Réactions, réflexions & interrogations d'une petite fourmi curieuse
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"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade."   J. Krishnamurti


Mardi 12 février 2008

Psychiatrisation du comportement : attention donner de la Ritaline, du Prozac ou des anti-dépresseurs à vos enfants les met en danger !
 

Je ferais sûrement un jour, plus tard, un article sur la psychiatrisation médicalisée de la société. J’alerte sur la ritaline et les anti-dépresseurs, parce que là aussi, comme pour les vaccinations, la cible visée sont les enfants.

Je précise que ma fille aurait été considérée comme hyperactive étant petite (elle a bientôt 23 ans) et que je suis une dépressive chronique depuis l’adolescence, et qu’heureusement pour elle, autant que pour moi, il ne serait venu à personne l’idée de nous mettre sous camisole chimique à cette époque. Ce n’est donc pas de l’extérieur que je regarde ce type de problème.

Bien sûr il peut y avoir des cas particuliers, où un traitement peut être nécessaire, mais la Ritaline et les anti-dépresseurs ne sont pas des traitements.
Ce qui pose problème également c'est une étiquette "maladie" posée arbitrairement sur tout et n'importe quoi liée une prescription automatique de pilules en tous genre ... et une approche uniquement individuelle et physique/physiologique tout ce qui relève du comportemental dont la plus grande partie est liée au vécu (donc indépendant du corps) et pas seulement personnel, mais lié au vécu socio-culturel (donc non propre à l'individu).


Un état dépressif est un symptôme et non une maladie en soi, et rarement lié à un problème physique ou physiologique. Mettre sous anti-dépresseur des adolescents est dangereux, ceux-ci augmentent considérablement les risques de suicide.

undefinedCe nouveau concept d’hyperactivité venu des USA qui serait une « maladie », il relève de la manipulation et du délire. La jeune vie est naturellement hyperactive, c’est le contraire qui n’est pas naturel : un chaton, un chiot, un cabri, un veau, un poulain, … pour ne prendre que des espèces que vous pouvez facilement croiser, sont hyperactifs, parce qu’ils sont vivants !
Il est certes une erreur dans notre espèce que les enfants ne soient pas programmables et surtout livrés avec un interrupteur, permettant de les désactiver et les ranger dans un coin, quand on a plus besoin ou plus envie de les avoir dans les pattes ! (à prendre avec humour)

J’étais profondément heureuse de voir ma fille débordante d’énergie, curieuse de tout, explorant ce monde en permanence lorsqu’elle était petite, au contraire si elle avait été apathique je me serais inquiétée. Je travaillais et avais obtenu de travailler à domicile pour la petite boîte informatique où j’étais analyste-programmeur … je le précise pour qu’on ne pense pas que je n’avais rien d’autre à faire que m’occuper de ma fille, j’avais aussi 8h de boulot par jour à faire, et séparée des premiers mois de son père, tout l’entretien de la maison, courses, cuisine (elle n’a jamais mangé de petits pots !), ménage, etc… Si un toubib ou psymachin, m’avait dit qu’elle était « malade » et devait être mise sous cachet, je l’aurais envoyé promené, considéré comme un grand malade et il ne nous aurait plus revue ma fille et moi. Ce qui est arrivé à ce généraliste qui voulait que j’arrête de l’allaiter à 2 mois pour la mettre aux biberons de soupe sous prétexte qu’il ne savait pas ce qu’elle mangeait, alors qu’elle n’avait aucun problème de santé !

Que nous en soyons arrivé au point de réussir à faire croire à la majorité des gens que notre corps, nos enfants, ... mais en fait tout ce qui nous est le plus proche, nous ne saurions le comprendre/connaître par nous-même, et ne pourrions savoir ce qu'il en est et prendre les bonnes décisions qu'en laissant des spécialistes diriger le moindre de nos actes quotidiens personnels, voire privés ...  et je dois avouer que je ne comprends pas que nous soyons si peu à en être interloqué !

 

Sur la Ritaline, l'essentiel de ce que vous avez besoin d'apprendre est compilée dans une série d'articles dans une rubrique du site PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ?  dont je mets l'indtroduction ci-dessous. Ensuite vous chercherez sur le net si vous souhaitez recouper les informations pour vérifier !

