Réactions, réflexions & interrogations d'une petite fourmi curieuse
D.Missud WWW.68MAI08.ORG

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade."   J. Krishnamurti


Mercredi 14 mai 2008

Police : Grasse un jeune homme mort peu après son interpellation


Article du Monde transmis par Wouters (merci) avec ses commentaires ci-dessous :

"Liberté, Egalité, Fraternité : Que des mots pour endormir le peuple !?

Mais allons au plus profond des terriens que nous sommes :
Des pyromanes qui tournent bien en devenant pompiers,

Des sadiques qui tournent bien en devenant chirurgiens,

Des pédophiles qui tournent bien en devenant instituteurs,

Des racistes qui tournent bien en devenant policiers.....

Le malheur pour ce jeune homme c'est qu'il avait la peau basanée un nom imprononçable pour un policier et en plus dans le fief du FN, la région PACA...

Je reconnais juger sans avoir tous les éléments en main, mais perso je ne me suis jamais fait controler mon identité alors que si j'avais la peau noire, je serais controlé plusieurs fois dans la journée, si j'étais à Paris.
Et cette ambiance est dictée en cascade par la hiérarchie.

Sous Vichy, la milice était plus féroce que Pétain.

Qu'il doit faire bon vivre à Grasse."

 

J'ai ajouté l'article du Figaro, signalant que l'autopsie excluait que le jeune homme soit décédé de coups portés par les policiers, et deux vidéos, celle de la marche silencieuse et des témoignages concernant le décés d'Abdelhakim Ajimi, et celle d'un policier témoignant en 2007 (pour Le Monde) des pressions exercées par le gouvernement pour faire du chiffre et en expliquant les conséquences ...




Une marche silencieuse à Grasse en hommage à un jeune homme mort peu après son interpellation

LEMONDE.FR avec AFP - 11.05.08

Derrière une banderole proclamant "bavure policière, assassins", plusieurs centaines de manifestants – 500 selon la police, un millier selon les organisateurs –, ont défilé, dimanche 11 mai, dans le centre de Grasse (Alpes-Maritimes) en hommage à Abdelhakim Ajimi.

Ce jeune homme de 22 ans est mort vendredi peu après son interpellation par la police. Selon le journal Nice-Matin, qui a publié l'information samedi, une rixe a éclaté lorsque Abdelakim Ajiimi s'est vu opposer un refus dans une agence du Crédit agricole où il était allé retirer de l'argent. Interpellé ensuite par la police, il se serait violemment débattu, l'un des quatre policiers procédant à l'interpellation ayant une épaule démise. Le préfet des Alpes-Maritimes, Dominique Vian, a précisé samedi dans un communiqué que Abdelakim Ajimi a été victime d'un malaise et les services de secours ont été aussitôt avisés. "Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires" de police, a ajouté M. Vian.

 

UNE AUTOPSIE AURA LIEU MARDI

Plusieurs témoins ont cependant mis en cause la police dans le décès du jeune homme. "Il avait la face contre terre, trois policiers sur lui, j'ai entendu le jeune homme dire qu'il ne pouvait plus respirer, il était violet. Un des trois policiers lui a donné des coups de poing", a raconté, dimanche à Nice-Matin, Ludovic Gérard, maître chien à Cannes. Une jeune femme présente à la marche a elle aussi affirmé qu'Abdelhakim Ajimi avait été maintenu à terre lors de son interpellation par plusieurs policiers, dont l'un lui serrait fortement le cou. "Pendant les vingt minutes où j'étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête", a expliqué Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente. "Il ne se défendait pas, il était sur le sol, complètement à l'envers, comme s'il était déjà parti. Quand ils l'ont mis dans le coffre de la voiture, menotté, on aurait dit une guimauve", a-t-elle ajouté.

La police a démenti que le jeune homme ait été placé dans le coffre de la voiture de police. Des policiers de l'Inspection générale de la police nationale sont sur place et une autopsie aura lieu mardi.

 



VIDEOS




 

Grasse : l'autopsie n'explique pas le décès du jeune Tunisien

C. M. ( LE FIGARO.FR ) avec AFP - 13/05/2008

Le parquet a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les causes de la mort d'Abdelakim Ajimi, lors de son transfert au commissariat.

Les conclusions de l'autopsie menée mardi par trois médecins légistes «ne sont pas décisives» quant aux raisons de la mort d'Abdelakim Ajiimi durant son transfert au commissariat de Grasse. Ce jeune homme de 22 ans avait été interpellé après une rixe, qui avait éclaté quand il s'était vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole.

Les médecins «évoquent de possibles signes asphyxiques» ainsi qu'une «possible pathologie cardiaque» de la victime, non décelée jusqu'alors, a indiqué le procureur de la République de Grasse. L'autopsie exclut toutefois que le jeune homme soit décédé d'éventuels coups portés par les policiers lors de l'intervention.

Information judiciaire

«L'interpellation menée par les policiers était justifiée, les techniques d'interpellation était justifiées. Ces techniques, qui sont traumatisantes, ont-elles été maîtrisées ? Tout est question de mesure et de dosage. C'est une question à laquelle devra répondre l'instruction», a précisé le procureur.

La mort du jeune homme a provoqué une vive émotion à Grasse, où une marche silencieuse a été organisée ce week-end. Le père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police.

Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte mardi par la parquet de Grasse. Le parquet de Tunis, dont était originaire le jeune homme, a également ouvert une enquête.

par benedicte publié dans : Justice/droit ajouter un commentaire commentaires (1)   
Retour à la page d'accueil

Blog : Gastronomie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus