Mosquito ou Beethoven : dérive vers une société anti-jeune et anti-sociale ...

Publié le par benedicte


Mosquito ou Beethoven : dérive vers une société anti-jeune et anti-sociale ...


Ci-dessous des articles concernant ce système anti-jeune basé sur des ultra-sons audibles seulement en principe par les moins de 25 ans, un répulsif jeune, comme il y en a pour les chiens !


Donc les articles ci-dessous de Montpellier Plus qui m'ont alerté, un article plus exhaustif d'un blog, très intéressant, d'autant plus concernant la manière dont les jeunes se sont mis à utiliser ces fréquences en les détournant en fonction de leurs intérêts contre les adultes !

Et une petition lancée par nos amis belges qui sont apparemment les seuls à être choqués et à se mobiliser, l'Angleterre et les Pays-bas en ayant déjà installés des milliers, la France refusant de l'interdire et l'Europe déclarant ne pas être compétente ( et après on nous parlera de la merveilleuse chartes des droits humains du traité de Lisbonne) ... que je mets en premier ici et lancée par Le Triangle Rouge.


Pétition à signer ci-dessous

Les jeunes ne sont ni des parasites ni des nuisibles pour notre société ! 





4 avril 2008


EUROPE Statu quo sur l’arme anti-ados
L’utilisation du Mosquito ne sera pas encadrée par la réglementation européenne. Bruxelles a refusé mercredi d’interdire cet émetteur d’ultrasons très controversé: selon son inventeur, le Gallois Howard
Stapleton, il s’agit d’une «arme sonore de dissuasion anti-adolescents» mise au point après que sa fille a été harcelée par un groupe de jeunes. Le boîtier émet des sons désagréables d’une fréquence comprise entre 17 000 et 18 000 hertz seulement audibles par les oreilles «fines» des personnes de moins de 25 ans. Fréquemment utilisé en Grande-Bretagne – 3500appareils seraient en service –, le Mosquito est également testé aux Pays-Bas et en Suisse. Mais c’est en Belgique que l’appareil a récemment fait grand bruit quand une banque l’a tout bonnement utilisé pour empêcher les rassemblements devant ses agences. Devant la multiplication des plaintes de parents, le gérant d’un établissement de Liège s’est engagé à le retirer. Et le ministre de la Jeunesse de la Communauté française de Belgique avait alors demandé aux autorités belges de saisir la Commission européenne. Celle-ci s’est déclarée incompétente, estimant qu’il revenait à chaque Etat membre de légiférer. En France, le système est vendu sous le nom de Beethoven. Le Parti socialiste a demandé l’interdiction de sa commercialisation alors que la ministre de la Santé et de la Jeunesse Roselyne Bachelot et le secrétaire d’Etat Bernard Laporte appellent «tous les syndics qui auraient recours à ces boîtiers à les retirer».


MONTPELLIER POLÉMIQUE
Beethoven, la machine qui rend les jeunes sourds
 « Nous avons bien sûr entendu parler de ce dispositif. Mais à ce jour, ACM ne compte pas l’installer dans ses cages d’escalier. Nous ne savons pas qu’elles sont les répercussions sur la santé. Cela ne correspond pas non plus à l’idée que nous nous faisons de notre mission ». Louis Pouget, président d’ACM, le bailleur social de la Ville est sans ambiguïté lorsqu’il évoque "Beethoven". Cette machine infernale est un émetteur ultra sons audibles uniquement par les jeunes, censé empêcher les attroupements d’adolescents dans les cages d’escaliers ou dans les cours d’immeubles. On passera sur le bon goût qui a donné à cet instrument de torture le nom de baptême du compositeur frappé de surdité. Ce produit, commercialisé en Grande-Bretagne et en Belgique sous le nom de "Mosquito" est distribué en France sous le nom de « Beethoven, un son qui adoucit les moeurs » (oui, oui c’est écrit). C’est la société IB France, implantée à Carry-le-Rouet dans les Bouches- du-Rhône qui le fabrique. Cette « machine à chasser le jeune », aurait cependant trouvé à Montpellier une "oreille" attentive auprès de certains syndics gérants des immeubles. Le dispositif comprenant un émetteur, son timer intégré et une alimentation, est peu onéreux. Il est proposé à un peu plus de 900 euros. Le "Beethoven" utilise l'ouïe plus fine des adolescents jusqu'à 25 ans. Les ondes émises peuvent leur donner des maux de tête parfois violents, alors qu'elles sont inaudibles pour les personnes plus âgées. Donc, toi le jeune, si dans une cage d’immeuble tu as mal à la tête, c’est que Beethoven veille au calme.

