La DETTE PUBLIQUE, une affaire rentable pour certains !

Publié le par benedicte

La DETTE PUBLIQUE, une affaire rentable pour certains !


Un livre signalé par Michelle sur son blog Personnel de maison bourgeoise, Pour ceux et celles à qui la lecture enrichit nos esprits.... sur un sujet dont on nous rabat les oreilles sans nous en expliquer les fondements et rouages ... sur ce sujet comme sur les autres, on nous mène en bateau et on nous prend pour des c*** !

Dans le cadre de la lutte CONTRE la désinformation et l'ignorance et POUR le développement d'une réfléxion autonome et critique, un livre sur ce sujet accessible à tou/tes :



LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE
À qui profite le système ?

d'André-Jacques HOLBECQ et Philippe DERUDDER
préface d’Étienne CHOUARD

Éditions Yves Michel,
mai 2008
Nb. Pages : 160, Prix : 12 €

Disponible en librairie ou sur
le site internet de l'éditeur :
Éditions Le Souffle d'Or

 





L’article de présentation sur le site d’Etienne Chouard qui a préfacé le livre, sur son blog Blog du plan C  pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens (voir également son site http://etienne.chouard.free.fr/)


La dette publique est une affaire très rentable, mais pour qui ?
Par Étienne, vendredi 16 mai 2008


André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder publient ces jours-ci un livre que j'ai trouvé excellent et que je vous recommande chaleureusement :


Préface :

Tous les citoyens devraient parfaitement connaître les mécanismes élémentaires de la création monétaire et de la dette publique : notre émancipation politique et économique dépend directement — et inévitablement — de notre émancipation monétaire. À ce simple titre, ce livre est important et pourra sans doute changer votre compréhension du monde, comme il a changé la mienne.

J’étais, en 2005, tout entier consacré à l’analyse de nos institutions (françaises et européennes) ; j’avais compris, cette même année, que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, que tous les abus de pouvoir étaient rendus possibles par la malhonnêteté des processus constituants. Je discutais sur mon forum des grands principes d’une bonne Constitution, et nous écrivions sur le wiki une Constitution d’origine Citoyenne, ce que j’appelle le site du «Plan C».

J’avais donc commencé à construire un outil — que je crois inédit et prometteur — pour une prochaine émancipation générale. Mais je négligeais complètement, par ignorance, un point absolument essentiel, un point à cause duquel toute solution politique semble effectivement interdite. André-Jacques Holbecq est venu un jour sur le forum du Plan C et a créé un fil étrange dont le titre était «Reprendre la création monétaire aux banques privées»…

La réaction fut rapide et le fil de discussion est devenu un des plus actifs et riches du site : nous progressons tous ensemble assez vite sur ce sujet décisif et méconnu: ce sont les banquiers privés qui maîtrisent le pouvoir politique, et la maîtrise privée de la création monétaire est un verrou diabolique qui interdit en profondeur tout droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Par habitude, par ignorance, par négligence, nous acceptons sans le savoir une profonde servitude non nécessaire: il n’y a rigoureusement aucune raison d’abandonner la création monétaire aux banques privées.

Ainsi, des sommes considérables, celles des intérêts de toute cette création monétaire privée, sont retirés depuis des décennies à la collectivité française, dans la plus grande discrétion et sans la moindre justification politique ou économique, et sans le moindre débat public sur le sujet.

De plus, une dette publique extravagante, annuellement renouvelée, complètement asphyxiante pour les services publics et pour le bien-être général est née de cette invraisemblable ponction. Cette dette est très injustement imputée à la prétendue incurie de l’État : il n’en est rien, puisque les dépenses publiques restent assez stables en France depuis des décennies. Non, c’est bien d’un racket privé de la richesse publique qu’il est question à la source de la dette publique, depuis 1973 en France, et partout dans le monde ; à l’évidence, l’internationale des banques existe déjà bel et bien, et il est plus que temps de la repérer et d’en décrire les méfaits.

Comprendre cette servitude injuste et la faire connaître à tous les citoyens, c’est déjà préparer notre prochaine libération.

Puisqu’on m’en donne ici l’occasion, je vais remercier André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder du fond du cœur : ils ont, dans leurs différents livres, écrits seuls ou en commun, considérablement enrichi mon analyse politique des abus de pouvoir en me rendant sensible un rouage déterminant dans l’oppression des hommes (nés libres) par le travail forcé. Tous deux cherchent honnêtement, ils écoutent tout le monde, ils passent des milliers d’heures à expliquer et expliquer encore ce qu’ils ont compris.

