Santé : médicalisation de la ménopause, THS et cancer du sein et autres ...

Publié le par benedicte


Santé : médicalisation de la ménopause, THS et danger de cancer du sein et autres...


 Je viens d’entendre avec plaisir, si on peut dire au journal hier soir, que la diminution constatée des cancers du sein sur les 2 dernières années d’environ –8% inférieure alors qu’avec l’augmentation des mammographies pour les repérer ont aurait du au contraire en déceler plus que les années précédentes est attribuée à l’arrêt de la prescription des THS pour la ménopause.

squelette Effectivement, il y a eu dans les années 80 une grande campagne de médicalisation de cette période de la vie, sur fond de spectre de l’ostéoporose aux femmes qui ne prendrait pas des THS (traitement hormonal subsitutif).
 Or une vaste étude lancée en 2000 par des laboratoires américains avaient été brutalement interrompue et ses résultats tentés d’être dissimulé, parce que démontrant chez les femmes prenant des THS, une augmentation significative des cancers du sein, des risques cardio-vasculaire, de la maladie d’Alzheimer et je ne sais plus quoi d’autre je ne retrouve plus le document (si je les retrouve je le rajouterais) … étude qui avait été continuée par des anglais et avait confirmé des résultats catastrophiques.
Ce qui n’a pas empêché en France qu’une étude appelée Mission dont le seul objectif était de remettre la prescription des THS à l’ordre du jour, alors que la méfiance autant des femmes concernées que des généralistes avait fait chuté leur consommation de 65% !

Je rappelle que ce qui est appelé ménopause est une phase naturelle de changement physiologique et hormonal au même titre qu’est la période de l’adolescence, que j’espère que l’on ne va chercher à médicaliser pour cause de manque à gagner pour les labo pharmaceutiques !
La ménopause n’est donc pas une maladie … et quand on n’est pas malade, on n’a pas besoin de  se soigner !
Il faut apprendre à réfléchir par soi-même. Cette médicalisation de cette phase de la vie est très récente, on tente d’effrayer les femmes en prétendant que sans cette médicalisation elles courraient des risques de santé important. Je vous rappelle que l’espérance de vie des femmes n’a cessé d’augmenter depuis des décennies, qu’elle est même plus importante que celle des hommes … et ce sans concept médicalisé de ménopause devant être soigné.
Si à cette période la physiologie change c’est naturellement et ce changement ne se limite sûrement pas aux hormones … ce n’est donc pas un déséquilibre mais un nouvel équilibre qui se met en place. Il n’y a donc rien à rééquilibrer, et nous ne manquons pas d’hormone ou de quoi que ce soit à ce moment là. C'est le fonctionnement normal de notre organisme de changer avec le temps selon des cycles.

J’avais vu dans une émission sur ce sujet qu’au Japon, où ce concept de ménopause n’existait pas, les femmes interrogées ne comprenait pas ce qui posait problème chez nous, pourquoi un traitement devrait être prescrit et ne se souvenaient pas d'avoir eu des troubles particuliers à cette époque.

Le problème il est dans la tête, pas dans le corps, et surtout on vous l'a mis dans la tête, que privé de vos règles et de la possibilité d'enfanter vous ne seriez plus rien, vous ne seriez plus quoi ... plus un être humain ? Au hasard du net, je tombe sur ça : "Les arguments en faveur d'un traitement
Psychologie : La survenue d'une ménopause précoce constitue indéniablement un lourd handicap psychologique, la femme se sentant le plus souvent dévalorisée, en situation d'infériorité par rapport aux femmes du même âge ayant conservé leurs fonctions ovariennes.
Si, sauf rares exceptions, la fécondité n'est pas restaurée par le THS, celui-ci en rétablissant un cycle menstruel artificiel, estompera le sentiment d'injustice ressenti par la patiente." (source ServiceVie.com santé/beauté/féminin tous public).  Que ce soit l'argument psychologique qui soit mis en avant alors qu'il a été patiemment construit pour être mis dans la tête des femmes :... on peut se dire que le reste ne doit pas être si probant...
Il y a 30 ou 40 ans en avant aucune femme n'avait de problème psychologique avec ça. Mais si vous serine en permanene que c'est une période douloureuse et que dans les magazines, forums et sites dits féminins ou santé ou psycho des trucs commes ça : "Impact de l'étude WHI «L'étude a eu un impact dévastateur, affirme sans hésiter la docteure Michèle Moreau, omnipraticienne spécialisée en santé des femmes à l'Hôpital Notre-Dame. Je n'ai jamais vu autant de femmes souffrir de leur ménopause. Heureusement, plusieurs ont recommencé leur traitement d'hormonothérapie depuis.»."(source LesJTA.com les labos symposium pour praticiens le dernier de 11 au 17 janvier à la Guadeloupe). Bien sûr c'est toujours un médecin qui dit ça et il est sûr que vous aurez toutes les chances de somatiser un maximum si vous cumulez avec la peur de l'âge ... puisqu'on vous dit que vous serez malade et souffrirez, vous le serez, plutôt que d'affronter votre peur. Maintenant personnellement, peut-être le hasard, mais je n'ai jamais rencontré de femme se plaignant de leur ménopause, il y en avait même une bonne partie, pas mécontente de ne plus avoir leurs régles et de ne plus avoir besoin de moyen de contraception, alors ...

