Le scandale du Distilbène® : les filles "des" en France

Publié le par benedicte

Le scandale du Distilbène® : les filles "des" en France


J'avais vu il y a un moment déjà un reportage concernant ce problème mais en Allemagne.

L'actualité a remis les filles "DES" a l'actualité. Vous aurez les informations ci-dessous,

Bien que ce soit une histoire "ancienne" vu que ce produit a cessé d'être prescrit depuis 1997, les filles nées de femmes ayant pris du Distilbène pendant leur grossesse souffrent d'un certain nombre de malformations entraînant la stérilité, voire des cancers. Or ce produit s'est avéré n'avoir aucune efficacité pour prévenir les fausses-couches, contrairement à ce qu'il était prétendu.

Aucune efficacité, signifie seulement ne produit pas les effets attendus ... mais en aucun cas sans conséquence et encore moins sans danger !

Ne prenez pas tout ce que l'on vous présente comme devant vous prémunir miraculeusement de ci ou ça, surtout même dirais-je, si on vous le présente ainsi. Toutes ces substances ont plus de chance d'avoir un impact négatif que vous prémunir de quoi que ce soit ! Mais les conséquences peuvent n'être visible que des années après !

Songez-y et allez voir sur la page SANTE et médicalisation les articles concernant les vaccinations, les médicaments, les pratiques de l'industrie pharmaceutique ... et ne fait pas vacciner vos bébés dès les premières semaines avec des vaccins héxavalents contenant celui de l'Hépathite B à votre insu, ni vos filles avec le Gardasil ou son clône ...




Le Distilbène®
C'est le nom de l'hormone de synthèse prescrite à nos mères lors de leur grossesse.
Pour les filles qui ont été exposées in-utéro à cette hormone, cela signifie aujourd'hui : malformations utérines, stérilité, grossesses difficiles et prématurité, cancer... (source les filles DES)

Le Distilbène® est le nom commercial d’une hormone, le diéthylstilboestrol (en abrégé «D.E.S.»). Cet œstrogène de synthèse a été prescrit aux femmes enceintes présentant une menace de fausse couche ou ayant fait une ou plusieurs fausses couches.
Secondairement, il a servi à traiter les femmes enceintes diabétiques insulo-dépendantes, celles qui souffraient de toxémie gravidique, voire même de stérilité.
Il a été commercialisé en France à partir de 1950.
Son utilisation pour les femmes enceintes a été en principe totalement interrrompue en 1977.

Qui est concerné ?
Les enfants, essentiellement des filles, dont les mères ont pris du Distilbène® pendant leur grossesse, ce qui représente environ
200 000 personnes. C’est entre 1964 et 1975 qu’il a été le plus prescrit. Les conséquences, qui portent essentiellement sur la fécondité et la grossesse, se feront donc particulièrement sentir entre 1990 et au moins 2015, quand ces jeunes femmes souhaiteront à leur tour avoir des enfants. (source le Réseau D.E.S France)


 

Naturavox
Le scandale du Distilbène

Entre 1948 et 1971, le Distilbène, une hormone de synthèse, a été prescrite à des millions de femmes enceintes a travers le monde pour prévenir les fausses-couches. Les enfants issus de ces grossesses ont eu des malformations génitales entrainant stérilité et cancer. Tous les pays occidentaux indemnisent les jeunes femmes. Pas la France. Pourquoi ? De 1948 à 1977, en France, le Distilbène, cette hormone de synthèse devant prévenir les fausses-couches a été prescrit.

Une invraisemblable campagne de promotion a aidé le médicament à se répandre à travers l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Amérique Latine, le Moyen-Orient et l’Asie.

Hélas, le DES était inefficace. Une étude menée en double aveugle contre placebo portant sur 1 600 femmes et publiée en 1953 montra clairement que le DES ne réduisait pas le risque d’avortement, d’accouchement prématuré ou tardif.

Il s’est avéré que des millions de jeunes-femmes à travers le monde ont eu des malformations génitales (utérus en T, col typique d’imprégnation du DES,..) entraînant stérilité et cancers.

Sachant pertinemment que ces malformations n’ont jamais été observées ni avant ces prescriptions massives ni après, les laboratoires demandent à ces jeunes-femmes, maintenant âgées de 30 à 40 ans de fournir les ordonnances de leur mère. Chose impossible, sauf exception.

De fait, la Cour d’appel de Versailles a donné raison aux laboratoires (UCB Pharma et Novartis) au mois de novembre dernier, alors que dans tous les autres pays occidentaux,les filles "DES" ont été indemnisées.

