Bio-carburants : danger pour l'environnement et crise alimentaire

Publié le par benedicte

PLANETE Environnement < sommaire>

Bio-carburants : danger pour l'environnement et crise  alimentaire


Les bio-carburants sont le prototype de la fausse solution écologiste, mais toutefois peuvent représenter une manne financières pour la cupidité des dirigeants des mutinationales, peu importe si cela aggrave la destruction environnementale et engendre des famines.

Nous devons changer nos modes de vie pour diminuer notre consommation d'énergie. Ils ne s'agit pas seulement d'arrêter de prendre la voiture pour un oui et pour un non, mais suppose de mettre en place un véritable service public de transports en commun, qui revienne moins cher à l'usager que prendre sa voiture et permette de se placer y compris en dehors des agglomérations. Je suis en zone rurale, et il n'y a pas de bus qui desserve la ville la plus proche ... et non ! Idem pour les petites gares que l'on finit par fermer, d'abord on diminue le nombre de trains qui s'arrêtent dans la gare, conséquence ça ne correspond plus aux besoins de a majorité des usagers, les horaires de travail par exemple, et après on ferme la gare en prétextant qu'il n'y a plus assez de passagers sur la ligne... Il faut arrêter de produire pour jeter, entre les matières premièrer et l'énergie utilisée pour produire, et ensuite pour le traitement des ordures et déchets, voir le recyclage ... Les agglomérations illuminées partout toute la nuit ... la lune et les étoiles c'est encore plus beau, c'est gratuit et ça ne consomme rien ...

Mais tout ceci et bien d'autres, suppose que nous changions notre vision de la vie et de la société. Tant que nous croirons à l'économie comme à une religion, avec son mythe de la sainte croissance entre autres, nous ne le ferons pas ... nous ne travaillons pas, nous ne produisons pas pour vivre mieux, mais pour alimenter la croyance en un mythe ... et le nombre de zéro sur les comptes bancaires d'Harpagons mégalomaniaques et déments, dont certains financent des savants fous, persuadés que ceux-ci leur permettrons d'atteindre l'immortalité ... mais si ! Je ferais un jour un article là-dessus ... Frankestein est un conte pour enfant de moins de 6 ans à côté ... SI !


Ci--dessous des sources d'information et des articles, concernant à la fois les problèmes environnementaux et les crises alimentaires déjà déclenchées par la spéculation sur certains produits.



 

SOS-planete 
( terresacree.org )

Base vivante d'informations

Le page  Alerte aux ‘bio’carburants donnant les références d’articles sur le sujet de sources diverses

 

Tandis que des millions d'humains dans le monde souffrent encore de malnutrition, transformer des plantes alimentaires en carburant pour nos voitures est criminel. C'est même un crime contre l'humanité!

De Frei Betto, en août 2007 : Nous allons nourrir des voitures et affamer des personnes. Il y a 800 millions de véhicules automobiles dans le monde. Le même nombre de personnes survit en état de dénutrition chronique. Ce qui est inquiétant c’est le fait qu’aucun des gouvernements enthousiasmés par les agrocombustibles ne remette en question le modèle de transport individuel, comme si les bénéfices de l’industrie automobile étaient intouchables. (...)

...L'Indonésie est en proie à la "fièvre de l'huile de palmier". Les perspectives que celle-ci offre en matière de biocarburant et autres dérivés ont conduit à transformer des pans entiers de forêt en plantations de palmiers, y rendant irréversible la déforestation.
(Francis Deron Le Monde du 04.09.07.)

S’agissant du maïs, une étude de l’université Cornell de New York affirme que la production d’un litre d’éthanol nécessite 1,3 litre de pétrole, soit un rendement négatif. Ce carburant réchaufferait donc davantage la planète que l’essence...



 

Mondialisation.ca

Biocarburants et crise alimentaire
par Salim Lamrani le 22 avril 2008

Les émeutes de la faim se sont multipliées à travers le monde suite à la flambée des prix des matières premières alimentaires et se sont révélées particulièrement meurtrières. Les populations du Tiers-monde, écrasées par un système économique irrationnel et insoutenable, ont exprimé leur colère sur tous les continents, que ce soit à Haïti où le Premier ministre a été démis de ses fonctions, aux Philippines ou en Egypte. Plus de 37 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine représentant un total de 89 millions de personnes sont directement affectés par la crise alimentaire1. Mais il ne s’agit malheureusement que du début.

