier syndicat du supérieur.

«Il y a eu des perturbations limitées et sporadiques: dans certaines universités, pas de cours et rétention de notes», a simplement précisé le ministère de l'Enseignement supérieur.

Ces grèves étaient organisées à l'appel de syndicats et d'associations de droite (AutonomeSup, Défense de l'université) comme de gauche (Snesup), pour contester la réforme du statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants.


La France des universités plonge doucement dans la grève
A Strasbourg, première université du pays, les départements de mathématiques, lettres, espagnol, anglais, langues étrangères appliquées, géographie, histoire et droit observaient la grève reconductible des cours, selon les organisateurs.
La grève reconductible a aussi été votée à Toulouse II, Rouen, Bordeaux-IV et à l'établissement aixois d'Aix-Marseille I.

L'IEP d'Aix-en-Provence était en grève, une première depuis sa création en 1956. Au Mans, une assemblée générale a voté la grève. Lille I l'a votée pour mardi. Limoges, où le principe d'une grève a été voté, devait se réunir ce même jour.

A Nantes comme à Caen, certaines unités de formation et de recherche (UFR) ont voté la grève, d'autres la rétention des notes. A Mulhouse (Haut-Rhin), la grève administrative a été votée.

Avec agence





Bientôt le "chausse-toi pov' con"?

Après ceux sur Bush et sur le Premier ministre chinois, le lancer de chaussure devient une mode... qui débarque en France!

Ce mardi, pour manifester leur opposition au projet de réforme de leur statut, les enseignants-chercheurs se sont rassemblés devant le ministère de l'Enseignement supérieur pour organiser une opération "coup de pompe"....

Pourquoi les enseignants-chercheurs font-ils grève?
Pour exiger le retrait du décret modifiant leur statut. Ce décret prévoit de donner plus d'autonomie aux présidents d'université et 1000 suppressions de postes sont prévues cette année dans les universités.
Les enseignants-chercheurs appellent  à des journées d'action les 5 et 10 février prochain.
Leur ministre de tutelle, Valérie Pécresse, leur a assuré que leur profession n'était pas concernée par ces suppressions de postes.



le lancer de chaussures made in France
Video Envoyé par LePost sur wat.tv

(Sources: BFM, i-Télé)




Autres articles à lire, liens donnés par Le Post et 20minutes.fr  : 





www.labandepassante.org


UNIVERSITE, LE GRAND SOIR Réfutations II

Un film de L'Autre campagne et Sauvons la recherche Paris

Réalisé par Thomas Lacoste


Régulièrement les gouvernements de droite comme de gauche rêvent de prendre le contrôle sur l'Université et de transformer la Recherche en un vaste bureau d'études. Cette fois l'attaque est particulièrement brutale. Profitant de la crise profonde qui frappe des établissements universitaires dépourvus de moyens et confrontés à un afflux sans précédent d'étudiants, le gouvernement souhaite instaurer un système inégalitaire, localiste, autocratique, de plus en plus dépendant de la commande publique et privée.

Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter les pièges d'une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d'un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l'Université.

Avec par ordre d’apparition : Christian de Montlibert (sociologue), Anaïs de Courson (comédienne), Christophe Charle (historien), Jacqueline Heinen (sociologue, présidente du Conseil d'administration de la CP-CNU), Eric Herbert (physicien, post-doc), Sophie Pochic (sociologue), Daniel Steinmetz (chimiste, SNTRS-CGT), Bernard Convert (sociologue), Hélène Combes (politiste), René Bagorski (conseiller confédéral CGT) et Frédéric Neyrat (sociologue).


Chapitre I  - Universités, le grand soir 1 envoyé par lautrecampagne


Chapitres II à IV à voir sur la page du dicumentaire ici UNIVERSITE, LE GRAND SOIR Réfutations II

 


Publié dans Education-Jeunesse

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