"Les inventeurs de maladie" de Jörg Blech (2) sur Oulala.net

Publié le par benedicte

"Les inventeurs de maladie" - manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique (2)


Sur Oulala.net deux articles ont été publié à propos du livre Les inventeurs de maladie - manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique dont j’avais parlé en février, qui a été réédité en poche en avril dernier, et que l'on peut se procurer désormais pour la modique somme de 7,5 €. Ces articles complétent ceux déjà cités sur l'article précédent, que je vous conseille de lire, si vous ne l'avez déjà fait, ainsi que la page SANTE et médicalisation regroupant des articles sur ce thème au sens large (vaccinations, THS, psychiatrisation, lobbys,...) autant pour votre santé que celle de vos enfants. Les lobbys pharmaceutiques posant un véritable problème de santé publiques, et sont pour certains les même multinationales que celles de l'industrie chimique et des OGM !

Le premier article est un commentaire à propos du livre, et le second le courrier envoyé par une médecin généraliste à la suite de la parution de celui-ci, confirmant le contenu du livre, par ses constatations sur le terrain !

Vous voulez vivre mieux et plus heureux ? Arrêtez d'alimenter le système qui vous rend malade et malheureux !
Informez-vous, renseignez-vous, ne laissez pas les marchands de peur vous manipuler, que ce soit dans la santé, la politique, l'économie, etc ... et vous font vivre dans un état de paranoïa permanent, qui vous rend inapte à discerner les véritables menaces (et donc à vous en défendre) au sein des multiples épouvantails que l'on agite en permanence sous vos yeux !



Jörg Blech - 
Les inventeurs de maladies
Manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique

Traduit de l’allemand par Isabelle Liber
Postface de Martin Winckler

Coll. "Babel", Actes Sud, avril 2008
280 p. - 7,50 €



Je vous livre donc les deux articles ci-dessous  ...



 

Manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique
LES INVENTEURS DE MALADIES
lundi 12 mai 2008, par François Xavier

J’aurai très bien pu sous-titrer cet article "Le malade imaginaire". Mais ce titre est déjà pris (sic). Pourtant, il lui va comme un gant. Tant la World Company du médicament nous prend comme tel pour nous imposer sa pharmacopée toute aussi inutile que dangereuse ! Oui, nous ne sommes pas aussi malades que certains aimeraient nous y voir. Seulement il faut toujours plus de consommateurs. Car il y a toujours plus de nouvelles molécules "inventées". Pour le plus grand profit de quelques uns. Ne serait-il pas temps de dire STOP ? !

La médecine occidentale a perdu tout bon sens. Et s’est enfermée dans ses canons. Certitudes. Certitudes. Et encore certitudes, et toujours la même et seule manière de concevoir, de faire. Exit les médecines traditionnelles, les remèdes, les traditions. Et ne parlons surtout pas de l’approche naturelle, quel vilain mot !. Ainsi, l’on est arrivé, dans les années 1980, à désigner crise de foie une migraine accompagnée de symptômes digestifs. Et spasmophilie une crise de panique. Etc. Des maladies inventées pour justifier un traitement de cheval.
Une migraineuse devait subir le parcours du combattant. De la radiographie de la vésicule aux multiples prises de sang, histoire de trouver un « petit quelque chose ». De justifier la prise de médicaments : des hépatotropes, en l’occurence, accompagnés de cholagogues ; et 365 jours l’an !
La spasmophile, elle, subissait aussi moult dosages sanguins, et parfois des électromyogrammes absolument ininterprétables. Mais à quoi bon ? La voix du médecin est impénétrable. A ne jamais remettre en question. Et ainsi à justifier les prises de magnésium 15 jours par mois. Avec effet ... nul ! Un placebo aurait fait aussi bien ...

"Tout bien portant est un malade qui s’ignore"
Docteur Knock

Ce héros de Jules Romains est tristement d’actualité ! Car nous marchons sur la tête. La seule vision que nous avons de nos jours est celle définie par le médecin. Une vision faite de diktats et d’avertissements inquiétants : une vision totalitaire et non soignante !

