Les Benzodiazépines : valium, temesta, lexomil, trangsène, xanax, etc.

Publié le par benedicte

Les Benzodiazépines : valium, temesta, lexomil, trangsène, xanax, etc.... les drogues légales : effets et conséquences, addiction et sevrage


"Il est plus difficile de sevrer les personnes des benzodiazepines que de l’héroïne." professeur M Lader (1999)

 

Nous sommes le premier pays consommateur de somnifères, anxiolytiques et anti-dépresseurs en tous genre, qui ne sont rien d’autre que des drogues légales, ayant des effets similaires à celles qui ne le sont pas, au point qu’il existe désormais un véritable trafic de ces pilules dans la rue à usage de stupéfiants

Un dossier très complet "The Ashton Manual" (liens et historique dessous) sur les effets et le sevrage des benzodiazépines, a été ecrit et mis en ligne (en français ouf !, par Chrystal Heather Ashton, DM FRCP, Professeure Emeritus en Psychopharmacologie Clinique à l'Université de Newcastle upon Tyne en Angleterre qui a commencé à dénoncer les conséquences de l’utilisation abusive de ces substances depuis plus de 15 ans.

Les benzodiazépines, dont le tableau est donné sur ce site c’est entre autre le valium, temesta, lexomil, trangsène, mogadon, xanax, stilnox, Rohypnol … la liste est longue.

Une question que vous pourriez vous poser, vu qu’il s’agit bien de drogues, et même de drogues dures, dont  les dégâts sont considérables, bien qu’elles soient prescrites par des médecins et remboursées par la Sécurité Sociale. L'existence d'un véritable marché dans la rue et sur le net, de ces produits en direction des toxicomanes, montre qu'eux les voient bien pour ce qu'ils sont : des drogues !

Pourquoi interdire ou considérer illégales les autres, et criminaliser leur usage et leur vente ? Pourquoi faire passer des tests pour le cannabis lors d’un accident de voiture, alors que la conduite est tout aussi, voire plus dangereuse selon les cas, lorsque l’on prend ces cachets ? Pourquoi pousser les haut-cris parce que des adolescents fument du cannabis, en même temps que l’on ne cesse d’augmenter les prescriptions de ces drogues légales aux adolescents, voire même aux enfants puisque l’autorisation de leur prescrire du Prozac (*) vient d’être donnée en France ? Je ne prône absolument pas la consommation de cannabis ou de toute autre substance altérant la perception de la réalité, mais sa diabolisation est hystérique compte-tenu de la consommation de somnifère, anxyolétiques et anti-dépresseurs en tout genre, qui est en parallèle prescrite à tout de bras, pose question. D'une part la diabolisation de la première, vise à masquer la seconde, et divise les drogués en "bons drogués" fournis par le médecin et "mauvais drogués" fournis par le dealer du coin. Cette distinction arbitraire est perverse. Je cite :
"Médicaments psychotropes : Un grossiste (le pharmacien), un dealer (le médecin) et un consommateur de drogue (l'assuré) sous la surveillance de deux organisations criminelles (l'Etat et l'Industrie du médicament)"
 
Dr Martin Winckler (son site Winckler’s Webzine)

le site "Non aux benzodiazépines" (voir dessous) : "Les pires ravages attribués à la drogue ne passent pas par l'action véreuse d'un dealer propiétaire d'un coin de rue, mais par celle d'un vénérable médecin lové dans son cabinet"


L'accoutumance aux benzodiazépines est rapide et élevé, plus important que celui de l'héroïne et son sevrage plus difficile. Ses effets secondaires sont importants entraînant selon les personnes : état dépressifs, troubles de la mémoire, perte de l'émotionnel, troubles de la personnalité, désocialisation, agressivité, avec un risque non négligeable de suicide ... bref tout ce que l'on peut reprocher aux drogues dures illégales !
Sur le plan individuel, votre vie quelque part vous est volée, sans même que vous en soyiez conscient !
Mais le coût social, lorsqu'une partie non marginale de la population est sous l'emprise de ces drogues,  en terme de relation humaines, de relations familiales, d'éducation des enfants, de conscience et responsabilité individuelle est bien plus dramatique, sans parler du coût financier induit pour la sécurité sociale de ces prescriptions, mais également de la prise en charge des soins médicaux et accidents conséquences de la prise de ces pilules.