Et, puisqu’il est presque mon voisin, André-Jacques devient un ami ; et je le vois progresser à toute vitesse, en nous emmenant avec lui.

Il est généreux et pragmatique, il reconnaît tout naturellement ses erreurs, son action est utile, très utile, pour le bien public. Je suis heureux de l’avoir rencontré et je vous engage à le découvrir à votre tour.

Étienne Chouard

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Quatrième de couverture :

« Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ».

Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.


Aller lire les commentaires sur l'article  , j'ai trouvé fort intéressants personnellement ceux de NingunOtro.




Sur le site de l’éditeur Yves Michel / Editions Le Souffle d’Or pris sur la Fiche du livre :

 

En savoir plus sur les auteurs :

 

Table des matières :
Préface d’Étienne Chouard
Petite histoire absurde d’une dette qui court
Subtilité de langage

1. Histoire en raccourci de la monnaie et des banques
2. La monnaie et les mécanismes de sa création
3. La dette – Des vérités qui ne seraient pas bonnes à dire ?
4. L’arnaque de la dette publique
5. Coulisses et enjeux de la dette
6. Propositions
En conclusion
Annexes
1. Ils ont dit
2. Sur le blog d’Étienne Chouard
3. Les monnaies complémentaires – l’indicateur d’un courant citoyen en marche
4. Lexique
5. À propos des auteurs

 

Avant propos :

Petite histoire absurde d'une dette qui court... qui court...

Le 1er janvier 2008, vous voilà dans le besoin d’acheter une voiture afin de pouvoir vous rendre à votre travail. Votre banquier compatissant crée 10 000 euros et crédite votre compte, au taux raisonnable de 6% l’an, les intérêts payables mensuellement à raison de 0,5%.
Hélas, vous avez mal calculé car vos revenus ne vous permettent de rembourser ni les intérêts ni le capital …
Votre banquier, toujours aussi compatissant, accepte de ne vous réclamer que le montant des intérêts, le capital, quant à lui, vous le rembourserez lorsque vous serez en mesure de le faire.
Voilà déjà un bon pas de franchi! Reste à trouver le financement des intérêts! Heureusement, votre famille qui a du bien, accepte de vous apporter sa caution. Ainsi pouvez-vous obtenir, auprès d'une autre banque, un crédit qui vous permettra de payer les intérêts au premier banquier.
Mais vos revenus ne s'améliorent pas !
A chaque échéance, vous voilà dans l'obligation d'emprunter le montant des intérêts, plus ceux que vous devez sur ce que vous avez déjà emprunté!... La roue tourne et d'année en année, globalement, la dette augmente :
Janvier 2018: la voiture a10 ans. Elle ne vaut plus rien mais vous, vous êtes redevable de plus de 18 000 euros
Janvier 2048: vers la fin de votre vie, vous devez maintenant 200 000 euros … mauvais plan pour vos héritiers.
Janvier 2108: il y a juste 100 ans que vous avez pris ce crédit de 10 000 euros: votre famille vieillissante doit maintenant près de 4 millions d'euros aux successeurs de vos banquiers… s'ils ne réagissent pas, dans un siècle, leurs héritiers devront à leur tour plus de 1 milliard 570 millions euros...

Absurde ?
Et si cette petite fiction n'était que la triste réalité du peuple français, et de tant d'autres ?
La dette de l'État français qui s'élevait à 229 milliards d'euros au début de 1980, avoisinait les 1142 milliards fin 2006, soit près de 5 fois plus, 26 ans plus tard.

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Commenter cet article

ciboulette 25/05/2008 18:52

POLICUEIL est fait pour rendre ce genre de sujet moins ardu. On n'a pas besoin de tout savoir non plus. Et tout vouloir ingurgiter trop vite conduit au dégoût. Doucement, mais sûrement, on apprend...Bise 

benedicte 25/05/2008 22:06


Non nous n'avons pas besoin de tout savoir, il est nécessaire de comprendre ce qu'il en est, suffisamment pour ne pas être mené en bateau, et pouvoir savoir si l'on va ou non dans la bonne
direction. Il y a forcément des domaines par lesquels on est plus attiré ou réfractaire ... magré cet article, en réalité je fais un blocage avec tout ce qui relève du système financier et de la
bourse. Je ne serais pas candidate à l'approfondissement sur ce sujet :)
Quand à Policueil, je viens régulièrement depuis que tu l'as remis en route ... et je vais continuer. Bises