Les abeilles sont en train de mourir ...

Publié le par benedicte

Les abeilles sont en train de mourir ...


Les abeilles, ces petites choses volantes à rayures jaunes et noires ? Qui font du miel ? ... et qui piquent ? ... et que bon nombre d'urbains ne savent différencier d'une guêpe ?

Je sais la plupart des gens ne verrront pas où est le problème, il serait pourtant nécessaire de comprendre ce que cela signifie, et à quel point il est urgent de changer notre regard sur ce monde.

A force de nous couper de plus en plus de la nature, de vivre dans un environnement artificiel (et plus que réducteur), nous perdons conscienc de notre ignorance du vivant, alors même que nous avons la prétention d'en être créateur (OGM, clônage) et déchiffrer l'univers ... nous sommes en plein délire du Dr Frankestein  ...

Le problème n'est pas est-ce le gaucho, poncho, OGM, etc... qui est responsable de leur mort. Les tests je l'avais dit dans un autre article à propos d'autre chose, sont fait indépendamment les uns des autres, jamais en testant le coktail mortel que représente l'addition de l'ensemble de ces substances toxiques dans l'air, l'eau, le sol ...

La progressive disparition des abeilles doit nous alarmer en soi et devrait nous faire comprendre à quel point notre environnement est toxique à la vie, sauf à croire que nous ne sommes pas des êtres vivants !

Les conséquences d'une possible extinction de cette espèce, ne sont même pas imaginables. A une époque où pourtant elles n'étaient pas menacées, Einstein avait dit que si les abeilles disparaissaient l'humanité n'aurait plus que 4 ans à vivre ... c'était une image, 4 ans signifiait que nous ne survivrions pas longtemps à leur disparition et à celles en cascade qui s'en suivraient.


Un liste d'articles ci-dessous sur les abeilles, leur rôle dans la pollenisation et pourquoi ce qui est appelé syndrome d'effondrement des colonies (CCD Colony Collapse Disorder), qui laisse les ruches soudainement désertes, massivement dans certaines régions du monde comme aux Etats-unis, devrait nous faire prendre conscience de l'urgence à faire autrement !


( photo source le blog La Grande Bouffe Ethique )

 




Terre Sacrée

Page thématique consacrés aux abeilles

La mort des abeilles met la planète en danger
Plus d’abeilles, plus d’humains...

Pour que les journaux financiers se mettent a relayer l’information, c’est que cela doit commencer à devenir inquiétant…

Voilà déjà un bon bout de temps que plusieurs scientifiques et biologistes ont tiré la sonnette d’alarme concernant la disparition des abeilles. Pourtant cela semblait n’inquiéter personne. Mais voilà que maintenant le journal « Les Echos » n’hésite plus à écrire dans un article daté du 20 Août 2007 :

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine. 

Difficile de faire plus clair… Plus d’abeille, plus d’humain !

Pour ceux qui me lisent depuis quelques temps, j’ai plusieurs fois abordé le point de vue qui consiste à dire que toutes les espèces vivantes (aussi bien végétales qu’animales) sont interdépendantes. Et qu’en jouant aux apprentis sorciers avec les OGM et les produits chimiques cela finira forcement par nous retomber dessus… Si dans la majorité des cas, cette interdépendance ne se voit pas au premier abord, dans le cas des abeilles, c’est assez trivial. Les abeilles sont responsables de la pollinisation de plus de 80% des plantes, fleurs et fruits de la planètes, sans abeilles nous perdons de fait la capacité à nous nourrir. Les trois quarts des végétaux qui nourrissent l’humanité en dépende… Pour reprendre la célèbre phrase d’Einstein, « sans abeille, l’humanité ne tiendrait pas plus de 4 ans ». ... lire la suite >>

Sommaire de la page :

La mort des abeilles met la planète en danger - Plus d’abeilles, plus d’humains... - Maladie de la disparition - Un pic de disparition est observé au printemps 2007 – Sur internet : Les abeilles, témoins bon état de notre environnement, disparaissent massivement : http://www.notre-planete.info/actualites




20-05-2008
Insecticides et abeilles : nocivité avérée en Allemagne mais pas en France...