Il n’y a donc aucune raison de faire de distinction entre les drogues en légales et illégales, mais à voir en fonction de leur dangerosité, de la dépendance qu’elles engendrent, de leur altération du champ de conscience et du comportement, etc… question méritant d'être approfondie.

Toutefois on peut déjà poser la question, concernant ces drogues légales prescrites sur ordonnance : à qui profite le crime ? Elle profite en premier lieu à l'industrie pharmaceutique, et c'est une véritable rente. Cette société génère mal-être et dépression, que l'on fait perdurer en mettant les personnes sous camisole chimique, les coupant de la perception de celui-ci et les rendant inaptes à prendre conscience de ses causes de celui-ci : une vie qui n'en est pas ou plus  une. Elles ne remettrons pas, de ce fait, en cause le fonctionnement de la société et ne chercheront pas à le changer pour reprendre possession de leur vie. Il s’agit de faire porter le poids du dysfonctionnement collectif à l’individu, si vous n’êtes pas heureux, c’est que vous refusez de l’être …

Les drogues, qu’elles soient légales ou non, sont une recherche d’oubli de la réalité, un désir de lui échapper, de la fuir, au lieu d’agir sur elle pour la changer. Et si nous cherchons à la fuir, c’est que nous sommes malheureux, mais que nous pensons que nous sommes impuissants à y changer quoi que ce soit. Or si nous sommes de plus en plus nombreux à être malheureux, ce n’est pas parce qu’individuellement, nous ne voulons pas être heureux, c’est que cette société génère, propage du malheur, de la misère autant psychologique que matérielle. Mais si nous croyons ce qui nous est dit, que le bonheur serait un choix individuel, et cherchons à oublier notre mal-être, c’est nous même que nous oublions, c’est à ce que nous sommes que nous devenons sourds et nous nous privons des moyens de changer cette société du malheur pour l’engager dans la voie d’une société où nous serions heureux de vivre. Car refuser une société du malheur est un choix dépend de nous. Dans un petit royaume d’Asie, le gouvernement a posé comme critère de mesure, en place du PNB, Produit national brut, le BNB Bonheur national brut … si ! … voir Le Bhoutan et le BNB Bonheur National Brut


(*) Le Prozac ne fait pas partie des benzodiazépines, mais est également très nocif , voir Psychiatrisation du comportement : attention donner de la Ritaline, du Prozac ou des anti-dépresseurs à vos enfants les met en danger !


D'autres articles et des liens pour information concernant la médicalisation, les vaccinations, le lobby de l'industrie pharmaceutisue sur la page
Santé, médicalisation et lobby pharmaceutique




Le site  Non aux benzodiazépines, somnifères....


Un site à consulter et explorer sur ce sujet qui compile énormémement de données, d'infos, de liens y compris vers des forums ... particulièrement si vous êtes dépendants à ce type de produits ou avez une personne proche qui l'est, mais également pour information et ne pas laisser un médecin vous enfermer dans ce piège ou enfermer l'un de vos proches.

Non aux benzodiazépines (benzos), drogues Z, nouvelles molécules et somnifères... pour que nos enfants ne connaissent pas cet enfer là ! Vos médecins vous droguent et vous empoisonnent.. Un sevrage réussi se fait en arrêt maladie !

"Les pires ravages attribués à la drogue ne passent pas par l'action véreuse d'un dealer propiétaire d'un coin de rue, mais par celle d'un vénérable médecin lové dans son cabinet"



 

Pharmacritique - 20.04.2008
Antidépresseurs, tranquillisants, psychotropes en général : surmédicalisation et toxicomanie médicamenteuse

Un extrait de l’émission de Canal+ « Lundi investigation », mars 2008 : « Tranquillisants : l’overdose ? »
Il y est question de ces patients drogués avec les « drogues du pauvre », comme le dit spontanément une femme traitée depuis une dizaine d’années par des quantités ahurissantes de plusieurs types de psychotropes à la fois.
C’est le même constat que faisait Paul Arcand dans son documentaire « Québec sur ordonnance », dont nous avons rendu compte dans cette note.

Certains patients passent d’un comprimé au « millefeuille thérapeutique », puis à la « défonce toxicomaniaque »… Mais dire, comme le fait un médecin interviewé, que les médecins sont conscients mais ne peuvent pas résister à la pression des patients est bien trop léger… Les médecins seraient, paraît-il, trop gentils et n’auraient pas appris à dire non… Plus raisonnable semble l’explication du directeur de la revue Prescrire et celle de Philippe Pignarre qui mettent en cause le marketing de l’industrie pharmaceutique, y compris la publicité déguisée en « campagnes d’information », qui atteint à la fois les médecins et les patients.