Donc si vous allez bien, ne prenez rien, ne vous laissez pas manipuler par la peur que l'on cherche à vous insuffler, si la peur de vieillier vous Danielle Darrieux en 2006 90 ans !hante, allez voir un psychologue, tâchez de bien le choisir toutefois, mais ne prenez pas de pilule qui ne la feront pas passer et vous font courir des risques que vous ignorez. Si vous avez tendance à somatiser, essayez de déterminer ce qui est provoqué par votre esprit de ce qui relève vraiment du corps, avant d'aller voir le médecin. Quans à celles qui le prennent par confort, croyez-vous vraiment que supprimer quelques bouffées de chaleur aléatoires dans les premier mois, valent le coup d'attrapper un cancer, de faire une crise cardiaque ou d'être précocement atteinte de la maladie d'Alzheimer ? Alzheimer n'est pas mentionné mais la poursuite de l'étude anglaise pousuivant celle abandonnée du WHI l'avait également mentionné.

(photo Danielle Darrieux 89 ans en 2006, dans le film "Nouvelle Chance")


Apprenez à écouter votre corps ... je suis ménopausée, enfin je crois, et il n'y a pas de quoi s'alarmer de quoi que ce soit ! ...
j'ai eu quelques bouffées de chaleur pendant quelques mois et à part avoir arrêté d'acheter des serviettes périodiques et des tampons, ma vie n'a pas changée.
Maintenant c'est un véritable marché pas seulement pour les industries pharmaceutiques mais également pour les médecins, tout le marché de la "santé naturelle" qui ne l'est pas toujours, pour les psys, pour les éditeurs : le nombre de livre "c'est quoi la ménopause", "bien vivre la ménopause", "la nouvelle ménopause" (là morte de rire), etc ....faites un recherche sous Google c'est éloquent !
Je n'ai rien lu, n'ai vu ni médecin, ni gynécologue, j'accepte le temps qui passe et franchement tout va bien
...

Humour anglais lu sur le site Pharmacorama : "...Et pourtant il paraissait si naturel de remplacer les hormones manquantes ! Une phrase d'une lettre d'un anglais au Lancet me vient à l'esprit, je la livre à votre réflexion : "Si les chauves font plus d'accidents (il s'agissait d'accidents cardiovasculaires) que les autres, il faut leur prescrire des perruques".



Donc les THS sont reconnus comme présentant un danger, mais ne croyez pas pour autant que ce que l'on va vous vendre à la place, toujours comme si la ménopause était une maladie, ne sont pas plus testés et plus innocents. Aussi après les articles concernant les THS, je vous mets 2 articles concernant les substances en passe de les remplacer, vous pourrez juger.
Et allez lire également l'article
S
anté publique vendue aux lobby  !  mis en ligne juste avant et contenant un documentaire d'investigation sur la campagne du THS ... éloquent.



Les articles

 

undefinedmardi 19 février 2008
Cancer du sein: baisse de 3,3% entre 2005 et 2006

Le phénomène s’expliquerait par la diminution du recours aux traitements hormonaux de la ménopause.
Le nombre de nouveaux cas de cancer du sein a baissé en 2005 et en 2006 en France. Ce phénomène s’expliquerait par la diminution du recours aux traitements hormonaux de la ménopause, selon une analyse publiée dans le Bulletin du Cancer de janvier.
Cette maladie touche près de 46.000 femmes chaque année en France et est responsable de 12.000 décès par an. Le nombre de cas était en augmentation depuis la fin des années 1970. Entre 2000 et 2004, la croissance annuelle moyenne du taux d’incidence a été de 2,1 %. Puis, ce taux a décliné: - 4,3 % entre 2004 et 2005, - 3,3 % entre 2005 et 2006, selon le document.
La diminution a été plus forte pour les femmes de 50 ans et plus: - 6 % et - 5,3 % respectivement aux mêmes périodes.
Entre 2000 et 2006, les traitements hormonaux de la ménopause (THM) ont diminué de 62 % et le nombre de dépistages mammographiques organisés a augmenté de 335 %.
Pour les auteurs, «la baisse de l’incidence des cancers du sein en période de déploiement du dépistage est paradoxale», car la progression d’un dépistage s’accompagne généralement d’une augmentation des tumeurs dépistées. Mais, «la diminution massive et simultanée des THM est la seule modification majeure de l’environnement pouvant expliquer cette évolution», notent-ils.
L’objectif des auteurs, médecins de l’Assurance maladie (Hubert Allemand, Brigitte Seradour, Alain Weill, Philippe Ricordeau) était de mesurer l’évolution du taux d’incidence du cancer du sein entre 2000 et 2006 et d’analyser les variations simultanées du dépistage mammographique, en pleine augmentation, et des traitements hormonaux de la ménopause (THM) en plein reflux.
 