Le 15 mai dernier, l’Office fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire siégeant à Berlin a suspendu l’autorisation de certains insecticides utilisés dans l’enrobage des semences en terre allemande. Ce décret s’applique à l’ensemble des produits fabriqués à partir de clothianidine, matière active de la famille chimique des néo-nicotinoïdes (1). Leur emploi vise à protéger les plantations de l’attaque de vers et d’insectes prédateurs des semences tels que les larves de taupins (2) et les oscinies (3).
A l’origine de cette interdiction, des analyses effectuées par l’Institut Julius Kühn (IJK) ont révélé que la clothianidine était l’une des causes majeures de la rapide disparition des populations d’abeilles élevées dans le pays de Bade, situé au Sud-Ouest de l’Allemagne. Par frottement lors du butinage des plantes dont les semences ont été enrobées, les abeilles entrent en contact avec l’agent toxique. Cette contamination condamne l’insecte à une mort certaine, affectant son système nerveux et lui faisant perdre tout sens d’orientation.
A l’heure actuelle, seuls les Landers de Bade-Wurtemberg et de la Bavière sont touchés. Cette restriction géographique s’explique par l’utilisation massive d’insecticides dans les cultures de maïs de la plaine du Rhin et de la région attenante à la ville de Passau, confrontées à l’invasion de chrysomèles, des insectes réputés pour leur goût prononcé pour les plants de maïs. Bien que les études destinées à identifier les causes précises de cette contamination massive à la clothianidine soient encore en cours de réalisation, on suspecte certaines machines de semence d’avoir contaminé des cultures avoisinantes de colza ou de fruits en propageant une quantité de produit supérieure à celle initialement prévue.
Dans l’attente de données plus précises, l’Allemagne a invoqué le principe de précaution, interdisant l’utilisation de l’ensemble des insecticides incluant la clothianidine dans leur composition. La liste des produits incriminés comprend le Poncho, le Cruiser 350 FS, le Cruiser OSR, l’Antarc, le Chinook, l’Elado, le Faibel et le Mesurol liquide.
En suspendant la mise sur le marché de la gamme Cruiser de la société Syngenta, l’Allemagne se désolidarise de la France avec laquelle elle avait engagé une procédure de reconnaissance mutuelle en janvier dernier, pour la commercialisation de ces produits. Déclarant pour sa part n’avoir constaté aucune évolution de la mortalité des abeilles françaises, Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, n’a pas pris le pas à son homologue européen. Se satisfaisant de l’hypothèse d’un dysfonctionnement des types de semis utilisés en Allemagne, il s’est contenté de mettre en place dans les régions d’Aquitaine, de Rhône-Alpes et de Midi-Pyrénées un dispositif de surveillance des populations des abeilles.
A la lumière de ces récents événements, il est tentant de reconsidérer la suggestion faite en 2002 par le Comité de Prévention et de Précaution du ministère de la santé, lequel préconisait alors de transférer la gestion des pesticides au ministère de la santé, l’affiliation du ministère de l’agriculture et de la pêche avec la filière agricole ne pouvant garantir une totale objectivité.

Cécile Cassier


1- Les néo-nicotinoïdes sont des insecticides neurotoxiques, utilisés principalement en agriculture.
2- Les taupins sont des insectes coléoptères. Au stade de larve, ils se révèlent particulièrement polyphages.
3- L’oscinie est un moucheron noir de 3mm de long environ et de 1mm de large.




Le 21 mai 2008
Pourquoi les fleurs ont perdu leur parfum ?

Les chercheurs disent que la pollution réduit considérablement la distance de propagation de l'odeur des fleurs

Geoffrey Lean, directeur de la publication Environnent, écrit que la pollution étouffe le parfum des plantes et, en empêchant la pollinisation des abeilles, met en danger le cycle le plus essentiel de la nature. 

Une nouvelle étude suggère que la pollution atténue le parfum des fleurs et empêche certains des processus les plus fondamentaux de la nature, perturbe la vie des insectes et met en danger l'approvisionnement alimentaire.

Une recherche potentiellement extrêmement importante, financée par la précieuse fondation étatsunienne National Science, a constaté que les gaz surtout formés à partir des émissions d'échappement des voitures, empêchent les fleurs d'attirer les abeilles et les autres insectes pour la pollinisation. Et les scientifiques qui ont mené l'étude craignent que la capacité des insectes à repousser leurs ennemis et à attirer leurs congénères pour s'accoupler puisse aussi être gênée.

À l'Université de Virginie, les chercheurs disent que la pollution réduit de façon spectaculaire la distance parcourue par le parfum des fleurs. Le professeur José Fuentes, qui a dirigé l'étude, a déclaré : « Les molécules de parfum produites par les fleurs dans un environnement moins pollué peuvent se répandre sur à peu près 1.000 à 1.200 mètres. Mais aujourd'hui, elles peuvent circuler seulement sur 200 à 300 mètres. Cela rend la localisation des fleurs de plus en plus difficile pour les abeilles et les autres insectes. »

Les chercheurs, qui ont travaillé sur l'odeur dégagée par les gueules-de-loup, ont constaté que les molécules sont instables et se lient rapidement à des polluants comme l'ozone et les radicaux nitrate, formés surtout dans les émissions des véhicules. Cela modifie chimiquement les molécules, faisant qu'elles n'ont plus l'odeur des fleurs. Un cercle vicieux s'installe donc, les insectes ayant du mal à obtenir assez de nourriture et les plantes n'étant pas assez pollinisées pour proliférer.

