Dans la presse Montpellièraine aujourd'hui ...

Publié le par benedicte


Dans la presse Montpellièraine aujourd'hui ...

 

Montpellier Plus  du 20 mars 2008

 

Montpellier plus du 20 mars 2008 Mairie et postes adjoints

Nous notons que :

"Pour les délégations, le Modem n’aurait pas de poste prestigieux. Marc Dufour devrait remplacer Gabrielle Deloncle aux marchés. Frédéric Tsitsonis, ancien chef de file de l’opposition Modem dans la précédente version du conseil municipal, devrait être chargé des bâtiments communaux."

Si l'information se confirme, je ne dirais pas que j'en serais ravie, mais  au vu de l'arrogance  et des prétentions que Marc Dufour a si largement affichées et épanchées dans la presse ... je ne serais pas mécontente que le PS lui rabatte un peu le caquet, même si par ailleurs je n'ai aucune sympathie pour les personnes qui le font, étant donné qu'elles ne valent pas mieux autant sur le plan humain que politique que lui.

Au moins, là il n'y a pas de victime innocente, mais ça ne va sûrement pas améliorer le détestable comportement de Dufour en tant que président auto-proclamé du MoDem !

 



 

Robert Navarro, responsable départemental du PS, a réaffirmé, hier, la volonté de son parti de nouer des alliances, chaque fois que cela sera possible, avec le MoDem et toutes les forces de gauche.
Une volonté qui relève de la nécessité, explique-t-il en faisant le bilan des municipales et des cantonales. Un bilan qu'il juge très satisfaisant (« On gagne 61 villes de plus de 15 000 habitants en France »), notamment en Languedoc-Roussillon, avec le gain de Lodève et Narbonne. Seul bémol, le niveau de la participation, qui traduit une « adhésion mesurée ».
Dans l'Hérault, le PS conquiert 8 communes et en perd 5. Marseillan bascule à droite mais, explique Robert Navarro, était revenu à la gauche, en 2001, avec 41 % des voix, sous l'effet d'une triangulaire.

« Nous progressons puisque nous faisons 44 %. » A Servian, la droite a gagné parce qu'elle était unie et la gauche divisée. Le contraire s'était produit en 2001, au bénéfice de la gauche. A Pignan, faute d'accord avec les Verts, la gauche, divisée, a perdu. Pour Gigean, « c'est une surprise, c'était le mandat de trop pour le maire sortant ». Enfin, à Saint-Georges-d'Orques, le match a, « comme d'habitude, été très serré ».
« Le conseil fédéral du PS s'est réuni lundi pour tirer les leçons du scrutin. Il confirme notre stratégie qui consiste à rassembler toute la gauche plus le MoDem. Ce n'est pas le MoDem à la place des Verts, comme certains le prétendent, mais toute la gauche plus le MoDem partout où c'est possible », dit Robert Navarro, selon lequel Sète aurait pu être conquise avec un accord PS-MoDem.
Concernant l'échec des négociations avec les Verts à Montpellier, le premier secrétaire fédéral du PS Hérault l'attribue en grande partie à l'intransigeance des Verts, qui n'ont pas voulu laisser le champ libre à Atlan. « On ne peut pas prendre d'un côté et refuser de donner de l'autre. C'est trop facile de dire que c'est la faute à Frêche, à Mandroux ou à Navarro, comme le fait Roumégas. C'est de bonne guerre électorale mais ça n'est pas la vérité. » Côté cantonales, les résultats sont « équilibrés » mais donnent de bons espoirs, dans l'avenir, pour les cantons de Béziers 1 et Béziers 2. « Ce sont des échecs porteurs d'espérance car nos candidats, tout en étant de nouvelles personnalités, ont fait de bons scores. » Autre annonce de Robert Navarro : le conseil fédéral a entériné la candidature d'André Vezinhet à la présidence du conseil général. « Il était seul candidat et a obtenu 80 % des voix des militants. Il n'y a aucun souci, c'est le candidat soutenu par la fédération. » Sur les frictions Frêche-Vezinhet, le responsable du PS répond : « Cette situation ne me rassure pas. Mais on fait avec ce que l'on a et pas avec ce que l'on voudrait avoir. » Enfin, concernant la succession de Georges Frêche à l'Agglo, que briguent Hélène Mandroux et Jean-Pierre Moure, il ne veut pas s'en mêler. « Il y a des élus, c'est à eux d'assumer leurs responsabilités. »