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Article annoté par mes soins pour commentaires en-dessous
Baisse du nombre de cancers du sein en France

PARIS, 19 fév 2008 (AFP) — La baisse du nombre de nouveaux cas de cancers du sein observée en France en 2005-2006, après l'effrondrement du recours aux traitements hormonaux de la ménopause, pourrait encore diminuer grâce à la prévention et notamment à des changements de mode de vie.
Comme dans tous les pays à revenus élevés, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein (incidence) a considérablement augmenté ces trente dernières années, même si la mortalité reste relativement stable (autour de 10.000 décès/an en France) du fait des progrès des traitements et du dépistage par mammographie entre 50 et 74 ans, remarque l'Académie de Médecine qui vient de d'émettre des recommandations de prévention et un rapport sur le même thème. (1)
Les femmes se voient ainsi conseiller d'éviter l'excès de boisson (plus de deux verres de vin par jour), la sédentarité, l'obésité après la ménopause. (2)

Autre facteur favorisant le risque de ce cancer féminin : l'âge tardif des grossesses. "En France l'âge moyen pour le 1er enfant est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001 et n'a aucune tendance à baisser", notent les professeurs Henri Rochefort et Jacques Rouësse, auteurs de ces deux documents de l'académie.
"Les femmes doivent être informées du bénéfice d'une première grossesse avant 25 ans", soulignent-ils
Mais "comment faciliter l'effet protecteur des premières grossesses précoces", s'interrogent-ils. Il suggère d'encourager les femmes à avoir leurs enfants plus tôt "par une meilleure politique familiale (allocations familiales dès le premier enfant, crèches...) pour abaisser l'incidence des cancers du sein.(3)
"Il pourrait être socialement plus facile d'encourager les femmes à allaiter leur enfant au sein (si possible pendant au moins six mois)" ajoutent-ils en évoquant, outre les bénéfices de l'allaitement pour l'enfant, "la protection pour la femme, maintenant démontrée par l'épidémiologie".(4)

L'académie de médecine prend également position en faveur d'une prévention médicamenteuse (avec le tamoxifène et le raloxifène) pour les femmes ménopausées à très haut risque de faire un cancer du sein, par exemple en raison de mutations génétiques, et plaide pour un feu vert, à ce sujet, de l'agence du médicament (Afssaps).(5)
La baisse de l'incidence des cancers du sein en 2005 et en 2006, publiée dans le Bulletin du Cancer de janvier, qui s'expliquerait par "la diminution massive et simultanée" des traitements hormonaux de la ménopause (THM), est également observée dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

En France, ces traitements hormonaux (THM) ont, entre 2000 et 2006, diminué de 62 % alors que le nombre de dépistages mammographies organisés augmentait de 335 %, relèvent dans le Bulletin du Cancer, les auteurs.
Aux Etats-Unis, cette incidence a baissé de 12% en 2003, soit assez rapidement après la chute de 50% des prescriptions hormonales de la ménopause, note l'académie.
 

En 2002, une vaste étude américaine (Women's Health Initiative - WHI) avait montré que le THS entraînait une augmentation du risque de cancer du sein et ne protégeait pas du risque de crise cardiaque contrairement à ce qui se racontait dans les milieux médicaux.
Le THM expose également "à une augmentation du risque d'accident vasculaire cérébral (risque de paralysie, de décès...)" et à "une augmentation du risque de cancer de l'ovaire", a récemment rappelé l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Des millions de femmes dans le monde ont à la suite de telles alertes renoncé à ce genre de traitement souvent pris pendant de nombreuses années.