La Ritaline pour enfants hyperactifs ? 
A force de propagande bien ciblée, l’idée est aujourd’hui communément admise qu’un enfant très turbulent est un enfant malade. Au lieu de se réjouir de voir leur enfant plein de vitalité, les parents s’inquiètent au moindre signe d’agitation.
Ils vont alors consulter leur médecin qui, le plus souvent relégué par la toute-puissante industrie pharmaceutique au simple rôle de distributeur de médicaments, prescrira un produit appartenant à la classe des amphétamines. Ces molécules puissantes stimulent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des fonctions motrices. Ce serait parfait si l’administration de ces molécules, sous leur forme la plus prescrite, la Ritaline – par millions de doses aux Etats-Unis – n’était suivie d’effets secondaires dévastateurs … Lire la suite >>  

Au départ c’est un article concernant l'autorisation de prescrire le Prozac aux enfants et adolescents, ce qui n'était pas permis juequ'à présent en France, qui m’a fait réagir.

undefinedJe l’ai dit je suis une dépressive chronique depuis l’âge de 15 ans (j’en ai actuellement 48). Je ne prends aucun traitement, mais il y a une dizaine d’année sous la pression de mes proches, j’en ai pris pendant 2 à 3 ans, ils étaient persuadés que je ne voulais pas me soigner. J’ai du en totaliser successivement 6 différents, dont 2 m’ont rendu malade physiquement et sans aller mieux le moins du monde. Je ne prends plus rien, suis mon propre thérapeuthe, j’ai des hauts et des bas, mais je vais mieux que lorsque j’étais suivi par des psys qui ne comprenait rien à ce que je leur disais, et dont les pilules m’enfermaient dans un long jour gris sans fin, qui a failli me faire développer un cancer. Comme je l’avais dit à mon premier psy, j’ai suffisamment de problèmes intérieurs pour ne pas cumuler avec des problèmes physiques provoqués par la prise de cachet sans aucun effet sur mon état dépressif !

L’adolescence est une charnière autant sur le plan physiologique, que psychologique compte-tenu de la structure de notre société. Cette étape doit permettre psychologiquement à l’enfant de trouver sa place en tant qu’adulte et s’il la vit de plus en plus mal dans notre société, ce n’est pas sans raison. Le mettre sous camisole chimique ne lui permettra en aucun cas de la trouver, parce que le coupant de ce qu’il vit, et handicapant le fonctionnement de son mental (mémoire, réflexion) … c’est le mettre à l’état de poisson rouge tournant en rond dans un bocal.

Que le taux de suicide des adolescents soit anormalement plus élevé chez ceux qui sont sous anti-dépresseurs est normal (si on peut le dire ainsi), puisqu’on les a enfermé dans une absence d’issue à ce qu’ils vivent, alors que la dépression est justement liée à la perception d’une vie comme étant sans issue. Si la dépression peut aboutir au suicide, c’est que dans ce cas, la mort est considérée comme la seule échappatoire, qu’il n’y a pas d’autre issue pour sortir de la douleur, de l’angoisse ou de la non-vie dans laquelle voue êtes enfermé. Or sous camisole chimique, la sensation de non-vie est permanent, puisque vous ne ressentez rien, ni gaieté, ni douleur, mais seulement un mal-être indéfinissable et une absence d’intérêt pour quoi que ce soit. Ce qui rend plus compréhensible les conduites à risque ou masochistes, la souffrance infligée au corps ou les décharges d’adrénaline étant seules suffisamment intense pour être ressentie, l’agitation permanente peut être un refuge pour occulter le sentiment de vide en le masquant par une activité permanente , une sorte zapping permanent sans direction et sans objet que lui-même. Le fait même d’enfermer avec des substances chimiques une personne dans sa tête, le coupant de tout émotionnel, peut engendrer une surenchère dans le syndrome de fuite en utilisant des drogues illégales en sus ou en remplacement de celle légale remboursée par la sécu. Il y a de nombreux moyens de fuir les jeux vidéos sont un bon exemple, puisque relativement récents dans notre société et particulièrement consommé par les enfants et adolescents.

undefinedSi le suicide est la 2ème cause de mortalité chez les 15/24 ans, il est la 1ère cause de mortalité chez les 35/44 ans.
La seule direction à prendre, si l'objectif était réellement d'endiguer la croissance du suicide et des dépressions, c’est de remettre la Vie, le vivant, le relationnel au centre de fonctionnement de nos sociétés. La dépression et le suicide ne sont pas une maladie, leur croissance est le symptôme d’une société malade ayant transformé la vie en un tel cauchemar, que cette peur irrationnelle de sa mort, propre à notre espèce, est moins forte que la douleur engendrée par cette vie dépourvue de vie et que rien n’est plus effrayant que de devoir jour après jour retrouver ce cauchemar après la coupure du sommeil. Je vous assure que je sais de quoi je parle.
Mais ce n’est pas dans cette direction que nous nous dirigeons et donc ce phénomène ne peut que perdurer ou s’aggraver. Et il est de surcroît d'une grande perversité et cruauté, de vouloir faire porter le poids de la maladie de la société à ceux qui en souffrent déjà en les prétendant  responsable individuellement de leur état, voire en cherchant à les culpabiliser ... ajoutant les adolescents (et adultes) suicidaire et dépressifs,
à la longue liste des victimes croissantes de la pathologie de notre société que celle-ci transforme en coupables ou bouc-émissaires (immigrés, chômeurs, Rmistes, salariés pauvres, malades, ... ).