Une procédure en cassation est en cours. Hélas, en attendant, les filles se doivent de rembourser des milliers et des milliers d’euros aux laboratoires. Une d’entre elle passe même en jugement vendredi prochain car une saisie sur ses biens vient d’être faite !

Ce qui est incroyable, c’est que les autres pays occidentaux reconnaissent le statut de victime des filles "DES" et les indemnisent à juste titre. Si seulement les pouvoirs publics français pouvaient réagir...




  Les Filles DES

Victimes du distilbène (DES), nous sommes ce qu'on appelle : des filles DES.
Pourquoi ce site ?
Parce que nous sommes nombreuses à rencontrer des problèmes gynécologiques, des problèmes de stérilité et que pour réaliser notre projet parental nous nous tournons vers l'assistance médicale à la procréation, ou l'adoption ;
parce que certaines d'entre nous ont aussi été touchées par un cancer.
Nous avons souhaité créer ce site et l'association lesfillesdes pour qu'il soit un lieu ou vous trouviez des informations concernant le distilbène et ses implications, les suivis médicaux, l'assistance à la procréation, l'adoption... mais aussi un lieu d'échanges avec les forums.
Avec l'association, nous organisons des rencontres, des conférences, nous avons une structure juridique pour être présent lors d'évènements...


La bataille du Distilbène une bataille de tous les jours !
Nous tenons à remercier les très nombreuses personnes qui ont témoigné leur soutien à Stéphanie pour son audience du 6 mai au tribunal de grande instance de Créteil.
L'avocate de Stéphanie a pu mettre en évidence devant les juges, les méthodes d'intimidations et les pressions qu'exercent actuellement le laboratoire UCB Pharma sur ses victimes afin de les dissuader de poursuivre leur combat devant la cour de cassation. Les saisies d'huissiers, les factures pleuvent sur les victimes.
Que doit on penser de cette attitude de la part d'un laboratoire ayant des milliers de victimes sur la conscience ?
Par ailleurs la cour d'appel de Versailles, par son arrêt du 10 avril 2008, a infirmé le jugement de première instance du TGI de Nanterre (Hauts-de-Seine) qui avait condamné UCB Pharma à verser une victime du DES, la somme de 230.000 euros en guise de dédommagement.
Cette personne victime d'un cancer doit désormais rembourser UCB Pharma.
Une chose est certaine, ces décisions des plus injustes, ne font que renforcer la volonté des victimes du Distilbène d'intensifier leur combat contre ce laboratoire.
Pour Stéphanie la décision relative à sa saisie vente est mise en délibéré au 4 juillet 2008.
A suivre !
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Mais nous garderons notre liberté de penser !

Stéphanie, a été exposée au médicament "Distilbène", alors qu'elle était encore dans le ventre de sa mère. Il en résulte de graves malformations lui interdisant de pouvoir porter un enfant.
Les médecins ayant suivis Stéphanie, et le médecin ayant prescrit le "Distilbène" à sa mère n'ont pas mis en doute cette exposition. 

Cependant Stéphanie porte le tort de ne pas pouvoir présenter l'ordonnance qui avait été remise à sa mère en 1973 ! 

De ce fait la cour d'appel de Versailles, ne la considère plus comme une victime du Distilbène et la condamne à payer les frais de justice. UCB Pharma et Novartis lui réclament donc le remboursement des frais de justice liés à leurs multiples avocats, soit plusieurs milliers d'euros !
Cet arrêt de la Cour d'Appel fait jurisprudence et désormais plusieurs victimes du Distilbène se retrouvent dans cette situation. 

Les avocats du laboratoire UCB Pharma ont décider de persuader les victimes d'abandonner toutes poursuites en demandant une "saisie vente" des biens de Stéphanie. Le juge d'exécution des peines du tribunal de Créteil est saisi de ce dossier et une audience est programmée le 6 juin prochain.

Sans ordonnance vous n'êtes pas des victimes ! Les laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis sont en passe de réussi leur pari en faisant disparaitre du paysage médiatique leurs 160 000 victimes... Justice vous avez dit justice ???

Au nom de l’association, et comme marque de soutien aux 160 000 victimes du Distilbène merci de bien vouloir diffuser très massivement cette information.
Contact Presse : stefania@lesfillesdes.com

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Suite à la décision de la cour d'Appel de Versailles, les trois personnes concernées ont décidé de se pourvoir en cassation ainsi qu'une quatrième dont l'arrêt a été rendu peu après...
Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite du calendrier des procédures judiciaires.