Commentaires personnels :
(1) Personnellement je refuse de faire les mammographies, quitte à passer pour irresponsable, j'estime que ça ne regarde que moi. Les radios ne sont pas des actes anondis, ça fait peu de temps qu'elles sont mises en place à grande échelle et à une féquence élevée tous les 2 ans sur le même organe qui est soumis à des rayons X ... or les rayons X sont cancérigènes, alors là-aussi je redoute que dans quelques années le nombre de cancers du sein augmentent grace à la prévention ... et ce sera difficile de le démontrer, si tout les femmes font des mammographies à partir de 40 ans !
(2) conseil applicables à tout le monde et qui relève de la simple hygiène de vie ... l'abus d'alcool, ne pas marcher et un véritable surpoids posent problème en général et sont sans rapport particulier avec la ménopause
(3) Propagande nataliste, ne vous laissez pas pièger : faire une enfant avant 25 ans pour limiter les risques de cancer du sein, je trouve ça indécent comme préconisation. J'espère que les femmens qui ont des enfants les ont eu pour d'autres raisons. N'ayez d'enfants que si vous êtes prêtes à les accueillier et à les aimer !
(4) Après avoir pendant des décennies fait de la propagande contre l'allaitement pour que les industries fabriquant le lait maternisé puisse faire du fric ... maintenant c'est uniquement là aussi pour le cancer du sein, qu'il faut allaiter ... alors qu'il est évident que c'est ce qu'il y a de mieux pour l'entant. Sans compter que c'est toujours prêt, à la bonne température, sans risque que ce soit mal stérilisé ... et en plus c'est un plaisir ! Bien sûr j'ai allaité, et j'avais même obtenu d'emmener ma fille au travail pour le faire au bureau ... si !
(5) Pour compenser le manque à gagner des THS ils ont déjà quelque chose d'autre à vous fourguer, quelques éléments concernant ces produits ci-dessous.



Les nouveaux produits cités les articles datent un peu, mais c'est les seuls que j'ai trouvé en cherchant rapidement ne connaissant pas les noms des médicaments sous lesquels ces substances sont commercialisées par les différents labos, mais rien ne vous empêche de faire une recherche plus approfondie et méfiez vous des magasines santé, féminin et forums du même type qui en fait relaient la publicité des labos sans se poser de question ... ce ne sont pas des sources d'informations fiables.


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article du octobre 2004  
Quelques commentaires , basés aussi sur les éditoriaux parus suite à l’étude STAR et à l’étude RUTH. Comme déjà mentionné dans les Folia de mars 2003 suite à l’étude IBIS-1 avec le tamoxifène, la prévention médicamen-teuse du cancer du sein semble une approche prometteuse, mais on ne sait Folia de mars 2003 toujours pas dans quelle mesure le risque individuel de cancer du sein doit être élevé pour que les avantages d’un traitement préventif contrebalancent les effets indésirables parfois graves du tamoxifène ou du raloxifène. Il est dès lors difficile d’encourager l’usage systématique de tamoxifène ou de raloxifène dans cette indication.

 

Effets indésirables du tamoxifène   (2001)
Un traitement pendant 5 ans par le tamoxifène est indiqué dans le cancer mammaire en présence de récepteurs hormonaux, soit comme traitement palliatif du cancer mammaire métastasé, soit comme traitement hormonal adjuvant chez des femmes atteintes d’un carcinome mammaire primitif invasif. Les avantages d’un tel traitement contrebalancent clairement les effets indésirables du tamoxifène. Les effets indésirables les plus graves du tamoxifène sont les complications thrombo-emboliques et les transformations malignes de l’endomètre. En raison de ces dernières, un contrôle gynécologique annuel et une évaluation approfondie en cas de saignements anormaux s’imposent.
Note perso : traduction risque problèmes cardio-vasculaires et de cancer de l'endomètre et il s'agit d'un traitement utilisé contre le cancer du sein... vous n'avez pas de cancerdu sein évitez !

 

Effets indésirables du Raloxifène (mai 2000)
Le raloxifène peut aggraver les bouffées de chaleur liées à la périménopause.
Le risque de thrombo-embolie veineuse est environ 2,5 fois plus élevé chez les femmes sous raloxifène que chez les femmes sous placebo. Cette augmentation du risque est du même ordre de grandeur que pour le traitement hormonal de substitution et correspond à un risque absolu d' environ 3 accidents thrombo-emboliques veineux par 10.000 femmes traitées pendant un an. [N.d.l.r.: l' incidence de la thrombo-embolie veineuse idiopathique chez des femmes qui ne suivent pas de traitement hormonal de substitution est d' environ 1 cas par 10.000 femmes par an; un risque deux à trois fois plus élevé entraîne 1 à 2 cas supplémentaires par 10.000 femmes par an [voir Folia de janvier 1998 ].
Environ 5,5% des femmes sous raloxifène présentent des crampes dans les mollets. Un cas d' hépatite associée à un rash et à une éosinophilie modérée, pouvant être dû au raloxifène, a été publié.

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