Jacques Diouf, directeur général du Programme alimentaire mondiale des Nations unies, a mis en avant les facteurs qui ont conduit à cette hausse subite des prix, à savoir une baisse de la production due au changement climatique, des niveaux de stocks extrêmement bas, une consommation plus grande dans les économies émergentes telles que la Chine et l’Inde, le coût très élevé de l’énergie et du transport et surtout la demande accrue pour la production de biocarburants2.

Les Etats-Unis ont été les principaux promoteurs, avec le Brésil, de la politique des biocarburants pour faire face à la montée du prix du pétrole, négligeant les conséquences dramatiques et prévisibles d’une telle production. Ainsi, pour satisfaire ses besoins en énergie, Washington promeut une stratégie qui va conduire une grande partie de l’humanité au désastre. Il n’y a aucun doute là-dessus et les grandes institutions internationales sont unanimes à ce sujet, y compris le Fonds monétaire international (FMI)3.

La FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a souligné que l’augmentation mondiale de la production de biocarburants menaçait l’accès aux denrées alimentaires pour les populations pauvres du Tiers-monde. « A court terme, il est très probable que la rapide expansion des carburants verts, au niveau mondial, aura des effets importants sur l'agriculture d'Amérique latine », a affirmé la FAO4.

En effet, la production de biocarburants s’effectue aux dépens des cultures vivrières en puisant dans les réserves d’eau, et en détournant les terres et les capitaux, ce qui entraîne une augmentation des prix des denrées alimentaires et « mettra en péril l'accès aux vivres pour les éléments les plus défavorisés », conclut l’Organisation dans un rapport présenté au Brésil5. Les conséquences sociales désastreuses de cette politique sont aisément prévisibles alors que l’insécurité alimentaire frappe déjà 854 millions de personnes6.

Le Brésil, qui s’efforce de propager la production des biocarburants en Amérique latine et en Afrique, a nié le fait que cette politique était responsable de la hausse des prix des des denrées alimentaires à travers le monde. Le ministre des Finances Guido Mantega a fait part de son désaccord : « Cela met en péril la production alimentaire […] aux Etats-Unis, mais pas au Brésil, pas dans les pays d'Afrique, pas dans les pays d'Amérique latine, qui ont assez de terres pour produire les deux7 ».

Le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva a également récusé cette thèse. « Ne me dites pas, pour l'amour de Dieu, que la nourriture est chère à cause du biodiesel. La nourriture est chère parce que le monde n'était pas préparé à voir des millions de Chinois, d'Indiens, d'Africains, de Brésiliens et de Latino-américains manger », a-t-il affirmé. Lula a plaidé en faveur des biocarburants car le Brésil en est le deuxième producteur mondial derrière les Etats-Unis8.

Mais les cours des matières premières contredisent de manière cinglante les propos de Mantega et du président brésilien. La production de biocarburants se substitue aux cultures alimentaires et encourage fortement la hausse des prix. Ainsi, le prix du riz a augmenté de 75% entre février 2008 et avril 2008 alors que le prix du blé s’est envolé de 120% sur la même période9. Il en est de même pour les produits de base tels que le soja, le maïs, l’huile mais également le lait, la viande et autres10.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a réclamé des mesures d’urgence pour mettre fin à la crise alimentaire11. La Banque mondiale a appelé les gouvernements des pays membres à intervenir rapidement pour éviter la propagation du cataclysme alimentaire et a souligné que le doublement du prix des produits de base au cours des trois dernières années « pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d'individus vivant dans les pays pauvres ». Le prix du blé, par exemple, a augmenté de 181% en trois ans. Le FMI a mis en garde contre une hécatombe annoncée : « Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font maintenant, [...] les conséquences seront terribles. Comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre12 ».

Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, a qualifié la production massive de biocarburants de « crime contre l’humanité » et a averti que le monde se dirigeait « vers une très longue période d’émeutes ». Il a clairement désigné les coupables en fustigeant la politique désastreuse du FMI, le dumping agricole de l’Union européenne en Afrique, la spéculation boursière internationale sur les matières premières engendrée par les biocarburants, le gouvernement des Etats-Unis et l’Organisation mondiale du commerce13.

 

La mise en garde de Fidel Castro

Il y a plus d’un an, le 28 mars 2007 pour être précis, l’ancien président cubain Fidel Castro avait mis en garde le monde contre le danger représenté par les biocarburants. Dans une longue réflexion intitulée « Plus de 3 milliards d’êtres humains dans le monde condamnés à une mort de faim et de soif prématurée », il avait dénoncé « l’idée sinistre de convertir les aliments en combustible » élaborée par le président Bush comme ligne économique de la politique étrangère des Etats-Unis. Le locataire de la Maison-blanche a fait part de sa volonté de produire 132 milliards de litres de biocarburant d’ici 201714.

