Appel aux Européens : Empêcher la guerre contre l’Iran

Publié le par benedicte

Appel aux Européens : Empêcher la guerre contre l’Iran

 

Lu sur l'un des blogs d’Eva R-sistons à l'intolérable

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Mercredi 30 avril 2008

 

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Je relaie ci-dessous l’appel pour empêcher la guerre contre l'Iran sur http://acdn.net/

Appel aux Européens : Empêcher la guerre contre l’Iran

Par Michel Rocard, Yehuda Atai et Jean-Marie Matagne

Sous le titre « Européens, empêchons la guerre contre l’Iran », le quotidien "Libération" consacre une page de son édition du vendredi 16 novembre 2007 ("Rebonds", page 36) à cet appel lancé par MICHEL ROCARD, ancien Premier ministre, député européen, YEHUDA ATAI, membre du Comité israélien pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive, secrétaire exécutif du Réseau pour une Méditerranée sans nucléaire, et JEAN-MARIE MATAGNE, docteur en philosophie, président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN).

 

Nous en sommes avertis de toute part : les Etats-Unis sont sur le pied de guerre, prêts à bombarder l’Iran. Il ne manquerait plus que l’ordre présidentiel. Début octobre 2007, des dizaines de personnalités américaines politiques, religieuses, militaires, intellectuelles ou artistiques, ont appelé les chefs d’état-major, officiers et soldats des Etats-Unis à refuser tout ordre d’attaquer l’Iran. Cet appel sans précédent souligne à quel point le risque est réel de voir la guerre éclater dans les jours, les semaines ou les mois à venir, et impératif le devoir de prévenir ce risque. C’est pourquoi nous soutenons cet appel lancé outre-Atlantique et souhaitons l’élargir à l’Europe.

L’invasion de l’Irak par la coalition que dirigent les Etats-Unis était contraire à la charte des Nations Unies, et s’est révélée catastrophique. Une agression contre l’Iran serait tout aussi illégale et encore plus catastrophique.

La Charte des Nations Unies, article II, § 4, énonce : « Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. » Comme l’observent les auteurs de l’appel déjà cité, l’Iran n’a pas attaqué les Etats-Unis, les Etats-Unis sont signataires de la Charte de l’ONU, toute attaque de l’Iran par les Etats-Unis serait donc illégale au regard de la loi internationale mais aussi d’après la Constitution des Etats-Unis qui reconnaît les traités comme loi suprême du pays - y compris bien sûr pour les militaires, qui ont prêté serment à la constitution.

Ces remarques valent tout autant pour les gouvernants, les militaires et les citoyens des Etats européens membres de l’ONU, qu’ils soient ou non alliés aux Etats-Unis dans le cadre de l’OTAN. Nous les appelons donc à refuser par avance toute coopération, toute aide politique, économique ou militaire et tout soutien logistique en cas de guerre.

La guerre qui se poursuit en Irak a fait des milliers de victimes parmi les militaires, des centaines de milliers dans la population. Elle représente une catastrophe écologique et sanitaire qu’on est encore loin de mesurer. Elle alimente les haines, le fanatisme et le terrorisme qu’elle était censée combattre. Une attaque contre l’Iran, quelles que soient ses cibles, ses méthodes et son ampleur initiale, aggraverait considérablement la situation en aboutissant à des résultats similaires, sans parler de ses effets désastreux sur l’économie mondiale. Ce serait encore pire si l’idée folle d’utiliser des armes nucléaires tactiques -qui existent- était mise en oeuvre pour empêcher l’Iran de construire, malgré ses dénégations, des armes nucléaires dont les récentes inspections de l’AIEA n’ont pas trouvé trace.

