"Mai 68 analyse à chaud par un reporter américain" chez Libre Vent

Publié le par benedicte

"Mai 68 analyse à chaud par un reporter américain" chez Libre Vent


Mais avant l'article je vous livre la savoureuse Charte du lecteur du site

 

La Charte du lecteur

Ce site est réservé à un public averti, parce qu’un public averti en vaut deux. Il contient des textes qui peuvent être choquant pour certaines sensibilités, ou pas.

Ne pas être n’importe qui parce que c’est bien connu, on peut pas rire de tout avec ce con de n’importe qui selon la loi en vigueur. Je déclare que les lois de mon état ou mon pays m’autorisent a accéder à ce site, même en tongs, et que mes parents m’autorisent à manger des yoghourts nature une fois par mois. Être informé que sur le site auquel j’accède, y aura peut-être des trucs pas drôles, mais peut-être pas, ainsi va la vie, viva la viva la vida..... Je déclare aussi n’être choqué par aucun type de blagues désopilantes, et m’interdit de poursuivre l’éditeur sauf de mes assiduités. Je consulte ce serveur à titre personnel sans impliquer de quelque manière que ce soit une société privée, un organisme public, le FBI ou une association de défense des animaux morts. Je suis averti qu’il existe des solutions techniques permettant d’éteindre son ordinateur de temps à autres afin de pouvoir mener des activités telles que se promener dans les champs ou se saoûler dans des bars louches..... Et je m’engage sur l’honneur à utiliser tous les moyens permettant d’empêcher l’accès de ce serveur à des fans de Kyo. J'assume aussi ma responsabilité si j’aime les légumes verts. Enfin, je ne tiendrais pas forcément l’auteur de ce site pour responsable de mon absence totale de vie..... Je conserve ma liberté de zapper ou de rester et même d'y renenir souvent si je le souhaites.

En résumé, le site, "je l'aime ou je le quitte"...




Mercredi 14 mai 2008
Tous en grève ! Mai 68 vu d’ailleurs

Etouffée par le conformisme, la société française avait besoin d’une bonne secousse. L’analyse à chaud d’un grand reporter américain.

La révolte de Mai 68 a mis en lumière les schémas archaïques rigides qui régissent de nombreux secteurs de la société française. Les hôpitaux, par exemple, demeurent soumis à l’institution balzacienne du grand patron*, à savoir la dictature du médecin-chef. Le patron* endosse une responsabilité totale et, partant, il exerce une autorité totale, avec tous les abus et toutes les insuffisances que cela sous-entend. Cet état de fait est aujourd’hui contesté. A l’hôpital Broussais, le patron* du service de cardiologie a été viré sans ménagement de son bureau, et le service placé sous l’autorité d’un comité d’élus. Il en est allé de même dans d’autres établissements hospitaliers. Quant à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne, il a été investi par des centaines d’étudiants qui ont formé un comité d’action psychiatrique pour en prendre le contrôle.

Autre exemple, celui des architectes. Pour pouvoir exercer leur métier, ils sont dans l’obligation d’appartenir à un ordre professionnel dont les exigences sont excessivement strictes. Il s’agit d’une sorte de guilde féodale destinée à restreindre le nombre de professionnels. Portés par le vent de la contestation, ils se sont réunis à l’Ecole des beaux-arts pour voter la dissolution de leur ordre. Plusieurs d’entre eux ont brûlé leur carte de membre. Mais, une fois de plus, le besoin de tout Français de couper les cheveux en quatre a en grande partie privé ce geste de son sens. Je m’explique : les architectes, qui avaient décidé d’investir les locaux de l’ordre, ont appris que celui-ci avait déjà procédé à sa dissolution. Ils ont alors ressenti le besoin de se lancer dans un débat pour savoir s’ils devaient accepter ou non cette autodissolution – car qui peut s’autodissoudre peut bien entendu s’autoreconstituer. En conséquence, ils ont voté une motion interdisant de brûler leurs cartes, au motif que, s’ils les brûlaient, ils ne pourraient plus s’introduire au siège de l’ordre pour dissoudre celui-ci. Quant aux journalistes de la radio et de la télévision nationales, ils se sont engagés à fournir des informations exactes, complètes et objectives, avouant ainsi que les informations qu’ils avaient jusqu’alors fournies étaient inexactes, incomplètes et subjectives. C’est un secret de Polichinelle que le Service de liaison interministérielle pour l’information (créé en 1963, le SLII dépend du ministère de l’Information) réunit tous les matins les responsables des radios et télévisions [du secteur étatique] pour leur indiquer quelles informations doivent être censurées ou au contraire mises en avant. Le réseau public d’information est ainsi soumis au quotidien à de multiples pressions du gouvernement. Les journalistes de ces chaînes ont certes annoncé qu’ils cesseraient de se plier aux instructions gouvernementales et qu’ils allaient réellement informer la population. Mais le résultat n’a pas été immédiatement probant : le temps d’antenne consacré aux émeutes parisiennes est resté nettement inférieur à celui qui est attribué à des événements similaires survenus à Chicago ou à Detroit.

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Publié dans Société

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LV 18/05/2008 15:45

"je l'aime ou je le quitte"...Bien sûr un clin d'oeil à notre Pré...dateur de Pré...sident ;-))Bon dimanche :-)

benedicte 19/05/2008 23:00


J'avais vraiment trouvé la charte excellente et pleine d'humour quand j'avais découvert ton site ... je n'ai pas résisté à la mettre en préambule de l'article sur Mai 68. Amicalement et bonne
continuation :)