Jean-Jacques Sarciat (avec AFP)





Sur Squewel le blog d’Alan Lahérez Universitaire. Spécialiste de veilles technologique, économique, sociale et politique.
"On n'est pas obligé d'aimer son époque mais il est toujours dangereux de ne pas faire l'effort de la comprendre..."

 

Mosquito : Sus à l'ado !

dimanche 6 avril 2008
 

Julie Majerczak mercredi 2 avril 2008
Les ados chassés à l’ultrason 

Polémique en Belgique autour d’un répulsif anti-jeunes.

Comment faire fuir à coup sûr, en moins de dix minutes, une bande de jeunes quelque peu excités, sans sortir son fusil de chasse, ni même menacer d’appeler la police ? La solution s’appelle Mosquito. Une invention britannique qui suscite une belle polémique en Belgique. De quoi s’agit-il ? Mosquito est un émetteur de sons ultra-aigus. Physiquement, c’est un petit boîtier muni d’un haut-parleur. Mais il a surtout une particularité : le son qu’il diffuse est inaudible pour les plus de 25 ans, mais insoutenable pour les oreilles des adolescents. Difficile à croire ? Non, le phénomène est classique, répondent les spécialistes. «Un bébé entend des fréquences de 20 000 hertz. Dès 20 ans, ces sons aigus deviennent progressivement inaudibles. Au-delà de 8 000 hertz, on ne les entend plus à l’âge adulte», explique l’oto-rhino-laryngologiste (ORL) Phillipe Mahillon. D’où l’idée de la société britannique Compound security systems d’utiliser ce vieillissement auditif inéluctable pour imaginer un répulsif sonore antijeunes.

Croisade. L’argumentaire sur le site Internet de la société n’y va pas par quatre chemins : «Votre activité commerciale souffre du comportement antisocial de jeunes ? Vous êtes dérangé par des rassemblements de jeunes dans votre rue qui vous rendent la vie impossible ? Mosquito peut résoudre votre problème.» Le kit complet vaut environ 1 000 euros. L’efficacité semble redoutable à en croire les témoignages d’adolescents qui assurent vouloir partir en courant. Depuis sa création, il y a deux ans, 3 500 appareils ont été vendus en Grande-Bretagne. On en trouve également aux Pays-Bas et en Suisse où certaines municipalités en auraient placé dans des cités. En France, il est commercialisé depuis 2006 par la société IBP France sous la douce appellation de Beethoven (lire ci-dessous). «Un musicien qui est mort sourd», souligne avec ironie le ministre de la Jeunesse de la communauté française de Belgique, Marc Tarabella, qui a pris la tête de la croisade anti-Mosquito. Son objectif : faire interdire la commercialisation de cet appareil au niveau européen. Car, au fur et à mesure de son succès, le ton monte.

Maux de têtes. L’affaire a commencé à émouvoir la classe politique belge il y a quinze jours, avec la plainte déposée par un adolescent d’Aywaille, commune située près de Liège. Ce jeune garçon de 14 ans, qui attendait tous les jours le bus devant une banque ayant installé un émetteur Mosquito sur sa façade, était sujet à de violents maux de tête. Faut-il s’inquiéter des effets sur la santé de ce type d’appareil ? «Tout dépend de la durée d’exposition et de l’intensité de la fréquence», explique le docteur Philippe Mahillon. Pour l’instant, aucune étude scientifique n’a été menée.

Mais au-delà même de la question des effets nocifs sur la santé, c’est le procédé lui-même qui révolte le ministre belge. «Le principe du Mosquito me dérange en tant que démocrate», confie à Libération Marc Tarabella. «C’est un outil de ségrégation inadmissible. Les promoteurs prétendent lutter contre les incivilités des ados, mais ce n’est pas vrai, n’importe quel jeune qui passe à côté de l’un de ces appareils en est victime», souligne le ministre tout en rappelant que «98 % des jeunes ne sont pas des délinquants». Quant aux incivilités, il précise que des outils de prévention et de répression existent et qu’en tout cas, ce n’est pas à chacun de faire justice.