En France, on trouve dans les officines plusieurs dizaines de milliers de marques de médicaments. Alors pourquoi l’OMS dresse-t-il une liste de médicaments essentiels de 325 éléments ?
Parce que les pays riches subissent le Big Brother de l’industrie pharmaceutique. Avec l’illusion que cela nous est indispensable ...
Or, il n’en est rien !
L’industrie du médicament - et avec elle, celle des appareillages de dosage biologique, des machines diagnostiques, des cosmétiques, des instruments chirurgicaux, etc. - a fait de la devise du personnage de Jules Romains son leitmotiv !
Avec une variable habillement ajouté. Tout bien portant est un consommateur en puissance ... à condition de lui faire croire qu’il est malade

Le mot est lâché : consommateur.
L’être humain est réduit à la condition de pions que les politiciens incitent à consommer pour soutenir la croissance. C’est dans cette brèche que les laboratoires se sont engouffrés, et l’on en arrive à l’absurdité absolue de voir des traitements prescrits qui ne servent à rien. Sauf à augmenter le déficit de la Sécurité sociale !

Mais qui incite à la surconsommation des médicaments ? Pas seulement le matraquage publicitaire. Non ! Ce sont bien les médecins qui sont passés du mauvais côté ! Ces médecins, investis de l’aura de confiance que confère leur titre. Ces médecins enfermés dans la spirale perverse qui les pousse à croire à ces diagnostics inexistants. Car on les leur a enseignés à la faculté. Et depuis, ils sont confortés dans ces faux diagnostics par des visiteurs pharmaceutiques leur proposant ... les traitements que leurs patients attendent.
La boucle est bouclée. CQFD.

En vingt ans la situation a empiré. L’industrie pharmaceutique a vite compris quel profit elle pouvait tirer des 15% de la population qui souffrent de migraines, par exemple. Les antimigraineux sont tous plus coûteux les uns que les autres. Sans cesse plus nombreux. En ayant pris grand soin de ne pas dire aux patients que les médicaments les plus anciens, les mieux connus, les moins chers, étaient aussi ... les plus efficaces !
Et si la spasmophilie ne fait plus partie des diagnostics officiels, la prescription d’anxiolytiques et d’antidépresseurs est, en France, la plus forte de tous les pays industrialisés !

Jörg Blech nous démontre combien le système est devenu incontrôlable. Et d’une rare perversité. Désormais, l’industrie pharmaceutique a pour règle de trouver une maladie pour chaque molécule fabriquée.
Cela en manipulant des membres influents de la communauté médicale. Le lobby pharmaceutique a réussi à faire modifier certaines normes, comme le taux de cholestérol et la tension artérielle. Cela dans un seul but : augmenter le nombre potentiel de patients susceptibles d’être traités !

Le principal argument de vente des marchands de la santé, c’est LA PEUR

En vingt ans, le terrorisme pharmacologique a pris beaucoup d’ampleur. Après s’être attaqué à la profession médicale - comme le démontrent les exemples cités dans ce livre - qui fut d’une grande crédulité, et sans doute pas insensible aux cadeaux de fin d’année, voilà que le grand public est en ligne de mire. L’ouverture de la publicité à la télévision y participe. Sans parler des magazines dits de santé qui ne sont que des officines aux ordres des grands laboratoires.
Une preuve parmi cent. Septembre 2004, Jean-François Masson, homéopathe, ose dire dans Le Parisien que les traitements homéopathiques sont couramment utilisés en Afrique. Pour lutter contre le paludisme (sic). Quand on sait, par la suite, que tout cela cachait une opération séduction pour inciter le public à se rendre à un concert au Zénith pour fêter l’association Homéopathie sans frontières ... Les bras m’en tombent ...

Rien de ce que décrit Jörg Blech n’est spécifique à un seul pays. Tous les laboratoires cités ont pignon sur rue. En France mais dans tous les pays riches. Et l’argent coule à flots. L’industrie consacre 20 000 euros par an et par médecin à la promotion de ses produits. Le somme annuelle consacrée à la formation indépendante de chaque médecin, s’élève, elle, à ... 500 euros !
Il n’y a rien qui vous choque ?

Quand ce n’est pas l’argent qui contrôle le système, ce sont les hommes. Louis-Charles Viossat fut directeur corporate du laboratoire Lilly France de septembre 2001 à mai 2002. Il faut savoir que Lilly finança la campagne de George W. Bush pour sa première élection. Monsieur Viossat devint en mai 2002 directeur du cabinet de Jean-François Mattéi au ministère de la Santé. Avant d’être nommé, en avril 2004 ... le directeur de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).
Mais de qui se moque-t-on ? !

