Les vrais tenants de l'archaïsme ... retour vers le passé !

Publié le par benedicte


Les vrais tenants de l'archaïsme ... retour vers le passé !

undefinedLisez le texte ci-dessous. C'est le même discours, que l'on nous serine actuellement ... et réfléchissez à ce que cela signifie.

Si ce discours n'a cessé d'être démenti par les faits depuis 160 ans, pourquoi serait-il plus crédible aujourd'hui ?

Qui est pour l'archaïsme, le retour en arrière, d'un corporatisme absolu, refuse tout changement, toute réforme, dont l'avidité n'est jamais satisfaite,
et qui replié sur ses privilèges ne cesse de se plaindre ?


Vision patronale du travail
Texte trouvé sur le site d'Etienne Chouard à la rubrique En Vrac 

Nous sommes en 1848, à la suite d’une longue lutte, la journée de travail vient de passer de 16 heures à 14 heures dans certaines entreprises lyonnaises. Pour le patronat c’est la catastrophe, ainsi qu’ils le disent dans une lettre adressée au préfet :
« Nous attirons votre attention sur les graves conséquences qu’auraient à subir nos industries si la loi venait à être appliquée. Vous le savez la main d’oeuvre, ici, est exigeante et hors de prix. Avec seize heures nous tenions à peine. Quatorze heures précipiteraient les faillites (déjà le coût du travail insupportable). Nous attirons d’autre part, votre attention sur le fait que libérée plus tôt de sont labeur la main d’oeuvre n’y gagnerait pas en sommeil et en repos. Elle s’empresserait de rejoindre le café ou le débit de boisson et il y aurait fort à craindre pour les jeunes filles qui libres et désoeuvrées trop tôt le soir, risqueraient de se livrer à des actes que la morale réprouve.» (Toujours la même sollicitude patronale pour le sort des travailleurs)

En 1919 même rengaine avec la loi des huit heures définitivement adoptée. Voila ce qu’écrit un patron de l’électrochimie lyonnaise à propos de cette loi :
« On en veut, décidément à ceux qui font la richesse du pays. Les patrons ne cessent de d’être pénalisés alors qu’ils sont la principale force de notre essor économique. Il est sûr que notre industrie ne supportera pas ce nouveau coup...(encore l’insupportable coût du travail) Et que feront désormais nos ouvriers de tout ce temps vacant ? Débauche désoeuvrement fainéantise fréquentation plus assidue des femmes de mauvaise vie? (Toujours cette obsession du bien être de la moralité des travailleurs) Décidément la morale n’est plus du coté du gouvernement. Faudra-t-il bientôt que nous transportions nos usine dans les colonies là où la main d’oeuvre est plus travailleuse.» (et voila l’histoire des délocalisation qui pointe son nez)

En 1938 quand DALADIER
, par décrets- loi, supprime les quarante heures obtenues en 1936 l’argument retenu vaut la citation :
« Cette loi de paresse et de trahison nationale est la cause de tout les maux de notre économie. Elle a précipité la chute de la France. On ne peut avoir à la fois une classe ouvriére avec une semaine de deux dimanches et un patron qui s’étrangle à faire vivre le pays ».

Voici encore ce qu’Henri SCHEINDER déclare en 1896
au journaliste Jules HURET (dans HISTOIRE DE LA FRANCE de G. DUBY Ed LAROUSSE BORDAS 1997 :
« QUESTION : - Et la journée de huit heures?
REPONSE: - Je veux bien....Seulement les salaires baisseront ou le prix des produits augmentera, c’est tout comme. Au fond la journée de huit heures c’est encore un dada du boulangisme. Dans cinq ou six ans on n’y pensera plus on aura inventé autre chose. Pour moi la vérité, c’est qu’un ouvrier bien portant peut très bien faire ses dix heures par jour, et qu’on doit le laisser libre de travailler d’avantage si ça lui fait plaisir.»

Publié dans Démocratie

Commenter cet article

ciboulette 06/02/2008 09:30

Epatant, béné, vraiment épatant ! Merci pour cet article si révélateur. bravo, bravo

benedicte 10/02/2008 00:51

Merci :) mais je n'ai pas écrit grand chose là, merci à celui ou celle qui est allé rechercher les informations dans le passé ... bises Cib