Commentaire de Joe, un lecteur le 20/03/2008
Concernant les verts, no comment. La stratégie de les remplacer par le Modem s'est avérée calamiteuse car le Modem version Dufour ne représente rien alors que les verts ont fait près de 20% sur Montpellier. Les gens adhèrent de plus en plus aux valeurs du développement durable portées par les verts. A Sète, c'est complètement faux de dire que la ville aurait pu être conquise avec un accord PS (15% de Lubrano) et Modem (moins de 10% de Sans). Le seul objectif de Frêche était de torpiller Liberti (anti fusion avec Montpellier) en fabriquant la liste PS fantoche de Lubrano pour faire passer l'UMP Commeinhes favorable à la communauté urbaine. Il est arrivé à ses fins, mais ce n'est pas pour ça que la communauté urbaine est bouclée, loin de là. Les gens et les élus ne sont pas naïfs à ce point. Si on se projette dans l'avenir et dans la mondialisation, la fusion entre Montpellier et Sète est totalement inutile et inefficace car ce n'est pas la bonne échelle. Il faudrait déjà commencer à réfléchir à une fusion de régions (PACA, Rhône Alpes et LR) pour atteindre la fameuse taille critique. Mais ce raisonnement, Frêche et Navarro n'en veulent pas, car ils savent très bien qu'ils ne feront jamais le poids face à Lyon, Marseille ou même Nice et c'est tout leur système de potentats locaux qui s'écroulerait.

 


 

mis en ligne le mercredi 19 mars 2008


Les abstentionnistes, avec 47 %, grignotent encore du terrain à Montpellier
Un Vert, ça va ! 18,6 bonjour les débats !
« Osez la blonde », plaisantent les affiches de la pub Pelforth. Les Montpelliérains pour qui « Hélène casque d’or » n’est pas de la petite bière électorale ont donc suivi le conseil. Mais, comme souvent dans les demis servis à la pression, la mousse fait un sacré faux col. Les 51,88 % des suffrages exprimés pour Hélène Mandroux ne représentent que 26,49 % des électeurs inscrits sur les listes électorales. Entre les deux tours, le parti des abstentionnistes a fait de nouveaux adhérents. 65 000 inscrits sur les listes électorales ont boudé les urnes. La droite UMP, plutôt accompagnée que menée par Jacques Domergue, s’enfonce dans les profondeurs sans même franchir les 30 %. C’est de la troisième liste, la verte et rouge, que vient la surprise. Roumégas, renforcé par une alliance avec l’extrême gauche, ouvre une brèche sur le flanc gauche du PS. « Je vais les massacrer pendant six ans », se régale d’avance Roumégas, pour qui cure d’opposition semble signifier cure de jouvence. La droite montpelliéraine a le moral dans les chaussettes. C’est plus honnête, mais moins efficace, sauf si on se fait prendre le pied dans le sac, que la méthode perpignanaise des bulletins de vote dans les chaussettes.

Jeanjean Machiavel
Cette fois-ci, ce ne sont pas les « lève-tôt » de gauche qui plombent la liste de Jacques Domergue, mais les « flemmards » de droite qui sont restés sous la couette plutôt que de voter UMP. 29 % et des broutilles : le parti du président Sarkozy fait encore moins bien que celui du président Chirac. Détail amusant : sur les neuf élus UMP sauvés du naufrage, trois se réclament de la gauche. Comme persiflait un sympathisant communiste dimanche soir : « Heureusement que les cinq élus MoDem de Marc Dufour rééquilibrent la balance pour la droite. » Pourtant, Christian Jeanjean, maire de Palavas et président de l’UMP de l’Hérault, avait donné le secret de la victoire à Sarkozy en personne. « Nous avons fait une grave erreur en n’avançant pas les élections municipales juste après la présidentielle. Ce n’est pas faute de l’avoir demandé il y a un an de cela. » Ceux qui sous-estiment Jeanjean ont tort. Sous la casquette de président du comité des fêtes, selon la méchante expression de Jean-Pierre Grand, se cache un petit Machiavel.