Citoyenne, citoyen, ne crois pas que tu ne peux rien faire contre ces malfaisants. Au contraire !
Déjà, lis ce livre qui fait œuvre de contre-propagande. Ouvre les yeux et vois comment l’industrie pharmaceutique est omniprésente en Angleterre, aux USA, en Allemagne ... Ne tombe pas dans le panneau. Ne consomme pas de médicaments dont tu n’as pas l’usage. Ne lutte pas contre des moulins à vent. A commencer par ces non-maladies au premier rang desquelles ... le vieillissement.
La vie est irrémédiablement mortelle, ne l’oublie pas ! Tu ne repousseras pas l’échéance avec l’aide de poudre de perlimpinpin. Ne fonde pas ton angoisse sur les déclarations des faiseurs de miracles. Un miracle n’existe que dans les livres, pas dans les laboratoires.
Jörg Bluch nous rappelle au bon sens : la vie est courte pour être vécue en se croyant malade. Ou pire, pour succomber prématurément ... à un traitement inutile.

François Xavier




Des maladies bien fructueuses
lundi 19 mai 2008, par Martine Marchand

Nous publions ce cri du cœur qui au départ n’était pas destiné à devenir un article. mais au vu de sa pertinence et après accord avec son auteur nous vous le livrons tel quel.

Bonjour , je suis Martine Marchand, médecin généraliste J’aime bien votre site, et votre article m’a ravie, tant, à l’époque de mon non-conventionnement, époque ou je décidai que si je voulais continuer à exercer, il fallait que je me "débarrasse" des emprises de la Sécurité Sociale et de toutes les entreprises parasites qui gravitent autour. Un médecin conventionné doit obéir sous peine de sanctions.

Ce genre d’article me rassure ; on n’en lit pas beaucoup, mais non, je ne suis pas parano, ou si je le suis, apparemment, je ne suis plus seule.

Alors oui, on invente, soutenu par le discours sécu, des maladies bien fructueuses car on invente alors des traitements bien rentables, à défaut d’être efficaces, quand ils ne sont pas dangereux. pour ma part, par exemple, je n’ai jamais vu d’Alzheimer amélioré par la pharmacopée actuellement quasiment imposée et prescrit larga manu par les hospitaliers. la seule thérapeutique actuelle, à mon sens, c’est l’attention et l’affection, encore faut-il que les familles aient les moyens de cette attention. J’ai connu l’époque où ne pas se traiter contre la ménopause, qui n’a pourtant rien d’une maladie, était quasiment suspect d’une citoyenneté défaillante ; et être un médecin peu convaincu par le bien fondé de la prescription du TSH (traitement substitutif hormonal de la ménopause) vous classait quasiment dans les "inconsciets de la médecine"

Dans le même ordre de réflexions, que faut-il penser du vaccin contre le cancer du col
-  alors même que nous n’avons pas accès à des études fiables ( comment se fier aux laboratoires quand on sait qu’ils mentent - exemple du vioxx, exemple tout récent des héparines utilisées dans le traitement des phlébites ?)
-  alors même que l’état nous refait le coup du vaccin contre l’hépatite B, à savoir "nous ne le recommandons pas officiellement dans les écoles, mais vous "devez" le prescrire" ! Pas fou l’état : les bénéfices pour les copains, les risques pour tous les autres !
-  et quand vous vous apercevez que toutes vos jeunes patintes sortent des consultations spécialisées, sortent de l’hopital avec leur prescription du vaccin "en bonne et due forme" !

La liste serait longue.

Tiens, ce qui est marrant, c’est qu’en écoutant tous leurs beaux discours sur la bonne santé, et comment la garder, on peut à présent avoir une bonne idée de ce qui marche dans notre belle économie : je ne miserai pas un kopeck sur le marché du sel, rien qu’à écouter combien il est devenu dangereux de saler ses pâtes ; par contre, le téléphone portable est porteur, on se garde bien de nous en vanter les dangers !