Réseau D.E.S France
Information Soutien Coopération

Présentation
Réseau DES France
Notre association s'adresse aux femmes et aux hommes concernés par le Distilbène (DES). Ce médicament a été prescrit aux mères (ou grands-mères) au cours de leur grossesse entre 1948 et 1977.
Ce site est à votre disposition pour vous informer dans le domaine de la santé ou du juridique.
C'est aussi votre espace de parole et de partage pour exprimer vos remarques et vos questionnements touchant au Distilbène.

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13/10/06 - Nouvelle condamnation d'UCB
Vendredi 13 octobre 2006, 18h50
Distilbène: la famille d'une jeune femme décédée d'un cancer obtient 344.000 euros

PARIS (AP) - Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné vendredi le laboratoire UCB Pharma à verser 344.000 euros d'indemnités à la famille d'une jeune femme décédée d'un cancer provoqué par l'exposition au Distilbène (DES) in utero, a-t-on appris auprès de l'association Réseau DES-France.

Le Distilbène, nom commercial de l'hormone de synthèse diéthylstilbestrol (DES), a été largement utilisé, de la fin des années 40 au milieu des années 70 pour prévenir les fausses couches. De nombreuses jeunes femmes, dont la mère prenait du Distilbène, souffrent aujourd'hui de cancers provoqués par ce médicament.

Le TGI de Nanterre a reconnu vendredi le lien entre l'exposition au Distilbène in utero et le cancer dont une jeune mère de famille est décédée au cours de la procédure.

...lire la suite >>



Winckler’s Webzine
Le site personnel de Martin Winckler

Distilbène : un laboratoire condamné par la justice française
par Salomé Viviana, juriste

Article mis en ligne le 13 septembre 2004

Un jugement, rendu en France en avril 2004, reconnaît la responsabilité du laboratoire UCB dans les conséquences de l’utilisation du Distilbène. Salomé Viviana, notre correspondante juriste, en fait ici un compte-rendu fort intéressant. (....)

Publié dans Santé

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charlotte357 14/06/2008 19:48

J'ajoute juste ceci Béné :Enfin, une autre question reste posée : celle de la responsabilité de l’administration française qui n’a pas agi avec la même célérité que la Food and Drug administration puisqu’elle n’a interdit la prescription du distilbène aux femmes enceintes qu’avec un décalage de 6 ans. La responsabilité du laboratoire pharmaceutique n’exonère pas l’Etat de la sienne et vice-versa. A ma connaissance, les victimes du distilbène n’ont pourtant pas, à ce jour, saisi la juridiction administrative de recours indemnitaires tendant à ce que soit reconnue la responsabilité de l’Etat. De son côté, UCB Pharma aurait également peut-être intérêt à voir sa responsabilité partagée avec les pouvoirs publics.Souvenons-nous du scandale du sang contaminé !Bises

benedicte 14/06/2008 22:08


Je suis d'accord, et je ne sais pas si ce n'était pas mentionné dans l'article de Martin Wincker, à moins que ce soit dans un autre dont je n'ai pas mis le lien. Oui vu de décalage il y a une
responsabilité de l'administration française mais qui ne pourrait être invoqué que pour ces 6 ans, alors que la période où ont été conçues les filles d.e.s. couvre une période beuacoup plus large.
Pour le "sang contaminé" terme très soft puisqu'il s'est quand même agi d'infecter par transfusion et par les traitements pour les hémophiles, une maladie mortelle, qui a été jugé ? Et c'était en
connaissance de cause, pour des histoires de gros sous ! Alors que le Distilbène, les conséquences n'ont été constatées et la relation faite avec le médicament, que des années après sur les filles
nées de mère ayant eu ce traitement. Alors si personne n'a été condamné pour le sang, les chances d'obtenir un quelconque jugement, même de principe est peu probable, concernant le Distibène.
Par contre l'ensemble de ces affaires devraient être compilées pour attaquer la politique gouvernementale de santé publique, qui n'en est pas une, mais est décidée en fonction des désidératas des
lobbys de l'industrie pharmaco-chimique et de certaines professions médicales, et vont à l'encontre du souci du meilleur état de santé pour tous !
Mais là aussi, que les gens prennent conscience , développe une vision globale du problème et oeuvrent ensemble, et non seulement pour le problème qui les concerne ... et bien ça ne semble pas
gagné ! Bises