Une pétition intitulée «les Jeunes ne sont ni des parasites ni des nuisibles pour notre société» a été lancée par l’association les Territoires de la mémoire. Elle a déjà recueilli 7 000 signatures. Et si vous voulez entendre le fameux Mosquito, le site Internet de l’association (1) vous propose de tester votre résistance.

(1) www.trianglerouge.be


La France s’y met aussi
Implantée près de Marseille, la société IBP France distribue depuis un an le boîtier Beethoven, équivalent du Mosquito britannique. «Difficile pour l’instant de parler de succès en France, la commercialisation est trop récente», explique la société, qui refuse de communiquer le volume de ses ventes.

Côté profil des clients, on trouverait à part égale des bailleurs sociaux et des particuliers. Les premiers, des sociétés de HLM donc, seraient surtout localisés en région Paca ; les seconds, plus «atomisés», ont connu le boîtier via des reportages à la télévision et l’ont commandé sur le Web. «Nos clients sont confrontés à des regroupements de personnes qui dégradent leur habitat ou leur font peur, explique IBP France. Plutôt que d’appeler la police, qui n’est pas forcément disponible, ils choisissent cette solution passive.»

Le boîtier s’enclenche sur pression d’un bouton ou par branchement sur une minuterie. Coût : 905 euros hors taxes. A l’origine, IBP France est spécialiste des solutions de sécurité pour les banques.


Bruxelles refuse d'interdire le Mosquito
La Commission européenne a refusé d'interdire le Mosquito estimant qu'il incombait à chaque Etat membre de prendre une telle décision. Bruxelles a refusé de répondre aux demandes du ministre de la jeunesse belge, Marc Tarabella, qui voulait que l'objet soit intégré au système Rapex, qui permet d'informer rapidement les autres membres de l'Union européenne sur un produit jugé dangereux par un pays.

Source : Libération & Le Monde


Première publication du 13 juin 2006
Ultracon, l’émetteur de sifflements anti-ado, puis anti-adulte
Un constructeur britannique de matériel de sécurité avait mis au point l’an dernier un émetteur de sons à basse fréquence (ultrason ?), destiné aux commerces, censé gêner et éloigner les jeunes, supposés hostiles au négoce (!), mais sans perturber les commerçants, généralement âgés de plus de 35 ans, un âge où l’on perd progressivement la capacité d’entendre les sifflements aigus. Vous suivez ?

On avait déjà là un bel exemple de bêtise humaine, de racisme anti-jeune, de course aux armements dans la vie quotidienne et de grave pollution encore plus morale que matérielle. Mais ce n’est pas tout.

Ce qui devait arriver arriva. Un jeune scandinave a eu vite l’idée de pervertir le concept, en reproduisant la fréquence sonore sur son téléphone portable. « Idéal en classe où le mobile est banni et parfait pour échanger des textos en toute discrétion », selon Libération, qui oublie qu’il y avait déjà les vibreurs pour cela, et ne dit pas que cet émetteur ultracon aura surtout l’intérêt de pouvoir perturber gravement une séance de cours sans éveiller la perspicacité du professeur d’âge mûr, pour ne pas dire décrépi.

Voici comment créer un nouvel outil incapacitant et humiliant, une nouvelle discrimination biologique entre générations, un racisme d’âge.

La nouvelle sonnerie piratée s’est largement propagée par le web en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, jusqu’à provoquer un article du New York Time (et par ricochet cet article dans Libé), ceci tout en réarrosant l’arroseur arrosé : La société britannique du début de cet histoire, voyant le succès lui échapper, vient de commercialiser cette sonnerie sous son nom de « Mosquitone », au prix de 4 euros, et cette fois à destination des ados anti-adultes ! (et non plus des adultes anti-jeunes, comme prévu au départ). Moralité : Les marchands d’armes donc n’ont aucune moralité.

Source : Libération - Crédit photo : Ultrasons.net


Publié dans Société

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