En ces temps de retour à l'obscurantisme ... un peu de lumière en provenance du passé

Publié le par benedicte


En ces temps de retour à l'obscurantisme ...
un peu de lumière en provenance du passé


Ecrit suite à l'article sur le pouvoir d'achat  qui avait  fini par amener mes pensées vers la révolution française  et par conséquent le siècle des lumières.

Donc quelques extraits de textes et des images comme autant de petites bougies dont nous devons entretenir la flamme en nous-même pour ne pas de nouveau être ensevelis dans les ténèbres ...


Quelques citations


Flamme1.jpgSur l'esprit des lumières (étonnamment d'actualité !)
Les lumières se définissent comme la sortie de l'homme hors de l’état de minorité où il se maintient par sa propre faute. La minorité, c'est l’impuissance à se servir de sa raison sans être guide par autrui. Elle est due à notre propre faute quand elle résulte non pas d'un manque d'entendement, mais d'un manque de résolution et de courage pour s'en servir sans être dirige par autrui. Sapere audere (« Ose savoir )». Aie le courage de te servir de ta propre raison ! Tel est le mot d'ordre des Lumières. Or, pour répandre ces Lumières, il n'est rien requis d'autre que la liberté. (...) L’usage public de notre raison doit toujours être libre, et lui seul peut répandre les Loumières parmi les hommes.
Emmanuel Kant, «Qu'est-ce que les Lumières? » revue Berlinische Monatsschrift, décembre 1784.

L’égalité (à rapprocher de l'article sur les sociétés égalitaires)
«Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire: Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, tut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs, n'eut point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables: Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous Etes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne!»
Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l’inégalité, 1755.

L'Etat sel n Montesquieu (là le parallèle tout le monde le fera)
Il y a dans chaque Etat trois sortes de pouvoirs: la puissance législative, la puissance exécutrice (...) et la puissance de juger. (...) Pour qu'on ait la liberté politique, il faut que le gouvernement soit tel qu'un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen. Lorsque dans la même personne la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n'y a point de liberté, parce qu'on peut craindre que le même monarque fasse des lois tyranniques. Chez les Turcs, où les trois pouvoirs sont réunis sur la tête du sultan, il règne un affreux despotisme.
Montesquieu, L’Esprit des Lois. 1748.

L'importance des paysans (et le mépris pour le peuple n'a pas changé !)
«C'est la partie basse du peuple qui, par son travail, enrichit le roi et tout le royaume. C'est elle qui garde et nourrit les bestiaux, qui sème les blés et qui fait le vin, qui fait tout les gros ouvrages de la campagne et des villes.
Voici cette partie du peuple si utile et si méprisée, qui a tant souffert et qui souffre tant à l'heure où j'écris ceci.»
Vauban, la Dîme royale 1707 - considéré comme un précurseur des Lumières




Les cahiers de doléances en extraits et en images

Les cahiers de doléances, près de 60.000, ont été rédigés dans la France entière, par les français de tous ordres entre l'hiver et le début du printemps 1789 pour être présentés au roi lors des élections aux Etats généraux. L'unanimité est totale contre l'absolutisme : on réclame une constitution qui limiterait les pouvoirs du roi, établirait une représentation nationale, voterait l'impôt et ferait les lois. Le Tiers réclame la suppression de la dîme et l'abolition des droits féodaux.

Lettre 25 des „Cahiers de doléances" des Pauvres
Nous les pauvres et les mendiants du royaume de France - nous demandons – parce que nous sommes complètement séparés et isolés par notre misère- nous demandons de former un quatrième ordre - et alors d'être représentés dans les Etats Généraux.

Lettre 56 des „Cahiers de doléances"-par un pauvre sujet
Les nobles dépensent beaucoup d'argent pour les coiffures et les vêtements décorés - pour les pauvres qui sont malades - il n'y a pas d'hôpital - mais les chiens des nobles mangent beaucoup - plus que les pauvres. Grand Dieu aide-nous!

Lettre 170 des „Cahiers de doléances" - par un curé
Il faut éduquer les enfants - ils doivent apprendre - mais les écoles coûtent beaucoup. Les écoles doivent être gratuites. Tous les enfants doivent aller a l'école pas seulement les enfants des gens riches. Les pauvres ont aussi des talents.

Lettre 25 des „Cahiers de doléances" du Tiers Etat de la petite ville d'Alençon
Nous le Tiers Etat nous demandons surtout que l'on votera aux Etats Généraux – par Tête et non par ORDRE. Nous réclamons que les députes n'acceptent pas du tout de nouveaux impôts demandes par le roi. Les députes doivent refuser d'augmenter des impôts.

Lettre 51 des „Cahiers de doléances" - lettre anonyme
Un roi ne peut être roi - quand il n 'est pas un roi juste. Quand il est injuste - il est un tyran et les sujets opprimes ont le droit de l'anéantir. Les sujets peuvent détruire l'existence politique et physique du roi.

Le temps passé
Le temps présent

le réveil du tiers état



Les droits des femmes


Olympe_de_Gouges.jpg Olympe de Gouges
1748-1793 première féministe française, non contente de défendre la condition des femmes, elles s'est également insurgée contre l'esclavage des Noirs et a été guillotinée pendant la terreur en 1793 pour s'être rangée du côté des Girondins

Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne (1791) ( Extraits )
(modification de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen)
Préambule
Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en Assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacres de la femme, afin que cette déclaration constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes au pouvoir des femmes et ceux au pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant compares avec le but de toute institution politique, en soient plus respectes, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, bonnes moeurs, et au bonheur de tous En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage dans les souffrances maternelles reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'être suprême les droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.
I - La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
II - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l'homme: ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l'oppression.
IV - La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient a autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.
X - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même fondamentales; la femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la Tribune: pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre publie établi par la loi.
XIII - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, les contributions de la femme et de l'homme sont égales; elle a part à toutes les corvées, a toutes les tâches pénibles; elle doit donc avoir de même part a la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l'industrie.

 
(La plus grande des informations viennent d'un fichier PDF enregistré sur le net dont je ne retrouve plus la source et devait être un support de cours, mes excuses à son auteur )

 

Publié dans Démocratie

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