Dufour : « le progrès »
Georges Frêche à qui on peut tout reprocher, sauf d’être un imbécile, avait annoncé la couleur dès le lundi après la victoire de Sarkozy à la présidentielle. « Pour que le Parti socialiste gagne, il faut créer un parti démocrate avec le MoDem.  » Au niveau national, Ségolène Royal semble acquise à cette stratégie. La défaite de François Bayrou à Pau le poussera peut-être dans ce sens. Ici, il n’a pas fallu pousser longtemps à Marc Dufour pour qu’il tombe dans les bras de la gauche. « Les forces de progrès sont en marche », jubilait dimanche soir, avec son nouveau vocabulaire, un Dufour ravi de sa victoire sans combat et pas mécontent de la Bérézina Domergue. Cinq élus, des postes à l’exécutif à la ville et à l’Agglo, c’est un succès d’efficacité pour le MoDem. Pour le programme, on verra après.

Chasse aux communistes
Robert Navarro, l’apparatchik en chef du PS, ménage la chèvre et le chou, car le problème de l’alliance avec la droite centriste divise les socialistes. « Le MoDem est un plus, si on l’ajoute à toutes les forces traditionnelles de la gauche. » Le revers de cette « Navarronade  » serait : « Le MoDem est un moins, si on le retranche à l’union de la gauche. » Les communistes ne sont pas loin de penser ainsi. Malgré ses cinq élus, le PC montpelliérain reste muet de terreur devant le massacre à la tronçonneuse organisé en sous-main par Georges Frêche. De Sète à Villeneuve-les-Maguelone en passant par Aniane, Frêche et Navarro cassent du communistes. Combien de communistes ont voté dimanche pour la liste vert et rouge de Roumégas  ? Quelques-uns, c’est certain, mais beaucoup plus encore regrettent de ne pas l’avoir fait, car, à Montpellier, le message d’avertissement démocratique c’était à Georges Frêche qu’il fallait l’adresser et pas à sa goutte d’eau Sarko.

Machine à perdre PS
Passés dans l’opposition, les Verts font des cartons pour dégager leurs archives du bureau du quatrième étage à la mairie de Montpellier. Ils avaient vue panoramique sur la ville. Où va-t-on les caser ? Au conseil municipal, Roumégas avait sa place à la tribune et son micro attitré. Que va-t-on lui laisser ? Un strapontin à l’Agglomération va-t-il leur être octroyé ? Jean-Louis Roumégas et sa compagne Nicole Stam recevaient depuis sept ans une indemnité d’élus leur permettant de se consacrer entièrement à la politique. Aujourd’hui, ils cherchent du boulot : c’est le prix de la liberté. Pour Francis Viguié, élu d’extrême gauche qui rentre au conseil municipal, le problème ne se pose pas. Dès le lendemain de son élection, il a repris le chemin du centre de tri de la Poste. On attend avec gourmandise les prises de parole de Francis le syndicaliste au conseil municipal. Quant à Roumégas, remonté comme un coucou suisse, il est prêt à en découdre avec la Frêchie. « Le PS méprise 19 % de l’électorat de gauche. Nous avons créé une dynamique de résistance, une force alternative à l’hégémonie socialiste.  » Plus de 30 % pour les Verts réalisés dans certains bureaux de vote montpelliérains en sont la preuve. Commentaire d’un militant Vert : « Les socialistes ont actionné la machine à perdre. »

Alain Nenoff

Publié dans Hérault

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