« Aujourd’hui, nous savons précisément qu’une tonne de maïs peut produire seulement 413 litres d’éthanol en moyenne […]. Le prix moyen du maïs dans les ports étasuniens s’élève à 167 dollars la tonne. Il faut donc 320 millions de tonnes de maïs pour produire [132 milliards de litres] d’éthanol. Selon les données de la FAO, la récolte de maïs aux Etats-Unis pour l’année 2005 s’est élevée à 280,2 millions de tonnes. Même si le Président parle de produire du combustible à partir de gazon ou de copeaux de bois, n’importe qui comprend qu’il s’agit de phrases absolument dénuées de réalisme15 ».

Pour Fidel Castro, si une telle recette était appliquée aux pays du Tiers-monde, le nombre de personnes qui seraient atteintes par la famine et le manque d’eau prendrait des proportions vertigineuses, sans parler des conséquences écologiques. « Il ne restera plus un seul arbre pour défendre l’humanité du changement climatique16 ».

L’ancien président cubain avait également fustigé l’intention de l’Europe d’utiliser non seulement le maïs mais également le blé, les graines de tournesol, de colza et d’autres aliments pour la production de biocarburants. Cela entraînerait – écrivait-il – un essor de la demande, une hausse colossale des prix de ces matières premières alimentaires et une crise humanitaire aux conséquences tragiques. Les prévisions de Fidel Castro se sont malheureusement avérées exactes17.

Le leader révolutionnaire cubain a proposé une solution simple pour effectuer des économies d’énergie :
« Tous les pays du monde, riches ou pauvres, sans aucune exception, pourraient économiser des millions de dollars en investissement et en combustible en changeant simplement toutes les ampoules incandescentes par des ampoules fluorescentes, chose que Cuba a faite dans toutes les demeures du pays. Cela représenterait un répit pour résister au changement climatique sans laisser mourir de faim les masses pauvres du monde18 »
.

 

Un moratoire immédiat sur les biocarburants est indispensable

Loin de tirer les leçons du drame social et humain qui traverse la planète, les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de multiplier par deux les énormes surfaces qu’ils consacrent déjà aux biocarburants. L’Europe a également affiché son intention de développer ces produits de substitution19. Les conséquences seront tragiques car le pire est à venir.

La souveraineté alimentaire est un droit inaliénable des peuples. Il n’en est point de plus important. La pauvreté et la famine ne sont pas des fatalités mais les conséquences directes d’un système économique inhumain et destructeur qui viole le droit à la vie des déshérités de la planète. Pour cette raison, il est impératif de lancer un moratoire immédiat sur les biocarburants sous peine de faire face un véritable génocide. Cette production est insoutenable d’un point de vue moral, politique et social. L’espèce humaine est en passe de s’autodétruire. Il est plus que jamais urgent de mettre un terme à cette course folle vers l’apocalypse.

PLANETE Environnement < sommaire>

Publié dans Planète-environnement

Commenter cet article

ciboulette 25/04/2008 15:32

Je trouve qu'Attali a eu une très bonne idée dans son rapport, concernant la multiplication des cartes de taxis. Et pour une fois, je trouve que les USA sont un modèle du genre. Partout où tu te trouves, tu n'as qu'à lever la main pour trouver un taxi. Il te prend à la volée et te déposer à quelques encablures. Ce serait génial si ça se faisait en France. Un excellent complément au bus, tram, et bien sûr deux roues. Cela ferait aussi de l'emploi. Mais bien sûr les taxis existants trouvent à redire, cela dérange leur petit confort. Tous les petits conforts doivent être maintenant déranger pour paradoxalement vivre mieux et plus sereinement.

benedicte 01/05/2008 00:58


Je ne sais pas pour les taxis, d'abord ça ne règle pas le problème de la circulation, et puis il ne semble pas que les taxis pour la plupart roulent sur l'or alors qu'on leur fait payer très cher
les licences pour s'installer ... donc il faudrait leur rembourser l'achat des licences si ce système se mettait en place. Je ne connais pas le prix des courses en taxi à New-york, mais en France
ce n'est pas à la portée de tout le monde d'en prendre un ... mais je suis d'accord sur le fait que les petits conforts doivent être dérangés mais à condition qu'il n'y ait pas d'exceptions et
qu'on commence par le haut bien sûr :)