The Ashton Manual

 Les Benzodiazépines: Comment agissent-elles et comment s'en sevrer ?

 

Professeure C Heather Ashton
 School of Neurology, Neurobiology and Psychiatry
 Université de Newcastle


(J'ai compilé le dossier en PDF : à télécharger ici :
The Ashton Manual benzo_org_uk.pdf
Nota: les liens dans le pdf sont inactifs)


Les Benzodiazépines: Comment agissent-elles et comment s'en sevrer ?

• PROTOCOLE À SUIVRE LORS DU SEVRAGE DES BENZODIAZÉPINES
• Information sur la recherche médicale effectuée lors du sevrage clinique des benzodiazépines


• Index
Contenu
Introduction
Chapitre I: Comment fonctionnent-elles dans notre organisme ?
Chapitre II: Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?
Chapitre II: Programmes de sevrage lent
Chapitre III: Les symptômes aigus et prolongés du sevrage


HISTORIQUE

Pendant douze ans de 1982 à 1994, j'ai dirigé une clinique de sevrage des benzodiazépines pour les gens qui souhaitaient arrêter de prendre des tranquillisants et des somnifères. Les connaissances que j'ai acquises m'ont majoritairement été transmises par ces personnes courageuses dont les souffrances furent longues et ardues. C'est en écoutant se raconter plus de 300 patients et en suivant de près leur progrès semaine après semaine et parfois jour après jour, que j'ai appris graduellement les effets néfastes de l'usage prolongé d'une benzodiazépine et des difficultés de son sevrage.

La plupart des individus qui ont participé à ce programme consommaient des benzodiazépines prescrites par leur médecin depuis plusieurs années, voire même depuis plus de 20 ans. Ils ont décidé de cesser parce qu'ils ne se sentaient pas bien. Ils réalisaient que les médicaments, bien qu'effectifs au début du traitement, semblaient à présent les rendre malades. Ils ressentaient plusieurs symptômes, à la fois physiques et psychologiques. Certains étaient déprimés, anxieux ou les deux à la fois; d'autres présentaient des "dérangements intestinaux", des troubles cardiaques ou neurologiques. Plusieurs furent hospitalisés afin de subir des examens gastro-intestinaux, cardiaques et neurologiques avec presque toujours des résultats négatifs. On a déclaré, à tort souvent, à un certain nombre de ces "patients" qu'ils étaient atteints de sclérose en plaques. Plusieurs d'entre eux ont aussi perdu leur emploi dû à fréquentes maladies.

Les expériences de ces patients ont depuis été confirmées, lors de nombreuses études, par des milliers de patients qui ont assisté à des réunions de groupes de soutien contre les tranquillisants, en Grande-Bretagne, dans d'autres pays européens ainsi que par des personnes qui ont cherché en vain de l'aide aux États-Unis. Il est intéressant de noter que ce sont les patients eux-mêmes et non la profession médicale, qui furent les premiers à réaliser que l'usage prolongé des benzodiazépines pouvait engendrer des problèmes.

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taleb olivier 18/01/2010 13:24


Franchement, vos commentaires sur les benzodiazepines, et sur la drogue en général, c'est vraiment de la merde!! je vous le dit clear et net.

Ce sont des commentaires de "cul benis"d'un autre temps...

Posez vous surtout la question de savoir pourquoi les gens se defoncent avant de parler des produits en eux mêmes...et quand a comparer le xanax et l'heroîne, allez faire un tour a marmotant bande
de demeurés.

Il faut de tout pour faire un monde mais nous ne vivons pas dans le même monde ca c'est kler.

Bref continuez votre  croisade contre des moulin à vent imaginaires...