(Source des images illustrant dépression et suicide le blog de Bulle de larme , le bébé de la Ritaline sur le blog d'Ombre noire 52  accès aux articles en cliquant sur l'image)


Donc voilà l’article qui a attiré mon attention
sur le blog Pouvoir et Psychopathie, découvert depuis peu et dont les articles sont tous intéressant de mon point de vue  :

Le Prozac indiqué chez l'enfant et l'adolescent

undefined Le Prozac, un médicament antidépresseur jusque-là réservé à l'adulte, peut désormais être utilisé en France chez l'enfant et l'adolescent sous surveillance étroite, tant des prescripteurs que des parents, a annoncé mardi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

«Tous les antidépresseurs faisaient l'objet d'une mise en garde depuis la découverte de leurs dangers de suicide chez l'enfant notamment en début de traitement», a déclaré à l'Associated Press Nathalie Deleau, chef d'unité de pharmacovigilance à l'Afssaps.
Pour le Prozac (fluoxétine), selon un communiqué de l'Afssaps, «un risque de comportement suicidaire comme avec les autres antidépresseurs a été mis en évidence dans les études cliniques, particulièrement en début de traitement. Ce risque nécessite une surveillance étroite, par les prescripteurs et les parents des enfants et des adolescents traités». Il s'agit en particulier de «détecter toute apparition de comportement suicidaire».

Reste que les études «menées chez l'enfant et l'adolescent ont montré un bénéfice pour les patients» de cet antidépresseur, a noté Nathalie Deleau.

Désormais, le Prozac (fluoxétine) est indiqué dans le traitement des «épisodes dépressifs majeurs d'intensité modérée à sévère, en association à un traitement psychothérapique, chez les enfants âgés de huit ans ou plus, pour lesquels un traitement psychothérapique seul n'est pas suffisant». Cette extension d'indication concerne aussi l'ensemble des laboratoires commercialisant des génériques de fluoxétine.

L'Afssaps, au regard des «risques potentiels identifiés» par ailleurs avec cet antidépresseur «sur la croissance et la maturation sexuelle», émet plusieurs recommandations.
En premier lieu, la prescription de fluoxétine chez l'enfant pendant les périodes avant et autour de la puberté doit être effectuée par un psychiatre/pédopsychiatre, et être accompagnée «d'un suivi de la croissance et du développement pubertaire».
Après la puberté, la prescription, chez l'adolescent, peut être effectuée soit par un psychiatre/pédopsychiatre, soit par un généraliste. Le suivi est «similaire à celui recommandé pour l'adulte».

Les autres antidépresseurs de la même famille que le Prozac (ISRS, inhibiteurs sélectifs de la sérotonine) et apparentés n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l'Union européenne pour le traitement de la dépression chez les patients de moins de 18 ans.

Seuls la sertraline (Zoloft) et la fluvoxamine (Floxyfral), deux autres antidépresseurs ISRS, ont une indication chez l'enfant et l'adolescent dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). 


Associated Press - Paris


Note de P&P
: Les antidépresseurs constituent un excellent moyen d'empêcher les citoyens de penser. Les ravages du Prozac, molécule contenant du fluor, ne sont pourtant plus à démontrer, pour avoir un aperçu très complet du caractère destructeur de ce produit n'hésitez pas à visiter cette page du blog psychoptropre. Après l'empoisonnement des adultes c'est désormais au tour des enfants

 

Lire aussi :
Suicides d'adolescents : et si c'étaient les drogues psy ?
 

Une "forte corrélation" entre la prescription des psychotropes et le taux de suicide


Sur le très bon site déjà cité concernant la ritaline et regroupant beaucoup d’informations et de liens :
PSYCHIATRIE : AIDE OU TRAHISON ? "Il est urgent de réformer la psychiatrie et ses pratiques "médicales" frauduleuses et dégradantes qui violent les droits de l'Homme. Psychiatrie : la fin d'une imposture."
 
par benedicte publié dans : Santé ajouter un commentaire commentaires (1)   
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