Déjà les abeilles, pollinisatrices de la plupart des cultures du monde, sont en déclin sans précédent en Grande-Bretagne et dans la majeure partie du globe. En moins d'un trimestre, 2,5 millions de colonies d'abeilles domestiques d'Amérique ont été mystérieusement exterminées par le syndrome d'effondrement des colonies (CCD), qui laisse les ruches soudainement déserte.

La crise s'est maintenant étendue à l'Europe. Les hommes politiques insistent sur le fait que le CCD n'a pas encore été constaté en Grande-Bretagne, mais les insectes sont en baisse, là aussi, et le Ministre de l'Agriculture Lord Rooker a signalé que « les populations d'abeilles pourraient être anéanties dans 10 ans. »

Les chercheurs ne pensent pas avoir trouvé la cause du CCD, mais disent que la pollution rend la vie des abeilles et des autres insectes plus difficile à bien des égards.

Article original en anglais : The Independent
Traduit par Pétrus Lombard.




Le Soleil - mercredi 04 avril 2007
La mort des ruches menace les cultures
Pierre Asselin

Les ruches se vident à travers les États-Unis et dans certaines parties du Canada. Dans le sud de l’Ontario les apiculteurs ont perdu plus de la moitié de leurs abeilles. On saura dans quelques semaines si le Québec a été épargné par le phénomène ou pas.
Le président de la Fédération des apiculteurs du Québec, Jean-François Doyon, signale qu’au Québec, on observe plus de pertes qu’à l’habitude dans certaines régions alors que d’autres se portent assez bien. « On a des chercheurs qui suivent ça de très près, on reste très vigilants et très alertes. »
Les apiculteurs américains ont commencé à rapporter des pertes importantes d’abeilles en 2006. On a baptisé le phénomène Colony Collapse Disorder (CCD). Il y a plus de 1,5 millions de ruches de perdues aux États-Unis, indique M. Doyon. C’est presque 40 fois le nombre total de ruches que possèdent l’ensemble des 250 apiculteurs du Québec.
« C’est plusieurs milliards $ perdus à cause de la pollinisation qui ne se fera pas. Les arbres qui ne seront pas pollinisés ne donneront pas de fruits, avertit le producteur. Pour chaque dollar directement généré par les abeilles, il faut ajouter au moins 10 $ pour le restant de l’agriculture. » Dans le sud de l’Ontario les pertes vont des apiculteurs vont de 60 à 90 % en moyenne, ajoute-t-il. « Ce n’est pas très réjouissant. »

La faute aux OGM ?
Selon plusieurs, les plantes génétiquement modifiées pour produire la toxine BT seraient responsables du CCD. M. Doyon n’est pas convaincu. « Il y a du maïs BT ici aussi et on n’a pas les mêmes problèmes. C’est une foule de facteurs, comme la température cet hiver, les maladies, les virus, ça ne nous laisse pas de chance. »
Mais selon Réjean Lambert, le plus important producteur québécois, on ne peut pas écarter les OGM. La toxine BT se retrouve au Québec dans le maïs et la pomme de terre mais elle est utilisée dans d’autres productions aux États-Unis. En Europe, dit-il. Des apiculteurs ont perdu jusqu’à 90 % de leurs ruches dans certains pays, notamment en France.
« Il n’y a pas de fruits s’il n’y a pas d’abeilles, rappelle cet apiculteur. La mise à fruits du bleuet est causée à 90 % par l’abeille. C’est la même chose pour la pomme, la fraise, ou le trèfle, partout où il y a des fruits. On n’a pas d’écoute et de soutien des gouvernements, déplore-t-il. Ils ne réalisent pas l’apport de l’abeille à la nature. Si l’abeille disparaissait, l’humanité ne survivrait pas longtemps. »
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1/08/2007- mise à jour : 29/01/2008

Christophe Magdelaine

Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement 

Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d'arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l'environnement.
Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d'alarme remonte à l'automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on y parle de "syndrome d'effondrement des colonies" ("colony collapse disorder" ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s'intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.
Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu'à 90% de leurs population.
Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu... En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu'une confirmation du phénomène n'ait été donnée pour l'ensemble du pays.
Dans de nombreuses régions du monde, les populations d'abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. ... lire la suite >>

Publié dans Planète-environnement

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sixtine 02/06/2008 20:14

Evoqué sur mon blog dans l'article " pesticide ", j'apprécie d'avoir trouvé chez toi plus d'infos sur le sujet et je vais signaler ton article dans mon commentaire.

benedicte 04/06/2008 01:12


C'est inquiétant ... il faut tenter de relayer l'information, bien que je doute que les gens se sentent massivement concernés. C'est déprimant, merci pour le relais, amicalement