Et prenez un petit Trangséne, je vous jure que ca va vous decontracter du gland...



benedicte 20/01/2010 12:32


Ah les petites roquets qui n'ont rien à dire et vomissent leur bile sur le net ... 
PS : c'est l'hôpital Marmottan et non "marmotant"


non-aux-benzos 26/06/2009 04:48

petit bonjour du webmaster de drogues-legales.comon se comprend

mycr 21/06/2008 01:27

Quel cynisme pafrfois de la part du monde médical!

benedicte 26/06/2008 15:50


C'est malheureusement un peu partout, aprés la cupidité, c'est la facilité et l'ignorance font le reste... conclusion après 7 à 10 ans d'études (selon que l'on généraliste ou psychiatre) ben
finalement la majorité n'ont pas à réfléchir et s'informer ! L'intelligence et la conscience n'est pas une question d'érudition et d'études, mais de curiosité et d'ouverture d'esprit ... et ce
n'est pas ce qu'enseigne notre système éducatif ! Bises


ciboulette 20/06/2008 08:59

Béné, le Rohypnol et le Mogadon sont prescrits dans les cures de sevrage de l'HERO. ! Six comprimés par jour font le même effet que six shoots d'héro. Le tox. n'est plus en manque..... Beuh.... sauf que quand il arrête les médocs, il plonge dans une déprime grave ! Seuls l'entourage et l'attrait pour une passion, un but, un objectif peuvent réellement sortir le toxico de sa daube.

benedicte 20/06/2008 14:23


Le problème de l'addiction dépasse celui des drogues et j'appelle ça "syndrome de fuite", se couper d'une manière ou une autre de la réalité environnante et sa propre réalité, son ressenti.
J'ai un ami qui pendant plus de 10 ans a été junkie mais qui prenait depuis aussi lontemps du valium. Je l'ai rencontré il y a 5 ans, il venait d'arrêter l'héro la veille (si !) sans méthadone, ni
subutex, avec pour conséquence qu'il a multiplié ses doses de valium, et buvait jusqu'à se mettre en état d'inconscience. Il a réglé le problème avec l'alcool au bout d'un de 2 ans et demi, mais
s'il prend moins de valium, il en prend toujours.
Il n'est pas idiot, il admet qu'il est toujours un tox, et parfoir appelle son médecin son dealer, mais il ne porte pas le même regard sur ces drogues légales que sur les illégales. Et comme ce ne
sont pas du tout les mêmes symptômes de manque que l'héro, malgré tout ce que j'ai pu lui dire, il reste quelque part persuadé que c'est lui qui va mal et que le valium l'aide à aller mieux, et non
qu'aller mal est lié au manque de son organisme quand il arrête le valium. Parce qu'en plus il ne m'écoute pas quand je lui dis que contrairement à l'héro, il ne doit pas arrêter brutalement le
valium mais diminuer progressivement les doses dans le temps ...
C'est dans la tête que le problème se pose en premier, qu'il y ait tout un tas de symptômes liés au manque lors du sevrage, je n'en doute pas. Mais il y a le fait que tu as vécu sous analgésique
quelque part, tu ne ressens plus les choses, au départ le mal-être existait, tu t'es coupé du ressenti de ce mal-être, en même temps tu t'es coupé également du ressenti de ce qui pouvait te faire
du bien. Mais tu allais au départ plus mal que bien, sinon tu n'aurais cherché à fuir ce mal être. Passé la période de sevrage, ce que tu as occulté, enfoui va remonter, donc tu vas aller mal et ce
n'est pas forcément une conséquence de la prise des benzos, le problème de départ revient, et si tu n'entres pas dans une démarche de compréhension de ce que tu ressens et ce que tu vis, tu vas
chercher à fuir soit en reprenant tes cachets, soit en trouvant une autre manière de fuir ... je ne peux pas prendre la tête à cet ami chaque fois que je le vois, parce que je ne le vois pas
souvent, mais il n'a pas fait un pas dans cette direction depuis 5 ans. Il a terriblement peur de perdre le contrôle et de péter un câble, et cette peur bloque tout.
Maintenant chaque cas est un cas particulier ... j'aurais tendance qu'aucun être humain ne vas bien, sauf exception, et que l'admettre et en comprendre les causes n'est pas vraiment la tendance
actuelle, on est plutôt dans un processus d'aggravation.
De surcroît il est très peu admissible de dire que l'on va mal, y compris à ses propres yeux ... personne ne voulant admettre son propre mal-être,  rejette le mal-être chez l'autre, la
dépression est bien plus tabou que le cancer ou le sida. Je sais que si je dis que je suis dépressive chronique, qu'on évitera soigneusement de me poser de question et qu'on va changer
immédiatement de sujet, parce que ça fait peur ! ça peut même des gens à t'éviter ensuite.
Bises