Le Canada emboîte le pas aux USA et entre en économie de guerre

Publié le par benedicte

Le Canada emboîte le pas aux USA et entre en économie de guerre


Nous devons impérativement peser en Europe sur nos gouvernements pour nous dissocier de la politique d'apologie de la guerre des Etats-Unis et nous opposer à leur désir obsessionnel de mettre cette planète à feu et à sang !

Voulons nous déclencher une 3ème guerre mondiale où nous aurons le mauvais rôle, car nous serons les agresseurs, les violeurs du droit international, des droits humains et des peuples, les chantres de la barbarie et les monstres à abattre cette fois-ci !  Une guerre que nous perdrons de toute façon, car ceux qui se léveront contre nous seront dans leur droit et tous les moyens qu'ils utiliseront pour nous arrêter seront légitimes. N'avons nous donc rien appris de l'histoire ?


Ci-dessous, ce qui se passe au Canada ... une nation de plus qui n'a de démocratie que le nom et dont le gouvernement oeuvre contre les intérêts de ses citoyens, prétendant le pays assiégé et devant être défendu ... sauf qu'il n'y a pas d'ennemi, un délire de paranoïaques, de pervers et psychopathes ... STOP !

 


Le plan de défense du Canada : Les États-Unis d'abord !
Mondialisation.ca, Le 13 mai 2008

Le gouvernement Harper, avec le lancement le 12 mai d’un plan de défense à long terme, engage le Canada dans un processus de militarisation sans précédent dans l’histoire du pays. Le réarmement amorcé en 2007 se fera sur une période de vingt ans. Ainsi, les surplus générés par les compressions budgétaires dans le domaine social vont servir en grande partie pour les préparatifs à la guerre. Les mêmes questions reviennent devant l’ampleur des dépenses annoncées de 30 milliards de dollars. Pourquoi procéder à de tels engagements maintenant et comment ces dépenses pourraient-elles être justifiées? 

Les mêmes réponses nous viennent à l’esprit. Le Canada n’est pas un pays guerrier et il est difficile de croire qu’il le deviendra. Les pratiques de construction et de maintien de la paix qu’il a développées au cours des dernières décennies nous laissent plutôt penser que celles-ci devraient constituer les fondements de sa politique étrangère. Pourquoi alors passer de l’approche préventive et diplomatique à celle de l’agression armée et violente pour régler les conflits? Est-ce que les traditions pacifiques qui ont fait du Canada un pays exemplaire dans le monde ont complètement disparu? Qu’est-il arrivé pour accepter fidèlement cette croisade annoncée?

Les pressions exercées par Washington et par le lobby des industries de guerre depuis quelques années portent maintenant leurs fruits. Le Canada devient de plus en plus soumis à la politique de défense de l’Amérique du Nord préconisée par Washington  et son économie se transforme progressivement par des investissements massifs dans les industries d’armement. L’armée canadienne, avec 11 000 militaires supplémentaires et des équipements venant remplacer le matériel de combat existant, considérée déjà comme une composante de l’armée de l’Oncle Sam, jouera le rôle que Washington lui assignera et on la verra désormais sur tous les fronts de guerre fomentés par la logique de la guerre permanente que livrent les Étatsuniens dans le monde. «Le Canada d’abord» nous semble devenir de plus en plus «les États-Unis d’abord».

En effet, il n’y a pas d’autres façons de justifier de telles dépenses. L’argument de la défense de la souveraineté du pays dans le Grand Nord et dans l’Arctique invoqué par le Premier ministre ne tient pas la route. Nous l’avons déjà esquissé. Le contentieux si préoccupant pour le Canada concernant sa souveraineté dans les eaux de l’océan Arctique ne pourrait être réglé que par la négociation d’une convention internationale analogue à celle du Traité de l’Antarctique .

Au lieu d’investir dans des programmes de développement générateurs de paix dans le monde le Canada s’en va encore plus rapidement en guerre. Les conséquences politiques, économiques et sociales de cet engagement seront importantes en venant hypothéquer lourdement notre avenir à tous.


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Références

 


Jules Dufour, Ph.D., est Professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi, Président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean,  Membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Membre chevalier de l'Ordre national du Québec. Président du comité de coordination du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et membre de la Commission des Aires protégées de l'Union mondiale de la nature (UICN).

Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Publié dans Politique Monde

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