Proposition de Charte du MoDem Herault aux municipales

Publié le par B.G.

 

PROPOSITION DE CHARTE DU MODEM HERAULT AUX MUNICIPALES
(charte d’action municipale et base d’alliance du MODEM Hérault avec d’autres formations ou personnes)


Ce texte est un projet soumis au débat et toutes suggestions ou critiques sont les bienvenues ; c’est un premier texte forcément condensé pour lancer le débat.


Cf. coordonnées du rédacteur, Georges Fandos
                       georges.fandos@wanadoo.fr

                 www.georgesfandos.hautetfort.com


Charte pour un urbanisme, plus humain et respectueux de l’environnement.

Notre région souffre d’une dynamique démographique non maîtrisée spacialement qui fait qu’un maximum de nouveaux arrivants vont s’installer en bordure littorale, autour des villes. 

Ce phénomène aboutit à : 

  • la concentration urbaine et des activités , et le "déménagement du territoire" : on concentre, le maximum d’activités sur la frange littorale et en particulier à Montpellier au détriment du reste de la région. 
  • l'étalement urbain : construction de quartiers pavillonnaires, qui consomment énormément d’espace et génèrent des besoins de transport automobile importants. 
  • la spécialisation de l'espace en zones d’activité , de loisir, de résidence qui contribue également aux besoins de déplacement. 
  • la ségrégation spatiale des populations entre des quartiers  résidentiels et populaires qui produit les quartiers ghettos
 


Les conséquences de cet urbanisme, c’est l’augmentation de la pollution de l’air et des pertes de temps avec la croissance des besoins de déplacement des particuliers en automobile, et des marchandises en camions, qui sont de plus en plus insupportables !


Les conséquences sur la santé des populations sont graves : maladies cardio-vasculaires et respiratoires…
Les pertes de temps s’accumulent, le stress aussi.
Les milieux naturels fragiles sont dégradés (étangs lagunaires, Etang de Thau ..) à cause d’une urbanisation non maîtrisée et un sous-équipement des stations d’épuration.

Ainsi à Montpellier, on refait les mêmes erreurs qu’à Paris, Lyon, Marseille… (on parle de faire une agglomération d’un million d’habitants !!), tandis que des villes moyennes comme Béziers, Bédarieux, Ganges périclitent. Or on sait que dans les villes, la multiplication des rocades n’a en rien résolu les embouteillages, la qualité de l’air y est déplorabe (comme tout au long de l’A9), la gestion des déchets et des eaux usées coûte les yeux de la tête, les transports publics y sont déficitaires, l’insécurité et la violence urbaine grandit…

Pourtant d’autres choix d’urbanisme sont possibles

Ils sont centrés sur les propositions suivantes :

  • Freiner la croissance urbaine effrénée des agglomérations à travers les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) et les Schémas de Cohérence  et d’Organisation Territoriale (SCOT).
  • Re-densifier l’habitat au lieu de l’étaler, et sauvegarder les espaces verts dans et au pourtour des agglomérations.
  • Lutter contre la spéculation immobilière par un système de péréquation des plus values foncières entre terrains constructibles et non constructibles (système de droits à construire transférables entre terrains non bâtis et à bâtir ).
  • Rapprocher lieu de domicile, de travail et de loisir avec des quartiers polyvalents au lieu de spécialiser l’espace et d’augmenter les déplacements. Favoriser la mixité sociale par le brassage des populations. Lutter contre le racisme et la xénophobie par l’intégration économique (créations d’emplois dans les quartiers défavorisés).
  • Réhabiliter l’habitat existant, ce qui créera des emplois pour les PME et artisans locaux.
  • Créer un réseau de villes moyennes en Languedoc au lieu de tout concentrer sur Montpellier : décentraliser l’Université, les services publics, les hôpitaux…
  • Développer les transports publics en périphérie –centre ville.
  • Mieux capter les déplacements automobiles des particuliers au profit de transport en commun. Pourquoi pas des tram-trains de banlieue (matériel polyvalent existant qui est un tramway en ville et dévient train de banlieue à l’extérieur du noyau urbain) pour desservir les villages situés aux proximités des villes ?
  • Traiter le s ordures ménagères de manière écologique : tri et collecte sélective des déchets, valorisation maximale de chacun des composants, faire plusieurs plus petits centres de traitement et de stockage au lieu d’un seul méga-site. Ne pas incinérer les déchets urbains  ce qui génère de graves pollutions de l’air et des eaux.
  • Gérer l’eau de manière économe avec la récupération des eaux pluviales pour les jardins et espaces verts, l’amélioration des réseaux…
  • Gérer rationnellement l’énergie avec l’isolation, l’habitat bioclimatique et haute qualité environnementale, développement du photovoltaïque et de chauffe-eau solaires…
  • Se protéger contre les inondations : interdire toute construction en zone inondable, protéger les secteurs exposés, aménager des déversoirs de crue, des bassins de rétention, un système de surveillance et d’avertissement…
  • Protéger des zones naturelles fragiles : protection des étangs, bordures des cours d’eau et rivières, nappes souterraines, zones d’intérêt naturel…
Toutes ces réformes supposent que l’on s’affranchisse des pressions de groupes qui souhaitent perpétrer l’évolution actuelle. Ces réformes passent donc par le renforcement des mécanismes démocratiques à l’échelle communale afin que la voix des populations puisse se faire entendre.
 
Nous proposons pour cela que les référendums d’initiative citoyenne regroupant par exemple 3 % de la population concernée par un projet puissent être organisés
 
Dans les villes, des budgets communaux consacrés à chaque quartier pourraient également faire l’objet des propositions d’équipement des habitants des quartiers.

Sur le plan culturel en plus des troupes et scènes de prestige, il faut favoriser l’expression des acteurs locaux.

Georges Fandos, le 14/10/07

Publié dans MoDem Herault

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