Je vais vous confier un secret bien précieux qui, vu l’état de la bourse frise le délit d’initié : si vous avez de l’argent à placer (je n’en ai pas, hors convention, compte tenu que la sécu refuse de rembourser mes actes et que je ne travaille ni à Nice, ni à Cannes, ni à la Baule, ni dans le XVIé) je vais vous donner un tuyau : l’or, c’est ringuard, essayez le travoprost. je ne sais pas s’il est côté en bourse, mais il est bien côté par la sécu ; le travoprost est le principe actif du travatan, collyre commercialisé par le laboratoire Alcon, spécialisé dans les traitements de ceux qu’i n’ont pas le nez creux, mais la vue courte. Je m’explique : compte-tenu que le flacon fait 2,5 ml, rempli d’huile de ricin contenant 100 ug de travoprost, 200 000 euro le gramme  ? je ne suis pas très bonne en calcul, mais même si j’ai faiy une erreur d’un ou deux zéro, pas possible, ils le fabriquent sur la lune et nous font payer le prix du fuel ! Vous pouvez aussi calculer le prix du collyre en litre (8000 euro ?), mais là, ce sera encombrant et pas pur (huile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée 40 (HCO-40), trométamol, édétate disodique, acide borique (E 284), mannitol (E 421), hydroxyde de sodium et/ou acide chlorhydrique, eau purifiée. Conservateur : chlorure de benzalkonium) vous risquez des problèmes à la douane !

En tout cas, vous lire est réconfortant ; encore une fois, il y a 5 ans, quand j’ai décidé mon non-conventionnement, je me demandais si je n’étais pas parano, vous me rassurez. Et bienvenus à tous les fous d’indépendance et de liberté intellectuelle .

Merci à vous, je ne passe pas ce message sur le site, je ne sais s’il est "acceptable" pour vous

Dr Martine Marchand
généraliste non conventionné en Loire-Atlantique

Publié dans Santé

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Association Keratos 23/03/2009 21:46


Bonjour, Je vous laisse ici un message qui concerne les conservateurs dans les collyres (et notamment le benzalkonium que vous citez plus haut)
Grâce à notre partenaire Gêniris, nous avons pu placer l'ensemble des pétitions sur une seule page (ou plutôt celle-ci donne accès aux différentes versions linguistiques):
 
http://associationgeniris.free.fr/index.php?option=com_joomlapetition
 
Elle est actuallement disponible en 10 langues:
Français, Anglais, Portugais, Espagnol, Bulgare, Italien, Suédois, Allemand, Néerlandais, Norvégien.
 
Nous recherchons encore des traducteurs pour d'autres langues (même si la traduction est imparfaite).
Veuillez visiter le site pour en comprendre les enjeux:
http://preservative.free.fr
 
Veuillez commencer à signer dès à présent. Veuillez également répandre ce message afin de multiplier les signataires et de Conserver nos Yeux et PAS nos Collyres!
 
 
Keratos, Association
 
http://keratos.free.frhttp://preservative.free.fr

benedicte 20/04/2009 17:41


merci pour l'information et le lien 


ciboulette 27/05/2008 19:11

Chapeau Docteur Marchand ! Cela fait bien longtemps qu'avec mes enfants nous avons arrêté de fréquenter les médecins. Aïe, elle est folle dangereuse ! Naaan ! Figurez-vous que depuis, on n'est plus malades !!! Si si ! Ah oui, j'oubliais, on ne consomme pas de médicaments non plus. Ouh ouh ! Faites-là enfermer ! 

benedicte 28/05/2008 01:59


Et oui, la résistances c'est au quotidien contre tous les bourrages de crâne dans tous les secteurs y compris celui de la santé :) Et effectivement, nos enfants se portent mieux que ceux qui vivent
médicalisés, je ne parle bien entendu des enfants qui sont nés sans problème de santé particulier, et qui sont la grande majorité des enfants, auxquels la médicalisation génére des problèmes qu'ils
n'avaient pas au départ ! ... mais ça fait plaisir de voir certains médecins exprimer les mêmes constats comme le dr Marchand, mais d'autres également, que j'ai cité dans des articles précédents !
Maintenant, il ne faut pas être intégriste, et aller si nécessaire consulter le médecin, mais après avoir trié et en avoir trouvé un bon ! J'ai de la chance, j'en ai 2 de bien dans mon village. Sur
Nîmes, je ne sais pas s'il exierce toujours mais le Dr Perrier était un très bon généraliste et homéopathe, sans dépassement. Bises