Midi-Libre du 15 février 2008 : Sondage : à Montpellier, Mandroux surclasse Domergue

Publié le par benedicte


Midi-Libre du 15 février 2008 : Sondage : à Montpellier, Mandroux surclasse Domergue

Logo_MidiLibre.jpgMUNICIPALES 2008
Édition du vendredi 15 février 2008

Midi-Libre 15 février 2008 sondages montpellier
Selon le sondage de l'Ifop pour Midi Libre et France Bleu Hérault, la liste de gauche plurielle conduite par Hélène Mandroux arrive largement en tête au premier tour des élections municipales à Montpellier avec 49 % des intentions de vote. Son rival de droite, le député UMP Jacques Domergue obtient, quant à lui, 28 % des voix. Les Verts emmenés par Jean-Louis Roumégas créent la surprise en décrochant à peine 7 % des suffrages, à un point seulement de la liste LCR / Cuals tirée par Francis Viguié. De son côté, le leader frontiste, Alain Jamet, sans faire campagne et sans confirmer la présence de sa liste, réalise le score de 7 %.

Directeur à l'Ifop, Jérôme Fourquet analyse les résultats du premier tour

Selon le sondage Midi Libre mené par votre institut, la liste PS / PC / MoDem obtiendrait 49 % au premier tour des municipales. Comment expliquez-vous un score si élevé ?

Effectivement, c'est assez impressionnant. Hélène Mandroux frôle la qualification dès le premier tour, ce qui est un vrai tour de force vu le nombre de listes dans une ville d'une telle importance.
Cela tient à plusieurs facteurs, notamment au bilan. Les Montpelliérains sont convaincus et satisfaits du bon travail de la majorité sortante. Il y a aussi une dynamique à gauche avec le rassemblement de plusieurs partis. On s'aperçoit enfin que l'électorat du MoDem a suivi la consigne. Près de 80 % des Montpelliérains qui ont voté Bayrou à la présidentielle ont décidé de soutenir Mandroux. En général, c'est plutôt du 50 / 50.
Jacques Domergue (UMP) en revanche baisse d'un point par rapport au sondage de décembre.
Contrairement à la gauche, il n'arrive pas à créer de dynamique sur son programme. Il fait aussi les frais de la situation de la droite au plan national, qui s'est nettement détériorée depuis trois mois.

Comment peut-il maintenant améliorer son score ?

Jacques Domergue ne rassemble pas totalement l'électorat traditionnel . Il doit donc d'abord convaincre dans sa propre famille politique. Un quart des électeurs qui ont voté Sarkozy il y a dix mois ont décidé, cette fois, de voter Mandroux. C'est énorme.

Les autres partis se tiennent dans un mouchoir de poche.
Ils ne sont pas du tout ridicules. Leur niveau est bien supérieur à ce que l'on trouve ailleurs en France. Le report des voix sera très intéressant à analyser. On peut se demander, par exemple, ce que fera la LCR au second tour.

Les Verts, eux, ne sont qu'à 7 % alors qu'ils veulent franchir la barre des 10 % pour être au second tour.
Jean-Louis Roumégas est connu sur la ville mais il est handicapé par le réflexe du vote utile à gauche. Au niveau national, les Verts sont victimes de deux phénomènes : le faible score de Voynet à la présidentielle ne leur donne aucun élan.
Ils sont également dépouillés de leur bilan par les mairies sortantes. Les idées écologiques sur le développement durable sont reprises à leur compte par les autres partis. On a le même phénomène à Paris, où Denis Baupin est bien en dessous du score de Roumégas. 7 % pour les Verts à Montpellier, ce n'est pas si mauvais.

A moins d'un mois du second tour, peut-il encore y avoir un revirement de tendance ?

Avec 26 points d'écart, c'est difficile d'y croire. D'ici les élections, il peut y avoir un événement national qui brouille la donne mais la gauche, à Montpellier, n'a pas grand-chose à craindre de l'issue de ce scrutin.

Selon vous, il n'y a donc plus de suspense ?

Si, un seul. Celui de savoir si Hélène Mandroux sera élue dès le premier tour. Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours mais on va visiblement vers un creusement des écarts. Maintenant, le principal problème pour elle est l'ampleur du score. Un bon sondage est toujours dur à gérer. Ça flatte l'ego, ça rassure mais c'est aussi une porte ouverte à toutes les fuites. Un tel écart peut inciter les électeurs à rééquilibrer leur vote.

Propos recueillis par J.-M. SERVANT

 
 

Publié dans MoDem34 Elections 2008

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Frédéric Tsitsonis 21/02/2008 10:21

Bonjour à tous,Pourquoi personne n'a relevé cette phrase dans l'interview ?"Près de 80 % des Montpelliérains qui ont voté Bayrou à la présidentielle ont décidé de soutenir Mandroux. En général, c'est plutôt du 50 / 50."Comme quoi les 82% d'électeurs du Modem qui ne veulent pas de Frêche, soit-disant, ne sont pas rancuniers !!! Un argument de plus de Fandos qui s'envole !!!A bientôt.Frédéric Tsitsonis

benedicte 23/02/2008 04:00

Les sondages et propos de sondeurs je ne commente pas généralement, qu'ils soient bon ou mauvais, parce qu'ils sont de moins en moins fiables et qu'on leur fait dire n'importe quoi. Ils ont démontré leur incapacité à anayser le vote Bayrou du 1er tour.Maintenant entre l'UMP et le PS c'est un peu comme le choix entre la peste et le choléra, mais c'est la peste qui est à la tête de l'état ... ce qui favorise le vote cholera ! Mais avec la trahison du PS et du MoDem/UDF (excepté Jean Lassalle qui garde mon respect) ça risque aussi de favoriser l'abstention et le vote blanc. Quand au MoDem, il est tellement visiblemen opportuniste, nationalement parlant, que même les listes vraiment MoDem risquent d'en patir électoralement !De mon point de vue, déjà, c'est trop tard pour faire une liste indépendante sur Montpellier. Vous n'avez pris le risque que l'on voit ce que vous représentiez réellement en faisant une liste autonome ... quand on se fait élire sans programme, sans faire campagne, mais uniquement par la magouille, on devrait éviter de pavoiser !Et si vous avez un programme, je vous renouvelle mon offre de le publier sur le site ... à bientôt !