Le fier peuple iranien a supporté, sous la direction des mollahs, une guerre de huit ans contre son agresseur Saddam Hussein. Ce n’est pas en l’attaquant à nouveau qu’on l’éloignera de ces mêmes dirigeants. Ce n’est pas en faisant dans ses rangs des milliers ou des centaines de milliers de morts qu’on améliorera le respect de ses droits humains. Ce n’est pas en cherchant à vendre partout, sauf à l’Iran, de la technologie nucléaire, qu’on le convaincra de renoncer à cette technologie. Ce n’est pas en conservant et en modernisant leurs propres armes nucléaires comme le font les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne (outre la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan et Israël), qu’on pourra exiger de l’Iran qu’il y renonce. Et ce n’est pas en continuant à bafouer l’article VI du Traité de Non Prolifération que les Etats dotés d’armes nucléaires peuvent exiger quoi que ce soit des autres Etats signataires du TNP, Iran compris. Non prolifération et désarmement nucléaires vont de pair. Il est urgent de l’admettre.

C’est même seulement en s’engageant dans la voie du désarmement nucléaire négocié, tel que prévu par l’article VI du TNP, que la Communauté Internationale a quelque chance de voir l’Iran offrir toutes les garanties concrètes et vérifiables, s’il en existe, qu’il ne se procurera jamais d’arme nucléaire. Cette spirale vertueuse devrait tout à la fois dissuader d’autres Etats de la région de vouloir « proliférer », et conduire les Etats nucléaires de facto comme Israël, le Pakistan et l’Inde, à s’engager eux aussi dans la voie d’un monde libéré de toutes les armes nucléaires et des autres armes de destruction massive, au Moyen-Orient comme ailleurs.

Refuser la guerre aujourd’hui, ce n’est donc pas accepter le statu quo ni repousser la guerre à demain. C’est au contraire donner à la diplomatie le temps, la chance et l’impératif d’aboutir à une solution globale de paix et de sécurité pour tous les Etats et tous les peuples du Moyen-Orient, et au-delà, pour toute la planète. C’est éviter de nouvelles larmes de sang. C’est permettre à la raison de prévaloir, à nos enfants et nos petits-enfants de vivre dans un monde moins violent, plus juste et plus humain. Sans guerre, sans armes ni menaces nucléaires.

L’Europe peut y contribuer. Les Européens doivent se dresser contre la guerre qui approche.


  • Michel Rocard, ancien Premier ministre de la France, député européen, a participé à la « Commission Canberra » qui avait conclu à la nécessité d’un désarmement nucléaire intégral, et il a cosigné la Déclaration sur l’abolition des armes nucléaires rendue publique le 2 février 1998 par le général Lee Butler, ancien chef des forces nucléaires stratégiques des Etats-Unis.
  • Le Dr. Yehuda Atai, israélien, éditeur du "Monde de la Bible", est membre du Comité israélien pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive, et secrétaire exécutif du Réseau pour une Méditerranée sans nucléaire - “Mediterranean No Nuclear Neighborhood” (MN3).
  • Jean-Marie Matagne, docteur en philosophie, auteur d’une thèse sur « le pouvoir et la puissance » et « l’équilibre de la terreur », est président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, dont il a défendu les idées comme candidat à l’élection présidentielle de 2002.

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Sur son deuxième blog anti-fr2-cdsl-air-etc

A quoi servent les journalistes ? Sont-ils des gêneurs à éliminer ? Des faire-valoir ? Une profession sinistrée, inutile, dangereuse ? - Armes de désinformation massive..

Bonjour,
Deux faits divers coup sur coup, dont Reporters Sans Frontières, sponsorisé par la CIA, se moque éperdûment, parce qu'ils concernent ses petits amis américain et israélien : Fadel Chaana, journaliste de l'Agence de Presse Reuters, est assassiné par l'Armée d'occupation Israélienne; Le photographe de l'Associated Press Bilal Hussein est remis en liberté par l'armée américaine le 16 avril, après deux ans de détention sans inculpation, à Bagdad.  L'armée américaine l'avait accusé d'entretenir des liens avec l'insurrection irakienne, mais elle a déclaré lundi dans un communiqué qu'il n'était plus considéré comme une menace. Si vous préférez, on s'est arrangé pour l'empêcher de travailler, afin qu'il ne soit pas un témoin gênant des exactions... 
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Publié dans Politique France

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